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«Le pari de la Commune».1871-2021. Sur une idée originale de Gabriel Debray. Co-Mise en scène Cathy Couronne. D’après écrits et témoignages d’acteurs de la Commune. Par l’association «Ombre en lumière», théâtre local. (Paris, 28-05-2021, 19h00)★★     

«Spectacle de rue», rue de la Fontaine-au-Roi,
Fêtons ensemble la «Commune de Paris».
Cent-cinquante ans après, c’est un nouveau pari
Que de redécouvrir les barricades en bois.

Dix-huit musiciens qui claironnent
Tandis que les chanteurs entonnent
De vaillants refrains qui résonnent     
Aux oreilles des travailleurs
Qui suent et se tuent au labeur     
Sous les pleurs du soubassophone.     
Unique représentation     
Pour susciter de l’émotion.     

«On force la femme à se vendre en mariage»,    
Privée d’études et soumise à cet esclavage ;    
Elle n’a aucun droit, réduite à l’état d’objet.     
Plus de trente milles morts au joli mois de mai.          
«L’affiche rouge» du sang de ces Parisiens,      
De ces Parisiennes, de l’injustice, provient.      
«Le cri du peuple» rugit avec grand fracas.      
«Nous mangeons de l’inconnu, peut-être du rat».     

Nous leur devons de grandes avancées sociales      
Qui découlèrent de la «Semaine sanglante».
C’est une épopée populaire et éloquente
Qui, ce vingt-huit mai, joue sa fanfare en rafale.      

«Vivre libre ou mourir»,     
Il va falloir choisir
Dans un proche avenir.
Mais va-t-on ramollir ?     
Les acquis démolir ?
A vos livres d’histoire
Pour garder de l’espoir.      

C’est «le Temps des cerises»     
Qui souffle en une brise,     
Forte et dévastatrice,     
Aux idées créatrices.     

Un beau chant guttural      
Fait revivre les râles     
Des heures mémorables     
Aux souvenirs durables.     

Une fresque grandiose     
Qui, sur les pavés, ose     
Hurler la liberté     
Qui fut longtemps ôtée     
Et toujours sabotée.     

Qu’en est-il maintenant,     
Après cent cinquante ans ?     
Un envol de drapeaux     
Pour sauver notre peau     
Couverte d’oripeaux.     
Quand on casque plein pot,     
Où s’en vont nos impôts ?                  
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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«Je suis encore en vie». Spectacle muet de Jacques Allaire. Très librement inspiré de la vie de Nadia Anjuman, poétesse afghane battue à mort par son mari  et de «Syngué Sabour» de Atiq Rahimi. Avec Jacques Allaire et Anissa Daoud. (Paris, 26-05-2021, 18h00)★★

Au «TQI, Manufacture des Œillets»,
La robe rouge masque le sang qui effraie.
La tension monte grâce aux gestes ralentis
Rendant poignantes les situations saisies
Et amplifiées par l’affrontement musical
Entre les bombes, les cris, la vie anormale
Sous la prise d’oxygène au son guttural.

La prière a une importance capitale
Pour sortir des tourments du vécu infernal.
Foulard, signes de croix, marques de soumission,
Au chevet des mourants privés d’absolution.
«Aucune différence entre rire, parler»,
«Mourir, exister» … quand on se met à râler.
 
Chapelet égrené comme des notes ou perles     
Quand l’univers sonore et obsédant déferle.     
Comment trouver sa place dans ce tournoiement
De pensées obsessionnelles et de mouvements
Lorsque souffle un vent de folie et de tourment
Et que les corps luttent avant le renoncement …

C’est le dessin d’une vie inhospitalière
Qui emplit nos yeux de façon particulière,
À travers les mots, dits par l’enregistrement
De voix parlées, chantées, en accompagnement.
Un hymne poétique du corps et du cœur,      
Une danse qui laisse perplexe et songeur.     

«Tout un travail avec la densité de l’être»     
Qui apporte la sensation de se connaître.     
Une construction en étapes du bien-être     
Qu’on aimerait étendre sur l’enfant à naître.          
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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«Françoise Sagan. Chroniques 1954-2003». Cabaret littéraire. Mise en scène Anne-Marie Lazarini. Musique Andy Emler. Piano Guilherme de Almeida. Scénographie François Cabanat. Avec Cédric Colas, Coco Felgeirolles, Frédérique Lazarini. (Paris, 25-05-2021, 19h00)★★

Bien installés dans un «cabaret littéraire»,
Afin d’apprécier les chroniques il faut du flair
Pour naviguer dans l’entrelacs des pensées
Qu’à l’«Artistic Théâtre» on pourrait encenser.

«Il était une fois une petite fille»
Qui, de sa plume dorée, les pages, titille
Jusqu’à ce que de signifiantes lignes brillent,
La consacrant auteur aux idées qui fourmillent.

«On ne sait jamais si ça ne vaut rien ou pas»,
Coup de poker que peut-être on validera …
Une mise en jeu qui, comme sur des roulettes,
Pose, carte sur table, ses multi-facettes.

Des essais de chroniqueuse ;     
Françoise  est une croqueuse     
Des grands plaisirs de la vie ;     
Sagan livre ses envies.      

Suite au prodigieux succès de «Bonjour tristesse»,      
New York et Paris la sollicitent sans cesse.      
Une croisière à travers ses écrits toniques     
De ses pacifiques tournées transatlantiques.      
A l’aise en critiques cinématographiques,     
Elle pérégrine en ses visions artistiques,     
Laissant apparaître un talent journalistique.

La musicalité des mots     
S’harmonise aux sons du piano.     
Un quatuor talentueux
Réveille les esprits curieux.

En ce soir, Valérie Pécresse lit «Le Lit».
A son tour, que choisira Sarah Biasini ?
Car, chaque jour, un nouvel invité surprise
Nous fera partager sa chronique reprise.

Voyage en train, tous azimuts, à toute allure
Dans les chemins sinueux de son écriture ;     
Intéressante découverte textuelle
Au style descriptif et intellectuel
Toujours à la portée des oreilles fidèles.

Spectacle en forme de piqûre de rappel
De prises de position plus que naturelles.      
Un combat contre la torture criminelle
Dans un engagement de défense charnelle,
Palpable dans un déluge et dans un vertige
De propos de tout ce qu’elle aime ou bien fustige.

Un vaste tour d’horizon du siècle passé
Auquel on peut avec tendresse rêvasser …
On se laisse bercer par ce «temps ralenti»     
Qui, peu à peu, emporte dans son ressenti.     
    
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge 
 
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«Le monde est rond». D’après le livre de Gertrude Stein. Conte musical pour petites et grandes personnes. Mise en scène Christian Germain. Avec Jehanne Carillon, Vincent Granger, Laurence Vielle. Par les compagnies «Même les Anges» et «L’Amour au travail». (Paris, 25-05-2021, 14h00)★★

Au «Théâtre Antoine Vitez», tout tourne rond
Autour d’un monde circulaire où il fait bon
Vivre tous ensemble entre animaux et humains
Dans un présent qui construira les lendemains.

La jolie musicalité des gouttes d’eau
Arrondit les angles de l’univers si beau
Qui projette ses tons colorés sur écran,
En performance unique produite en l’instant
Où se déroule la scène sur le devant.
Effets spéciaux, guitare et bruitages en direct
Dans la mise en scène où tous, enfin, se respectent.

Le «chien Amour» et puis le lion ont l’avenir
«Rose» de la petite fille en devenir.
Lorsqu’ils franchissent la «porte du souvenir»,
Par monts et vaux, la montagne va éblouir,
Permettant aux doux rêves de se reproduire,
Quand les clarinettes accompagnent les délires.

Harmonie dans le jeu puissant des trois acteurs
De tous les phénomènes stimulant l’ardeur
Du jeune public à découvrir le bonheur
De s’approprier la féerie du conteur
Ou conteuse aux arbres d’une si grande ampleur.

Un trio qui offre un arc-en-ciel de saveurs
Pour contempler un paysage haut en couleurs
Où soufflent les airs des chansons pleines de cœur
Sous l’influence d’instruments venus d’ailleurs.            
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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«Dans les bois». D’après «Walden» de Henry David Thoreau. Adaptation, Mise en scène, Jeu Stella Serfaty. Danse Lora Cabourg. Par la compagnie «Théâtre des turbulences». (Paris, 24-05-2021, 15h00)★★(Avignon, 07-2021, 12h30).

«Théâtre Marcellin Berthelot» de Montreuil,
La curiosité s’apprivoise et se recueille
Dans un déferlement de verdure et de feuilles,
De planches, brindilles et coques qui nous accueillent.

Un appel au «voyage de dépouillement»
Où l’on se promène bien naturellement
Pour «affronter les faits essentiels de la vie»,
À travers et autour du décor qui s’inscrit
Dans divers matériaux
Issus de végétaux.
Deux ans d’unique contact avec la nature,
En tracer la vivante et sauvage peinture
Que les spectateurs contribuent à façonner
Dans une cohésion un peu désarçonnée.

Nous entrons de plain-pied dans le monde du bois
Et dans l’enchevêtrement de la danse en soi.
Tournant, pour se sortir de son propre repli,  
La ronde boisée se forge un nouvel esprit.

Participation active à la construction
De ce spectacle où se nouent avec conviction
Les relations entre univers dansé, conté,
Et regardé, dans une parfaite unité.

Nous vivons l’expérience très originale
Qui se reproduira l’été au Festival
D’Avignon dans l’espace «Cour du Spectateur»
Où chacun découvrira ses propres valeurs.

Une belle ouverture
À la grande aventure
Développant les sens
En retrouvant l’essence
Des racines et des fruits
Et des réflexes enfuis.

Comme les arbres, on se sent poussés vers le haut,
Vibrant aux sons qui se font l’éternel écho
D’une volonté perdue pour garder le beau
Et le pur d’une terre dévastée trop tôt.

Concert de sensations dans une gestuelle
Qui invite à une création naturelle
Et à l’osmose de tous les participants
Qui s’ouvrent à la réflexion en prenant leur temps
Pour ne pas détruire l’ambiance du moment.         
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  

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«Le Chômeur». Écriture, Mise en scène Arnaud Patron. Par la compagnie «Faits d’art scénique». (Paris, 21-05-2021, 19h00)★

«Le bonheur est le fruit du travail» de bureau,
«Malo n’en a plus» … de bonheur ou de boulot ?
Entre les deux, l’hypocrisie met en balance
Des situations dans un monde sans défense.

Monsieur Malo Lecœur
A toujours mal au cœur ;
De rester sans emploi,
Jette sur lui un froid,
Le condamne à l’effroi.

«Mon cœur est disharmonique, Mon cœur est prose.»
«Mon cœur diaphonique, mon cœur ecchymose.»
Autour de passages à vide et en chœur,
La quête d’amour et de job, soudain l’écœure,
Laisse un goût amer entre deux moments de peur.

Des sujets sérieux abordés légèrement ;
Il s’y glisse un sourire dans l’énervement.
Une dédramatisation dans l’ironie
Du sort où l’auteur décortique les manies
Dans une mise en scène active et rajeunie
Par ses contrastes de formes et de coloris.

Par une opération à sentiments ouverts,
Ils scrutent l’intérieur des êtres découverts.
Un délire furieux entre slam et phrasé
Traditionnel où tout cas est analysé.

«Théâtre Le Guichet Montparnasse», ils parient
Sur le détournement des affects en sursis.
A travers les jeux de piste autour des envies
De s’en sortir, ils lancent un appel à la vie.
  
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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«A ces idiots qui osent rêver». Comédie romantique à l’américaine, inspirée des films «La la land» et «Quand Harry rencontre Sally». Écriture, Mise en scène, Jeu Céline Devalan. Co-Mise en scène René Remblier. Musiques Adriel Genet. Et avec Marc Pistolesi. Par la compagnie «La petite Vadrouille». (Paris, 17-05-2021, 15h00)★ (Avignon, 07-2021, 21h30)

«A ces idiots qui osent rêver», «La Luna»
Et le «Théâtre Essaïon» leur tendent les bras
Pour les consoler de leurs déboires amoureux
Entre deux «risques à prendre» à tenter d’être heureux.

L’imagination aide à supporter la vie.
Le couple d’acteurs cherche à découvrir l’avis
Qui va leur permettre de dénouer l’envie
De faire coïncider films avec magie.
Distrayant, bien joué, sur l’amour en repli.

Faut-il oser dire ses sentiments ou pas ?
Mettre ses claquettes et faire le premier pas ?
Un romantisme à l’américaine qui s’use
Sur les comédies qui encore un peu amusent
En décortiquant les scénarios qui abusent
Du gnan-gnan Land faisant rire des moindres ruses.

Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  

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«Tueurs en série». Collection «Sur le divan» : Michel Fourniret, Guy Georges, Thierry Paulin, Marcel Petiot. De Jean-Benoît Dumonteix et Joseph Agostini. Publication 2021. Editions «Envolume. Des auteurs pour des lecteurs». (16-05-2021)★★★

Le décès de Michel Fourniret coïncide,     
Comme par la magie qui, du plein, fait le vide,     
Avec l’«Envol» du livre sur les homicides
Perpétrés par quatre meurtriers impavides.
De la souffrance qu’ils procurent, ils sont avides.

Cette mort surprise remet «sur le divan»
Du psychanalyste et pousse sur le devant
Une actualité macabre qui suspend
Le procès et laisse les réponses en suspens.

La transgression des interdits ? Un jeu d’enfant
Pour un manipulateur assoiffé du sang
De la virginité juvénile innocente,
Traquant des victimes nullement consentantes.
Des chasseurs de proies dans une quête constante,
A l’affût de la moindre piste, dans l’attente
De la jouissance ultime, si révoltante.

Monstres fascinés par leurs manipulations,
Fiers de leurs machiavéliques machinations,
Érigeant leur délire de domination
Au-delà des lois, vautrés dans l’exultation.

Les deux auteurs analysent à fond les carences
Qui mènent les «Tueurs en série» aux déviances
Les incitant à commettre l’irréparable
Dans une cruauté perverse intolérable.
Criminels endurcis, ne passant pas à table,
Niant pour rendre l’ignorance insupportable.

Quatre essais bien documentés pour clarifier
Les discours et les démonstrations falsifiées,
Percer à jour les personnalités immondes
Des hommes qui n’auraient pas dû venir au monde
Dans le but d’étendre leurs maléfiques ondes.

Une étude instructive et digne d’intérêt
Qui va droit à l’essentiel et approfondit
Les déclarations d’expertises sur des faits
Au caractère atroce enfoui dans le non-dit.
On voit un peu plus clair au milieu des dénis
Décortiqués en déshabillant les manies.      
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  

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«Pour unique soleil». Roman de Joseph Agostini. Publication 2021. Editions «Envolume. Des auteurs pour des lecteurs». (Lecture achevée le 08-05-2021)★

Une vie gâchée pour une «fascination»     
Qui la déroute et mène à l’hallucination     
Provoquée par une insurmontable obsession.     
Plus rien ne compte que l’étrange succession :      
Coïncidences éveillant l’imagination     
Malsaine d’une adolescente en perdition.     

L’intéressante séance en psychanalyse     
Ponctue, relève le récit de mignardises     
A la recherche du double qu’on vandalise         
Se l’appropriant si bien qu’on le vampirise.     
De jolis passages où la poésie irise     
Les «grosses commissions de larmes» qui épuisent.     

Délicat livre grand public, facile à lire,     
Pour rêver à la plage entre deux souvenirs.     
De brefs témoignages qui bercent entre deux rires.     
Pensées qui se décomposent et se recomposent     
Au rythme des souffrances et des joies qui s’y posent.     

Il suffit d’une parole pour que bascule     
L’estime qu’on a de soi et que se bousculent     
Les idées contradictoires dues à l’erreur     
D’identification dans des propos mineurs.     
Un cercle vicieux où les rencontres s’enchaînent     
Pour rompre ou corrompre les maillons d’une chaîne     
Qui cherchent à s’agripper mais jamais n’y parviennent.     

On s’aventure en des cas poussés à l’extrême.     
Quand tout fleurit et sourit à ce que l’on aime,     
C’est inconsciemment qu’on se torture soi-même,     
Détruisant malgré soi la preuve irréfutable     
D’un malentendu se révélant dommageable.     
Une lettre déchirée détruit à jamais     
Les doux sentiments qui, in petto, s’exprimaient.     

Des ressemblances en cascade, face au miroir     
Aux alouettes se trompant de trajectoires,     
Qui se cristallisent en obsessions dérisoires,     
Enflent jusqu’à éclater en maints désespoirs.     

Après les banalités du début du livre,     
La seconde moitié, son intérêt, délivre.     
On se plonge dans l’écriture et dans le jeu     
Psychologique s’affinant de mieux en mieux,     
Prenant plaisir à la découverte du texte     
Qui rebondit sur les situations prétextes     
Au développement de l’argumentation.     
Analyse de folie en augmentation.     

Trois femmes vivent dans l’ombre de Daniela     
Qui est la seule à ne pas s’exprimer par la     
Voix traditionnelle car elle n’est pas là.     
C’est aussi l’histoire de deux mères éperdues     
Dont la fibre maternelle fut suspendue.     

Le tout, bien huilé par la patte médicale     
Du psy qui tire les cartes de son bocal     
Et lie les ingrédients jusqu’au bout du normal,     
L’émulsion variant selon l’état du moral.     
Un reflet de femmes en quête d’identité ;     
Le mensonge y fait éclore la vérité.    

    
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«Y’a pire !» Écriture, Interprétation Coralie Mennella, dans son Seule-en-scène. Mise en scène Kadia Ouabi. Par la «Compagnie Les Visiteurs». (Captation vidéo vue le 01-05-2021)★

Une «putain de journée de merde» s’annonce,     
A laquelle il va falloir trouver des réponses …     
Une touche-à-tout qui toque un peu à l’humour     
En glissant deux, trois pointes, à jardin et à cour.     
Elle passe en revue «addictions» et «mensonges»,     
«Colère, amour, argent» et quelques autres songes.     

Dans une succession de sketches de la vie     
Courante, elle exprime ses affres et son dépit,     
Recherchant un remède à ses désillusions.     
Avec grand dynamisme elle fait allusion     
A la quantité d’émotions qui la submergent     
Tandis, qu’en sa tête, des solutions gambergent.     

Dans un détour de ce qui est inaccessible,     
Elle scrute l’impossible et le prend pour cible ;     
Aberrations sociales qu’elle passe au crible,     
Filtrant tous les problèmes en quête de plausible.     
Quand les soucis d’autrui mettent de bonne humeur,     
S’oublie l’absence de sous et le goût du beurre.     

Filmée au «Théâtre Montmartre Galabru»,     
Elle délivre aversions, versions de son cru.     
Spectacle qui court dans toutes les directions     
Bien jouées en tentatives de dissection.     
Que restera-t-il après ses confrontations     
Où elle relève bien haut son front d’actions ?                    
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  

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«Beyrouth Hôtel». De Rémi De Vos. Mise en scène, Interprétation Olivier Douau. Et avec Nathalie Comtat. Par la «Compagnie du nouveau monde». (Captation vidéo vue le 25-04-2021)★

Captation d’Avignon «Théâtre du Rempart»,     
Turbulente actualité dont il s’empare     
Et où se confrontent deux pensées qui s’égarent     
Dans une opposition d’idées, dès le départ.     

C’est dans l’attente d’un «échange culturel»     
Que, pour passer le temps, ils vident leurs querelles.     
Il «écrit du théâtre», elle vide les poubelles     
De l’hôtel et réceptionne la clientèle.     

«Les espions sont dans les ambassades»,     
Car «les hôtels, c’est pour le business».     
Son rendez-vous le laissant en rade,     
Il converse alors avec l’hôtesse.     

Dans la ville, attentats et bombes qui explosent     
Pendant que dans sa chambre enfin il se repose.     
Sur fond de guerre et de profonds malentendus,     
Leur vie bascule et cherche un nouveau contenu.     

Dans une difficile remise en question,     
De la neurasthénie, il se fait le champion.     
Chacun imagine une fin à sa façon     
Et en tire prudemment sa propre leçon.


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«Une fille sans personne». De Carine Lacroix. Mise en scène, Interprétation Corinne Menant. Et avec Ann Parkins. Par la compagnie «Insolence is beautiful !» Scènes sur Seine, à Mains d’œuvres. (Captation vidéo en direct, 18-03-2021, 14h45)★★★


Dans un univers carcéral au féminin,     
Rien n’est prévisible et encore moins bénin.     
Spectacle qui dure une heure dix, en extraits     
Rassemblés en un montage aux principaux traits     
De caractère étonnamment interprétés.     
Extraordinaire jeu où tout peut péter …     

Née quelque part «dans le souvenir» qu’elle en a,     
Son regard, sa voix, posent aussitôt le fracas     
Dans lequel s’exposent et explosent les tracas     
Qu’elle crie dans un silence tout intérieur     
Qui habite l’enfer sans vue sur l’extérieur.     

«Peur d’espérer, d’imaginer, de ressentir» ;     
«Recroquevillée» sur elle-même. Sentir     
«Le dégoût, l’horreur, la honte», sans un quartier     
D’humanité. Son propre rejet fait trembler     
De peur, quand on n’a plus rien à quoi ressembler.     
L’absence systématique de solitude     
Ajoute une douleur à celles déjà rudes.     

On a hâte de découvrir le texte entier.     

Avec ces vingt minutes d’authenticité,     
L’actrice révèle toute l’intensité     
Des multiples personnages qu’elle interprète,     
Donnant à chacune la sensibilité     
Si bien décrite sous différentes facettes.     
Le drame au quotidien qui interdit tout rêve     
Jusqu’à cet ultime épuisement dont on crève.     

«Haine des humiliations», sans intimité,     
«Haine de soi», devenue légitimité,     
Haine qui s’accroche en habit d’infirmité     
Couvrant l’existence désormais limitée.     
Ce texte, fluide et superbement écrit,     
Coule pudiquement dans le sang des proscrits.               
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  

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«Comment écrire une (auto)biographie à succès, accessoirement on causera féminisme». Conférence théâtrale de Maria Cristina Mastrangeli. Par la «Compagnie Octogone». Scènes sur Seine, à Mains d’œuvres. (Captation vidéo en direct, 18-03-2021, 14h20)

Le «Laboratoire de création théâtrale»     
S’investit dans une cause devenue sacrale     
Qui présente sa construction d’étapes en dix marches     
A gravir par l’emprunt de judicieuses démarches.     

Quelques détours en colimaçon dans l’Histoire     
Qu’elle fait remonter à Sénèque en l’espoir     
Que nos bases reviennent sur les bancs, s’asseoir,     
Pour réinscrire de nouvelles trajectoires     
À défendre publiquement dans un prétoire.     

Sa réflexion viscérale et philosophique     
Creuse pour sortir les sources sociologiques     
Féminines que les hommes ont vite enterrées     
Afin qu’on ne les entende déblatérer     
Sur le bien-fondé d’idées risquant d’altérer     
Leur pouvoir dominateur et les atterrer.     

Leçon magistrale incluant des devinettes     
Pour qu’entrent en ébullition nos solides têtes.     
«Entre, autofiction et fake news», on choisit     
Ce qui semble juste et sans doute moins moisi.   

Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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«Vague à larmes». Texte, Mise en scène Myriam Zwingel. Musique, Jeu Eric Bertrand. Et avec Fane Desrues, Karine N’Dagmissou, Benoît Remaud. Vidéos Vincent Graj. Par la «Compagnie Six Pieds Sur Terre». (Captation vidéo en direct, 09-03-2021, 10h30 et 14h30)★★

Slam sur projection de dessins et graphes bleutés,
Univers de tags, rap et masques animaliers,
Où l’on peut devenir des zombies fous à lier.
Conscience envahie d’images en elle pointées
Depuis un ciel où les étoiles vont briser
Les résistances pour mieux les martyriser.

Essai d’analyse de l’embrigadement
Dont le maître-mot est la «manipulation».
La «mécanique de radicalisation»
«Appliquée au thème non religieux». Actions
Qui soulèvent les passions et les réactions.
Comment entrer dans le «centre des émotions»
De tout individu à son corps défendant …

De «Tristesse» et «Peur», ils en sont l’incarnation,
Quand «Colère» et «Joie» pénètrent leurs relations.
Tour à tour, se déchaînent ces grands sentiments,
Tandis qu’ils développent des ressentiments.
Leurs pensées s’emmêlent et s’embrouillent lentement.
Leur cerveau vient à se vider inconsciemment,
Redevenant page blanche pour inscriptions.

Lavé et réensemencé de faux bla-bla
Qui semble aussi vrai qu’un brillant en plein éclat,
Muré, canalisé, il fait n’importe quoi,
Exclusivement nourri de mauvaise foi.

Travestie, toute Vérité devient fatale
Quand Mensonge revêt sa forme originale,
Embrassant n’importe quelle cause infernale.
«On mange leur peur et leur souffrance» animale.
L’humain culpabilisé est proie idéale
Pour croire à tout ce qu’habilement on déballe.

«Les gens ne sont pas ce qu’ils ont l’air d’être» au fond
D’eux-mêmes. Les réseaux sociaux font que se fond
Leur personnalité liquéfiée au contact
De ceux qui y sévissent sans le moindre tact.
 
Deux bancs de touche, témoins des hostilités
Et des discussions sur les faits de société,
Figurent le décor entre deux paravents
Qui dévoilent les personnages issus du vent
De la contestation, lors de leurs dix-sept ans.
Est-ce la prison, ou le bac, qui les attend ?
«Personne n’a rien vu», surtout pas l’important.
 
«Parce qu’elle est moche et qu’elle fait peur»,
«Tu l’écrases», la bête, avec froideur.
«Manipulés par notre propre sœur»
Qui met à jour nos grossières erreurs.
Remettons-nous en question nos valeurs ?

Cause humaine ou animale, on y court …
Peut-on rester muet, aveugle et sourd
Face à la violence qui suit son cours ?
Éviter que, subrepticement, on s’enrôle,
C’est ce à quoi sert l’intelligent jeu de rôle
Où les quatre acteurs savent garder le contrôle.


Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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«Un jour, mon prince viendra» … «Un jour, il me dira» … (04-03-2021)

«Un jour, ton prince viendra» …
Se jettera dans tes bras
Et souillera tous tes draps.
Son morceau de chair coupée
Qu’il brandit vers ton épée
Tomba sur le canapé.
Sauvagement il sombra
Pour cent ans dans le coma,
Ainsi, «Prince» on le nomma.

«Un jour, il te dira» …
T’es faites comme un rat,
En enfer tu iras ;
Fallait pas croire à ça,
Tout ça n’existe pas.

Car, dans les contes de fées,
De miraculeux effets,
Gorgés de sang à souhait,
Enjolivent quelques faits
Que l’on dénoue et défait.

Danse, sans embarras !
De lui, bon débarras,
Puisque tu as le choix
De saisir le brise-noix
Sur le chemin de croix.

Yra / BC. Le Rideau Rouge
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Publié par le 4 mars 2021 dans 8 Elucubrations

 

«On aime douter, on doute d’aimer».(23-02-2021)

On aime douter avant de se consumer,
On doute d’aimer dès que l’on a consommé.
Le doute est à la fois protection et poison,
Un va-et-vient d’une réflexion chaotique
Qui tire-bouchonne en un fouillis de raisons
Ravageant le cerveau de façon anarchique.

Le doute broute et il carotte nos actions ;
Le doute fore la croûte des sensations.
Il gratte et dévore les intimes passions.
Facteur d’enrichissement ou de destruction,
Il masque ou révèle la folie d’intentions,
Alimente le corps, met les muscles en tension.

A saupoudrer la vie de doutes constructeurs,
On évacue la rouille des axes moteurs,
On libère et l’on renforce nos mouvements,
Alors sans aucun doute on se reprend en main.
Quand chaque souffle devient un soulèvement
De poitrine, le cœur s’affole en long chemin,
Pressé de battre en campagne jusqu’à demain.

Zephira / BC. Le Rideau Rouge
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Publié par le 23 février 2021 dans 8 Elucubrations

 

«Trenet, le revenant ». Mise en scène, Jeu Serge Hureau. Co-Mise en scène Olivier Hussenet. Et avec Gabriel Acremant, Richard Dubelski, Lionel Privat. Direction musicale, Jeu Clément Caratini. (Captation vidéo en direct, 19-02-2021, 14h00)

Vingt ans, jour pour jour, que Charles nous a quittés.
Vingt ans, un très bel âge pour ressusciter
Par le biais de chanteurs musiciens culottés
De proposer une version re-chapeautée
De bout en bout, curieusement représentée.

Dans une mise en scène théâtralisée,
Des chansons méconnues sont visualisées
Grâce au talent d’acteur de ces cinq interprètes
Qui les jouent en saynètes plutôt qu’ils ne prêtent
Leur voix aux mélodies qui, le passé, reflètent.

Orgue, clarinettes, flûtes, clavier, saxos,
Autres surprises à l’appeau taillé aux ciseaux,
Guitares, batterie, percussions et banjo,
Véritable orchestre à glockenspiel et grelots,
Où le tambourin
Rythme les refrains.

Hommage honneur rendu à l’immense Trenet,
Dans un spectacle revisité où renaît,
De façon tant innovante qu’inattendue,
L’âme du poète à la langue bien pendue.

Ne vous attendez pas à une imitation,
Mais à tout autre chose au «Hall de la chanson».
Touches d’humour dans les ritournelles à succès
À consommer sans modération, voire excès.

Béatrice Chaland / BC. Le Rideau Rouge
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«Hourra !» Une autre Danse. Conception, Chorégraphie Michel Hallet Eghayan. Avec Antoine Audras, Margot Bain, Samuel Hubert, Charlotte Philippe, Alexandra Quenard, Anne-Sophie Seguin. (Captation vidéo vue le 17-02-2021)★

« Hourra ! » Une danse plurielle et singulière
Investit l’espace nu de mille manières.
Leur marche, tout en classique modernité,
S’élance et foule le sol en sobriété
De mouvements. Vient le temps de la course folle
Où chacun peut y mirer ses propres symboles.

Le rythme précipite les pas qu’il complique
En tourbillons où les corps s’unissent et répliquent.
Puis les ralentissements de la réflexion
S’incarnent en un solo aux tendres inflexions
D’une douceur bleutée où la vie s’épanouit ;
Et, sans mot dire, la figure s’évanouit …

A sa place, une autre solitude dorée …
Ballet où les enchevêtrements s’accélèrent
Dans des circonférences où chacun se libère.
Cadences martelées des souliers affairés
Résonnant comme une sorte d’envoûtement
Où l’on se laisse transporter ouvertement.

Une apparition blanche au milieu des couleurs
Pour d’imaginaires échanges de valeurs
Jetées de part et d’autre du vaste plateau
Où se jouent, s’harmonisent les divers tableaux.
Une ambiance marine où s’invite la pluie
Entre deux rayons de soleil et parapluie.

Béatrice Chaland / BC. Le Rideau Rouge
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«En attendant Gadot». De et avec Robert Sullon. Hommage à Henri Salvador, Jerry Lewis, Raymond Devos. Mise en scène Marie Alexandra Eremine. (Captation, en direct d’Avignon, 13-02-2021, 19h00)★

Si «le temps c’est de l’argent»,
Sur la tête il sert d’agent
Révélateur à des fins
Virtuelles sur défunts.

«En attendant, Gadot»
Évite le gadin
Nez rouge sur les pompes
Quand les mots charment et trompent.
Il nous fait le cadeau
De ravageurs potins.

Avec risque et panache, il épingle les mots,
Les retourne et leur fait un enfant dans le dos
Sous forme clownesque en ciblant bien ses propos.
«On prend sur soi quand on est jeune», un peu envieux,
Propre sur choix. «On fait sous soi quand on est vieux».
«Le temps est aux rageux quand on devient plus vieux».

À l’«Atypik Théâtre», un spectacle atypique
Qui, gentiment, les neurones, chatouille et pique,
Se joue de tout sur un mode en chantant épique.
Représentation truffée d’extraits sympathiques
De chansons mettant en valeur sketchs et critiques.
Faciès apprivoisant les tics et les mimiques.

Pour résumer, la vie passe par «in vitro»
Puis chemine joyeusement vers «in bistro».
Attention à ne pas glisser sous le métro
Quand, dans l’aile, on a quelques petits coups de trop.

Les reins
D’airain,
Gorgés de vin,
Et c’est la fin
De l’organe
Mis en panne.
Sans son sifflet,
N’est que reflet
De pénurie
Pour que l’on rie.

«Gars tôt givré»
Pour dégivrer
Les spectateurs
Avec chaleur.
Un one man chaud
Qui fait son show …

«Tout commence au bordel et finit au bordeaux» …
Et, symboliquement, on tire le rideau
De l’écran d’ordinateur qui nous a unis
Lors de cette séance aux distances abolies.

Béatrice Chaland / BC. Le Rideau Rouge
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«A grande échelle, chanson». (12-02-2021)

Nos sauveurs les pompiers
Sont bons en course à pied.
Leur bravoure adorée,
Sous leur casque doré,
Calme les énervés
Qui vont les vénérer.

Les enfants rêvent du camion à grande échelle
Pour fuir les devoirs, ne pas ranger la vaisselle.
Ils s’imaginent, dans leur grandiose uniforme,
Lutter comme des lions contre toutes les formes
De catastrophes réduisant en cendres abris …
Et devenir héros au-dessus des débris.

Mais où est passé le courage d’affronter
Les épreuves quand on n’y est plus confronté ?
Quand dans sa maison, bien calfeutré, on se terre,
Qu’en toute déraison, on préfère se taire ?
Faut-il subir et accepter l’inacceptable,
Serrer les dents, croiser les jambes sous la table ?

Si les pompiers de l’âme éteignaient les scrupules,
Que vaudrait notre monde entouré de crapules ?
Assainir la mare où la vermine pullule,
Pollue conscience et bon sens à coup de pilule
Que l’on gobe afin d’oublier que la censure
Avalée de travers est un mal qui perdure
Et se répand comme une traînée de sang sur …
Alors, on ferme les yeux et ça nous rassure.

A grande échelle, quand l’eau devient imbuvable,
On s’accroche à une vie à peu près potable,
Cachant sous l’oreiller ses désirs véritables.
Est-on libre quand la peur est insurmontable ?

Pour les garants de l’humanité, ce refrain
Voudrait leur rendre un brûlant hommage, sans frein :
Nos sauveurs les pompiers
Sont bons en course à pied.
Leur bravoure adorée,
Sous leur casque doré,
Calme les énervés
Qui vont les vénérer.

Helva / BC. Le Rideau Rouge
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Publié par le 12 février 2021 dans 8 Elucubrations

 

«Cendrillon». D’après Charles Perrault. Adaptation, Mise en scène Colette Roumanoff. Musique Jérôme Lemonnier. Costumes Katherine Roumanoff. Avec Géraldine Adams, Catherine Vidal, Valérie Roumanoff, Olivia Tusoli, Renaud Heine, Serge Catanèse, Jean-Louis Laurent, Patrick Alluin, Valentine Erlisch. (Captation vidéo du «Théâtre Fontaine» vue le 07-02-2021)★★

Adaptation où l’on balaie devant sa porte
Et qui, avec forte éloquence, nous transporte.
Une comédie musicale très utile
Pour mettre le doigt sur tout ce qui est futile.

Face à l’ampleur de toute cette «effervescence»,
Comment équilibrer la balance à finances ?
Alors que les deux sœurs ne sont que babillage,
Ne pensant qu’à leur beauté, à leur maquillage ?

Se serrer la ceinture avec de beaux rubans
Ficelant la «politique» au lourd paravent
D’immobilisme enfermé à double battant.
La modernité dorée ouverte à tous vents
Va-t-elle encore vouloir publier les bans ?

«Le savoir-faire et le savoir-dire» ont beau jeu,
Dans une «diplomatie» où tous les enjeux
Mêlent avec humour tant de prestigieux contes
Afin de percer à jour de mystérieux comptes.

Une jolie version en «vair» et contre tout
Ce qui dénature la fourrure avant tout.
Dans une élégante leçon d’humilité,
Le texte explore un monde de fragilité.

Béatrice Chaland / BC. Le Rideau Rouge
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Publié par le 7 février 2021 dans 1 Envie de théâtre

 

«Tant qu’il y aura Blanche-Neige». D’après les Frères Grimm. Écriture , Mise en scène Colette Roumanoff. Musique Jérôme Lemonnier. Piano Gabriel Caratin. Percussions, Haubois Pierre Gourier. Costumes Katherine Roumanoff. Avec Géraldine Adams, Aurélie Bargeme, Fabrice Fara, David Thenard, Patrick Alluin, Thomas Fournier, Julia Lozano, Joséphine Varret. (Captation vidéo du «Théâtre Fontaine» vue le 07-02-2021)★★

Au théâtre, «tant qu’il y aura Blanche-Neige»
Dans de subtiles dégradés de rose et beige,
Il y aura du rêve qui se désagrège
Et l’illusion d’être la reine du cortège.

Création influente du «quandira-t-on»,
Personnage qui s’immisce sur tous les tons
Et fissure la vérité sur tous les fronts,
Colporte ragots, travestit le oui en non ;
Cloporte très savant, dans la foule il se fond.

Pièce qui fait tomber les bandeaux et décille
Le regard porté au miroir aux alouettes.
«Regarde, le temps passe»
«Et la beauté s’efface».
Un accompagnement musical qui fouette
Les sens, est l’essence de ce ballet de trilles.

Des costumes aux corolles florales évasées
Qui s’ouvrent sur une mise scène avisée.
Limpide leçon de démystification
En comédie musicale en rénovation.

Écriture nourrie au «nuage de lait»
Vaporisé en pluie indienne sans délai.
Quand les épines de «cactus» et de «Fleur Bleue»
S’enchevêtrent pour rayer, de l’âme, les bleus,
Le pays, où les cow-boys deviennent aimables,
Sauve les apparences et la vie acceptable.

Une agréable et moderne transposition
Tirée à quatre épingles de l’infiltration
Dans des énigmes où l’on rajeunit et s’amuse
A jongler à la découverte de leurs ruses.

Béatrice Chaland / BC. Le Rideau Rouge
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Publié par le 7 février 2021 dans 1 Envie de théâtre

 

«Peau d’âne». D’après Charles Perrault. Adaptation, Mise en scène Colette Roumanoff. Costumes Katherine Roumanoff. Avec Valérie Roumanoff, Serge Catanèse, Catherine Vidal, Richard Delestre, Valériane de Villeneuve, Renaud de Manoel, Grégory Gerreboo. (Captation vidéo vue le 06-02-2021)★★

«Théâtre Fontaine», l’humour coule de source
Dans une mise en scène pleine de ressources
Où «l’or et les pierreries» font trembler la bourse
Qui revêt sa peau de chagrin en fin de course.

Conte remis à «la couleur du temps» présent
Tissé au fin fil de soie d’un ciel nuageux
Pour dérider les caractères ombrageux.
Actualisation cousue du fil d’argent
Décroché de la lune dans une magie
De mots et de teintes jaunes orangées rougies
Qui harmonisent la trame brodée à l’or
Du soleil naissant au cœur de la prime aurore.

Complexe réflexion sur le consentement
Autour de l’obéissance due par l’enfant
Et les limites où doivent rester les parents.
Que vaut le OUI par soumission, aveuglement ?
«Si l’on n’a pas le droit de dire NON»,
«Le OUI n’a aucune valeur», sinon …

Belle leçon pour les jeunes, dans ce spectacle
Remis au goût du jour, qui perce les miracles
Grâce à des explications simples et efficaces.
Que la mémoire dure et que le mal s’efface ! …

Une version
Sans aversion
Où l’émotion
Se fait passion.

Béatrice Chaland / BC. Le Rideau Rouge
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Publié par le 6 février 2021 dans 1 Envie de théâtre

 

«Le garçon sur la branche». Pièce de René Trusses. Mise en scène Marc Fauroux. Avec Christophe Anglade, Vincent Dufour. Par la «Compagnie Paradis éprouvette». (Captation vidéo vue le 04-02-2021)★

Au «Théâtre du Centre»,
Les problèmes ils recentrent.
Dans la Haute-Garonne,
A vélo, ils raisonnent.

Musique qui ravit
Au rythme de la vie
Et des acrobaties
Pour fuir tous les soucis.

«Le garçon sur la branche»
Vers la société penche
Mais elle reste étanche.
Sur leur sort, il s’épanche.

Le sans-abri fait la manche,
Recueille idées noires et blanches
Que tous deux dissèquent en tranches
Comme du pain sur la planche.

Pas à pas, ils s’apprivoisent
Dans la forêt qui pavoise.
Et puis, ils font table rase
Du chagrin qui les écrase.

Un décor vert pervenche
Aux pensées de revanche
D’un univers qui flanche
Dans leur rencontre franche.

«Il y a des mots plus profonds qu’une rivière» ;
Mis bout à bout, ils forment un collier solidaire
Pour tisser peu à peu la communication
Qui déchire l’écran de l’incompréhension.

Le lycéen qui a fui l’école et son père
Trouve, à travers l’aïeul égaré, ses repères.
Dans le sous-bois, il fait figure de lumière,
Ce vieux lutin, face à l’ado qui désespère.

Un conte nocturne en forme d’allégorie
Pour canaliser les échecs et la furie.
Ils poussent les murs, découvrent d’autres façons
D’exister. Échange donnant une leçon
Afin d’envisager le monde à l’unisson.

Plongée dans le clair-obscur que le tournesol
Troue, illumine pour «chercher un meilleur sol»,
Cultivant la terre et les réflexions d’humains.
Immobilité ou parcours d’un long chemin …

Béatrice Chaland / BC. Le Rideau Rouge
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Publié par le 4 février 2021 dans 1 Envie de théâtre

 

«Toile en étoile, dévoile voile». (19-01-2021)

Lève-toi, le ciel te guide grâce aux étoiles ;
Leur lumière mène tes pas et te dévoile
Le chemin quand tu te risques à mettre les voiles,
Vêtu seulement de haillons de rude toile.

Sur ton cœur à vif, de rouges et frêles pétales
Palpitent généreusement dans le jour pâle
Qui, lentement, recouvre ta poitrine aux râles
Secouant ton corps avant la chute fatale.

Les yeux écarquillés sur ton bonheur perdu,
Tu te débats sous le déshonneur, éperdu.
Écartant les ronces dans une quête ardue,
Tes ongles griffent le désespoir suspendu.

Zephyra / BC. Le Rideau Rouge
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Publié par le 19 janvier 2021 dans 8 Elucubrations