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« Festival a-oût, cinquième édition ». Du 5 au 12 août 2017. Conférence de presse. (Avignon, 03-08-2017, 10h30)

Le « Festival Théâtre Amateur », nouveau cru,
Accueille une cinquième salle. Qui l’eut cru !
Le tarif imposé s’est aussi libéré
Pour laisser la place à la générosité ;
C’est donc la participation libre au chapeau,
Remerciant les acteurs en sortie de plateau.

Que ce soit au « Théâtre des Vents », au « Rempart »,
A « Saint-Michel », au « Chapeau Rouge » et, d’autre part,
A l »Atelier Florentin », on vient prendre part
Aux dix spectacles proposés avec grand art.

Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge
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Copyright BCLERIDEAUROUGE – tous droits réservés

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« Ma Comédie Française ». Un naïf dans la Maison de Molière. De et avec Jean-Marie Galey. Mise en scène Teresa Ovidio. Par la compagnie « Châteaux en Espagne ». (Avignon, 29-07-2017, 11h00) ++

Au « Petit Louvre, Salle Van Gogh », la rumeur
Sourd, se développe à la façon des tumeurs.
Tel un mousquetaire il s’y débat, mais qui meurt ?
Dans ce « vaisseau » de près de mille âmes, tu meurs …
(« Atteint par le syndrome du libre-penseur ? »)
Ou tu triomphes et tu écrases de bon cœur.

Neuf vénérables et disparates sièges trônent
Sur tout le plateau, comme d’antiques icônes,
Où l’ombre de Molière plane en mise scène
Qui nous fait deviner chaque fantôme en peine.
La plume savoureuse nous tient en haleine,
Bien guidée par une scénographie de reine.

Une performance d’acteur aux mille voix
Qu’il interprète avec finesse et dans la joie.
Un texte tramé d’humoristiques remarques,
« La Maison est un nid d’intrigues » et ça le marque.
Il dégaine naïveté et bonne foi
Et nous fait pénétrer son monde en désarroi.

Les regrettés du « Français » hantent Cour – Jardin,
Avec leurs passions, leurs rancunes ou leur dédain.
« La rumeur s’enfle d’importance » et elle gagne
En se hissant au sommet d’un mât de Cocagne,
Avec des « mots poisseux qui puent la chasse à l’homme ».
La « tête de Turc » finalement se dégomme,
Face au portrait de Sarah Bernhardt qui l’assomme
De prestigieux souvenirs qui se content en sommes.

C’est relaté à la façon d’une épopée
Aux intonations et paroles en coups d’épée.
Citons : « Cet homme, c’est un comédien intègre »
« Qui n’a jamais rien demandé, qui a rêvé »
« De cette Comédie Française … qui n’existe pas. »
Peintre aux fabuleuses couleurs, esprit allègre
Aux toiles inspirées du minéral gravé,
Ses fins tableaux font partie de ceux que l’on n’oublie pas.

« L’administrateur engage »,
Mais « le comité dégage ».
La « légèreté blâmable »
Devient vite condamnable.
C’est dans un prochain ouvrage
Que la suite mémorable,
Sans doute aussi admirable
Que le début fut aimable,
Sera proposée en fable.

Béatrice Chaland /b.c.lerideaurouge
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« TRIWAP ». Auteurs, Compositeurs, Interprètes. Mise en scène Jean-Michel Fournereau. De et avec Emmanuel Lanièce, Pierre Leblanc-Messager, Martin Pauvert. (Avignon, 23-07-2017, 22h35) +++

« TRIWAP »
Décap
Le rap
Tous caps

Un spectacle universel
Qui ne manque pas de sel !
Trublions de la chanson
Et ré-enchanteurs de sons,
Ils en sont les clowns champions
Mais valent plus que des pions.
Superbe récréation
En toute fascination.

Tous trois cultivent le chant
Quand ils ratissent plein champ
Les mélodies de contrées
De toutes parts rencontrées.

Larges sillons tous domaines,
Ils nous allument sans peine
Les loupiotes du plaisir,
Ne créant qu’un seul désir,
C’est celui de revenir.
A « La Luna », ils décoiffent
Le bout de la nuit sans soif.

Humour au bout du trombone ;
Piano, guitares, chantonnent ;
Contrebasse en fait des tonnes.
Petite flûte résonne …
Ce joyeux ensemble entonne
Leur musique qui étonne.
Un spectacle qui cartonne !

Béatrice Chaland /b.c.lerideaurouge
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« C’est un beau roman … » Comédie de Lilian Lloyd. Mise en scène David Friszman. Par la compagnie « Les Productions de l’Autre côté ». Avec Anne Broussard, Alex Metzinger. (Avignon, 23-07-2017, 12h00) +

« C’est un beau roman … »
Bien attendrissant
Qui a la peau dure
Et quelques morsures
Après une usure
D’il y a longtemps.

A « La Tache d’encre »,
Un mystère s’ancre
Au long de la route
Qui livre ses doutes.

Alors tout défile,
Les chas qu’on enfile
En tirant le fil
Comme un jour sans faim
Où se trouve enfin
La possible fin.

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« Sous la neige ». Par la « Compagnie Les Bestioles ». Conception, Mise en scène, Jeu Martine Waniowski. Avec aussi Reda Brissel. Création musicale et sonore, Interprétation Gilles Sornette. (Avignon, 23-07-2017, 09h30) +

Il neige des feuilles d’un blanc immaculé
Sur le tapis mousseux qu’elle et lui vont fouler.
Amas qui crisse doucement, prêt à voler.
Un immense travail qui ne va pas de soi
Et baigne dans la réalisation de soie.

Papier à chiffonner
Feuillet à défroisser
Pelure à déjouer
La pesanteur givrée
Tout en légèreté.

Dansante est la page qui loin s’envole,
Tourbillonnante est celle qui décolle.
A la « Caserne des Pompiers » s’accolent
De grands morceaux qui serpentent sans colle,
Se déploient en immense piste translucide,
En mer de nuages ou montgolfière intrépide.

Pour les tout petits, c’est un regard musical
Et sans paroles, tout-à-fait original,
Mais qui insuffle de la fraîcheur cadencée
A quelques formes de lampions bien balancés.
Simplicité à laquelle il fallait penser.

Dans un bouquet final
Qui trouve son chenal …
Montagne de plaisirs
Qui fait rêver, grandir.
Un combat de titans
Pour devenir géants.
Mariage réussi
Entre pics sans soucis.

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« Le Dîner ». D’après « Cendrillon » d’Eric Reinhardt. Mise en scène Patrice Thibaud, Jean-Michel Guérin. Avec Gisèle Torterolo, Fabien Joubert. Par « O’Brother Company ». (Avignon, 22-07-2017, 20h15) +

Somptueux « dîner » à base de chips dorées
Pour notre imagination qui va carburer.
Dans un duo de répliques empoisonnées,
Leurs vertes et vives effluves nous montent au nez,
Brûlant nos papilles « Caserne des Pompiers »
Où tout va basculer, peu à peu perdre pied.

L’invitation lancée à son nouveau patron
Avec un dessert en forme de promotion
Devient une épreuve pleine d’écœurement
Où se révèlent à fond les tempéraments.
Leur calvaire, pour nous, est un amusement
En véritable leçon de comportement.

Jour après jour, ils pensent au menu qu’ils préparent
Et un luxe de précautions les accaparent.
Soudain le rêve se transforme en cauchemar ;
Économies asséchées d’un coup de buvard,
Le travail ruiné par un délire bavard.
Abondance de détails infiniment drôles
Où les deux acteurs jouent tour à tour les six rôles.

Question de voiture, d’huîtres et d’hélicoptère,
Mais, aux « douze coups de minuit », la « serpillière »
Balaie l’ivresse d’un avenir éphémère …
Si, par maladresse, on a tout fichu par terre
Et que l’inattention vous conduit à déplaire.
Délicieux repas, foisonnant vocabulaire,
Où l’on y apprend tout ce qu’il ne faut pas faire.

Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge
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« En ce temps-là, l’amour… » De Gilles Segal. Mise en scène, Interprétation Pierre-Yves Desmonceaux. (Avignon, 21-07-2017, 19h20) +

La preuve d’Amour, c’est de « chasser ses enfants »
Pour leur épargner d’être embarqués dans les camps.
Dans le train qui les mène à Auschwitz, père et fils
Tentent l’impossible en se fermant aux sévices
Que, dans « le wagon de la mort », certains subissent.

Interrogation aiguë sur la liberté,
Et jusqu’où l’on peut tenir en toute fierté.
Mais « nul autre ne croyait encore à la vie »,
Tassés dans les fourgons où à peine on survit.
« L’humour, la seule qualité qui manque à Dieu »
Engoncé, sanglé dans son halo mystérieux.

Texte et mise en scène faits de simplicité
Dans un dépouillement vrai, sans vulgarité.
Écriture sobre, pleine d’humanité.
Une leçon de vie en toute aménité.
Vivre tout en sachant, des bourreaux, l’impunité …
Vivre avec le bruit du train, la complicité
De milliers de gens issus de la même cité …
Le « Théâtre Au bout là-bas » porte bien son nom,
On ne peut que le citer, dès lors qu’il dit NON !

« L’homme à inventé Dieu pour consoler »
« Les petits enfants qui ont peur dans le noir ».
« Est-ce qu’en ce temps-là l’amour »
« Était de tuer son enfant? »
« Un matin sale se levait sur Auschwitz, »
« C’était l’aube du septième jour ».

Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge
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