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« En ce temps-là, l’amour… » De Gilles Segal. Mise en scène, Interprétation Pierre-Yves Desmonceaux. (Avignon, 21-07-2017, 19h20) +

La preuve d’Amour, c’est de « chasser ses enfants »
Pour leur épargner d’être embarqués dans les camps.
Dans le train qui les mène à Auschwitz, père et fils
Tentent l’impossible en se fermant aux sévices
Que, dans « le wagon de la mort », certains subissent.

Interrogation aiguë sur la liberté,
Et jusqu’où l’on peut tenir en toute fierté.
Mais « nul autre ne croyait encore à la vie »,
Tassés dans les fourgons où à peine on survit.
« L’humour, la seule qualité qui manque à Dieu »
Engoncé, sanglé dans son halo mystérieux.

Texte et mise en scène faits de simplicité
Dans un dépouillement vrai, sans vulgarité.
Écriture sobre, pleine d’humanité.
Une leçon de vie en toute aménité.
Vivre tout en sachant, des bourreaux, l’impunité …
Vivre avec le bruit du train, la complicité
De milliers de gens issus de la même cité …
Le « Théâtre Au bout là-bas » porte bien son nom,
On ne peut que le citer, dès lors qu’il dit NON !

« L’homme à inventé Dieu pour consoler »
« Les petits enfants qui ont peur dans le noir ».
« Est-ce qu’en ce temps-là l’amour »
« Était de tuer son enfant? »
« Un matin sale se levait sur Auschwitz, »
« C’était l’aube du septième jour ».

Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge
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« Toute ma vie j’ai été une Femme ». Pièce de Leslie Kaplan. Mise en scène, Interprétation Sarah Bussy, sophie Kircher. Par la « Compagnie KiBu ». (Avignon, 21-07-2017, 18h00) +

Un spectacle loufoque sur le sens des mots ;
Au « Théâtre Au bout là-bas », s’ils nous font défaut,
On plonge dans les cartons pleins de scénarios
Pour entendre ces voix déballer leur boulot
Assemblé autour de bordéliques tableaux.
En route pour un nettoyage rigolo !

Béatrice Chaland /b.c.lerideaurouge
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« Nouveau(x) Genre(s) ». Voyage dans l’inconscient. Texte, Jeu Caroline de Diesbach. Avec aussi Isabelle Gomez. Par la « Compagnie TECEM ». (Avignon, 21-07-2017, 16h15) +

Enveloppée de mots qui tournoient dans les voiles
Blancs, c’est petit à petit qu’elle se dévoile
Dans la psychanalyse qui met l’âme à poil,
Couchant les idées au plus profond de la toile.

« Faire confiance »
« En l’inconscient ».
En l’inconscience
On se répand.
« Théâtre Au bout là-Bas »,
Bref, « ça commence là ».

« De cette énigme liée à notre existence »,
Celle du langage nécessite conscience
De soi, de s’interroger avec vigilance
Sur ce que l’on est, sur ce que l’on voudrait être
Pour enfin aboutir au-delà du paraître.

Béatrice Chaland /b.c.lerideaurouge
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« A la maison ». De Alain Lahaye. Mise en scène Cedrick Lanoë. Avec Denise Aron-Schröpfer. Par la « Compagnie des Ondes ». (Avignon, 20-07-2017, 11h50) +

« Thème de la vieillesse et de la dépendance » ;
« Être heureux quand on est seul et que l’âge avance… ? »
On entre dans le vif du sujet par la chute,
Celle qui conduit à la maison de retraite.
Lucienne alors s’y construit une tour d’ivoire,
Bien à l’écart du bruit, dans un petit boudoir.
Elle raconte tout, en allant droit au but,
Entre lecture et accordéon, d’une traite.

Toute sa vie défile aux « Ateliers d’Amphoux »,
Sans qu’elle perde le fil des souvenirs doux.
Elle parle des larcins, des mesquineries
Et de tout et de rien avec espièglerie.
Elle chante en chœur « malgré sa sauvagerie »
Et confie ses instants de bonheur-désespoir
A l’auditoire ainsi qu’à son petit miroir,
En compagnie de vingt verres de vin à boire.

Et c’est la poésie
Qui la maintient en vie …
« Rester debout et digne en toute circonstance »,
Dans la « brutalité » ou dans « l’indifférence ».

Béatrice Chaland /b.c.lerideaurouge
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« KosmAnarchie ». Prévert et Kosma. Théâtre musical. Conception, Mise en scène, Interprétation Par la « Compagnie Parole et Musique ». (Avignon, 11-07-2017, 10h45) +++

« Ceux qui mettent un loup lorsqu’ils mangent du mouton »,
Se voilant la face quand ils font les gloutons
Afin de ne pas voir la souffrance du monde,
Devraient plonger dans le baquet de bonnes ondes
De « KosmAnarchie » qui les diffuse à la ronde.

Tricotage des poèmes … un vers à l’endroit,
Une ligne à l’envers, pour revenir tout droit
Au cœur du sujet, au « Théâtre Notre-Dame »
Où la Sainte-Trinité ranime la flamme.
Ce révolté trio met Prévert en valeur
En lui versant un peu d’opéra sur le cœur.

« Un éclat de rire, dans l’œil », que l’on reçoit
Par l’humoristique mise en scène de choix
Qui nous présente leur vision de la baleine ;
Ce qui nous retient joyeusement en haleine,
Avant que de sombrer dans les récits de peine
Qui fustigent tous types d’agression, de haine.

Lessive bien faite et linge raccommodé
Avec un bon fil conducteur, accommodé
En comédie sympathique, sauce musicale,
Sur piano à queue,
En milieu aqueux,
Servi sur astucieux décors mode originale.

Montage réussi
Pour les gros temps de pluie
Cachés sous parapluie.
Mettez-vous à l’abri
Au coin de poésie
De leur « KosmAnarchie ».

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« Parasites. Poème musical et circassien ». Conception, Interprétation Moïse Bernier, Thomas Garnier, Nicolas Lopez. Par la compagnie « Galapiat Cirque ». L’Occitanie fait son cirque à l’île Piot. (Avignon, 10-07-2017, 19h00) ++++

« Partis de rien, ça a commencé comme ça » …
Dans l’atmosphère inquiétante d’un branle-bas ;
La tête dans le béton et « le brouhaha »
Des pleurs de la terre qu’on ne respecte pas.

La tête enserrée dans la peur et dans le froid,
Parviennent des images glaçantes d’effroi.
Fantastique spectacle donnant le vertige,
Dans une apocalypse qui soudain nous fige.

Dès les premières minutes on est bien en prise
Directe avec eux, aussitôt sous leur emprise ;
Tombée en poussière et en amour, sous le charme
De leur spectacle qui, les plus obtus, désarme.

Prouesses musicales autant que circassiennes
Qui s’équilibrent dans l’étrange mise en scène.
Frissons plein le cœur face à l’interprétation
Qui nous plonge dans une incroyable émotion.

C’est comme si, parmi nous, revenait Beckett
Livrant ses angoisses et s’attaquant à sa quête.
Ils évoluent dans un univers insondable
Et, comme des zombies, de tout, ils sont capables.

Aussi habiles que des singes pris au piège,
L’expérience interstellaire vient, les assiège,
Dans un monde en destruction où seul le violon
Adoucit ou exacerbe les vraies passions.
Guitare, flûte et batterie, sonnent l’envol
De l’ange ou du démon d’Icare qui décolle.

Béatrice Chaland /b.c.lerideaurouge
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« Argent, pudeurs et décadences ». Comédie financière. Écriture et Jeu Audrey Mallada, Aurélia Tastet. Par la « Compagnie AIAA ». (Avignon, 09-07-2017, 21h00) ++

Deux copies conformes,
Des femmes qu’on forme
A boursicoter
De tous les côtés.

Quand l’une d’elles se découvre une conscience,
Elle est toute bouleversée par l’indécence,
Des procédés dévastateurs de la finance ;
Scènes drôles, d’une décapante violence.

Elles « font monter les prix, car c’est leur métier »
De vendre du vent et des produits avariés.
Elles en font une comédie bien déliée
Dans de l’argent liquide bien solidifié.
Au « Théâtre des Carmes » elles sont folles à lier.
Une satire qui coupe en deux le papier
Brûlant les argumentaires qu’il faut défier.

Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge
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