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«Elle gagne sa vie en volant». Texte, Interprétation Marie-Stéphane Vaugien. Adaptation, Mise en scène Moussa Lebkiri. (Avignon, 23-10-2020, 20h00)+

Une incursion au «Passage vers les Étoiles»,               Puis «Au Magasin» elle lève un coin de voile                 
Pour atterrir à la «Boîte à Rire» à Paris                           
Après un périple où elle engagea sa vie                   
À flirter avec les nuages de tous poils.             
Du choix de sa carrière elle fait le récit ;                
Son partage de souvenirs est réussi.                

Musique entraînante, évoquant action, voyage,                      
Et l’on part au quart de tour avec son bagage.          
Trente ans d’anecdotes avec leur plein d’amassage             Des clichés dont elle moque le rabâchage.                    

«Dans le ventre des albatros» de cinq cents tonnes,                 Ce sont les refrains de sa vie qu’elle fredonne.                
Plaisirs, terreurs, à cœur joie elle s’abandonne                
Aux réminiscences surprenantes qui donnent          
Du corps aux abondants faits divers qui foisonnent,               Comme dans un feuilleton auquel on s’abonne.                          

«J’ai des heures de vol et ça se voit», dit-elle,                
Le regard qui s’évapore au-dessus des ailes                    
Et le nez qui se ferme aux odeurs des aisselles,              
Contant le café renversé et la vaisselle.                      

Un one woman show qui swingue au vent rituel               
Des accords du jazz éternel                 
Et de la musique sérielle            
Surgis de sa mémoire aux quatre coins du ciel.

Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge
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«Fallacia». Écriture, Interprétation Clémence Baron. Mise en scène, Jeu Caroline Saule. Et avec Alexis Hubert, Brieuc Dumont, Colin Doucet. Par la «Compagnie La Baronnerie». (Avignon, 22-10-2020, 18h30)++

Ces anciens élèves du «Cours Florent» se jouent              
Fort bien de l’art de tromper auquel ils se vouent.            
Une pièce où l’on prend au piège les jaloux                  
Et les intrigants qui ne pensent qu’aux gros sous.             
Que ce soit au «Théo Théâtre», au «Verbe Fou»,                        
A «La Clarencière» ou au «Sham’s», est de bon goût            
L’assemblage de scènes mises bout à bout.                     

Une comédie alerte où volent les mots                   
Qui détournent les situations des tableaux                 
Dressés avec un soin manipulateur au                       
Cours des différents échanges d’un scénario             
Habilement construit, servi de bas en haut           
Par de truculents et plus qu’épineux duos      
Qui, naturellement, s’affichent en trios.                  

Des rebondissements amoureux et frivoles                         
Où travail et lit se superposent et décollent                     
Dans une ambiance où le gagne-pain s’auréole                  
De machinations qui font trembler les guiboles.           
L’innocence maritale, face aux marioles         
Sans vertu, accros aussi à la cambriole                   
Dans tous les domaines, relève du guignol.                  

Comment vont-ils se sortir de l’imbroglio              
Qui les lie et leur fait un enfant dans le dos ?              
De saignantes mésaventures très plaisantes            
Qui mêlent bénéfices aux histoires galantes                          
Pimentées, truffées d’ingrédients de poudre fine.           
Mise en scène d’une écriture que peaufinent               
Des acteurs complices dans la gaîté payante.  

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«Gaby, Mon Amour ! La Naissance du Music-Hall». Conception, Mise en scène, Interprétation Jean-Christophe Born (Ténor). Et avec Clémentine Decouture (Soprano), Mark Nadler (Piano, Arrangements musicaux). (Avignon 2019, 20h30), (Captation vidéo vue le 10-08-2020)+++

 

Le piano dévoile une apparition bleutée,
Vaporeuse, glissant avec étrangeté
Et le puissant rêve devient réalité
Entre les touches de la virtuosité.                    

Du music-hall, dans la plus pure tradition
Française, nous transporte avec délectation
An dix-neuf-cents, moment de la révélation
De celle dont c’est bientôt la consécration.                 

Fine réincarnation de «Gaby Deslys»,
Entendre la cantatrice est un vrai délice.
Paris, Londres et puis Broadway, la couvrent de lys.
Les hommes qui la convoitent sont au supplice.
La vedette internationale aux fiers caprices
Ne rend les armes qu’aux moments les plus propices.                

Accord parfait entre ténor et soprano,
Entre défilés de danseurs et de cadeaux.
Parures, fourrures et incroyables chapeaux
Pimentent le récital de jolis morceaux.                 

Élégance raffinée de la lingerie,
Des habits et déshabillés, qui font furie.
La Revue, agréablement revisitée,
Dévoile harmonieusement la complicité
De ces plumes qui déplument l’intimité
À travers des chansons où la frivolité
Épouse toutes notes avec jovialité.                     

Star de la «première descente d’escalier»,
Dans un show à l’américaine par paliers
Qui se succèdent d’une manière déliée.            

Cabotinage réussi avec grand art
Pour la conquête du «Théâtre du Rempart»,
Après celle du «Dejazet» pour quelques soirs.                           

«Théâtre Odéon» de Marseille, ils joueront car
C’est de cette ville que tout le projet part.
Un coquin bijou à découvrir sans retard.

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«Solo de bandonéon». Récital de William Sabatier. Festival «Nuit des Ours». (Vallorcine, 05-08-2020, 24h30)+

 

Le tango argentin et le bandonéon
S’épousent en la vallée quand brillent les néons.
Quelques morceaux choisis s’accordent à la nature
Mêlant leurs nostalgiques sons à la verdure
Qui se plie et virevolte comme un duo
De danseurs auxquels les clarines font écho.

Quelques vaches, paresseusement allongées,
Tendent le museau pour, aux notes, se gorger,
Tant de délicieuses notes que de rosée.
Par une averse de trilles on est arrosés.

Le musicien ne fait pas jaillir de grenouilles
Mais de légères sauterelles qui farfouillent,
Attirant l’attention des oiseaux qui gazouillent
Comme nous, en l’écoutant, durant la vadrouille.

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Publié par le 5 août 2020 dans 6 Divers (s'y fier)

 

«Scritto e orale». Chorale Frascati. Festival«Nuit des Ours». (Vallorcine, 05-08-2020, 23h30)+

Chœur italien aux feux de camps,            
Chansons traditionnelles aux champs            
D’honneur des amours et des guerres.              
Guitare ou a capella, airs                     
Du folklore abattant frontières           
S’élèvent en la nuit des mystères             
Prenant corps et voix en plein air.      
Surgissent, fouettant les sangs,        
Les souvenirs adolescents               
Des fins de soirs incandescents.                

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«Marie Bizarre casse les couilles». Écriture Laurent Lebon. Mise en scène Jean-Luc Guitton. Interprétation Véronique Pilia. Par la compagnie «Etc … Art». Festival «Nuit des Ours». (Vallorcine, 05-08-2020, 22h30)+

Puissant pouvoir de révélateur textuel
Qui fait feu de tout bois contre l’irrationnel.
Passant en revue les prédateurs sexuels,
L’auteur lâche quelques graines spirituelles.

Pour «protéger mes filles, j’éduque mes fils»,
Leur apprenant à lutter contre tous les vices.
Un catalogue qui donne un grand tour de vis,
Clouant au pilori les bas instincts machos
De ces messieurs dont les bouilles ont un peu trop chaud.

A «ces femmes anonymes qui ont mis tout»
Sur le plateau de la balance du «Me Too»
Pour dire le viol qu’elles aussi ont subi.
L’international cri de détresse saisit :

Ich auch, ia tojè, anqui jo, yo también,
Afin qu’enfin l’on se soutienne et se souvienne
Qu’«on naît pas macho», mais que vite «on le devient».
Contraindre une enfant, une femme, n’est-ce rien ?

«Les femmes représentent 96% des viols
et tentatives de viol. En France, 1 femme
sur 7 sera victime d’agressions sexuelles.
1 femme sur 10 est violée au cours de sa vie».

Alors, Messieurs, toujours contents de votre vit ?
Si ces chiffres pouvaient sécater les envies …
«Au doigt mouillé», on compterait moins de forfaits
Si Justice leur en faisait payer les frais,
Les mettant, pour quelques temps, à l’abri, au frais.

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«Forêts». Extraits des recueils d’Armand Gatti : «La Parole errante», «Les Arbres de Ville-Evrard», «Battements d’ailes». Adaptation, Mise en scène Bruno Boussagol. Interprétation Louis Berthélémy. Par la «Compagnie J’ai tué mon bouc». Festival «Nuit des Ours». (Vallorcine, 05-08-2020, 21h30)+++

La «Nuit des Ours» à Vallorcine
(Vallée des Ours et non porcine)
Démarre en course au pas de charge
Dans une pente raide en marge …
Menant au spectacle en hauteur
Où chantent les hêtres sans heurts.

Intonations pleines d’ardeur,
Une voix s’élève, plein cœur
En forêt de chênes et mélèzes
Où le comédien est à l’aise.
Son talent fuse vers les cimes,
Discours dressé fuyant l’abîme.

Hommage aux arbres dans la guerre.
Le maquis souverain libère
Les camps de tous leurs tortionnaires.
Sur des textes d’Armand Gatti,
S’illustre Louis Berthélémy.

Un jeune comédien à suivre
Qui, de toute son âme, livre
Un récit clair et poétique,
Aux accents chauds et nostalgiques.

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«Sculptures en pleine nature». Festival «Nuit des Ours». (Vallorcine, 05-08-2020, 17h00)

Sur le parcours, quelques sculptures,
Au regard, se donnent en pâture.
Oeuf constitué de planchettes
Teintées de la couleur violette.

Un taureau de bois d’envergure,
En point de mire, se figure.
Quelques racines en piédestal,
A même la roche, s’installent,
Formant un musée végétal
Au gigantesque pied rural.

Crayons taillant le paysage,
Mouton de Saint-Ex au passage,
Dessin rocheux vers les nuages,
Dressés au-dessus des alpages.

Tête de chamois sur racine
Dans du noyer qui hallucine
Dès que le soleil l’illumine.
Champêtre ambiance qui domine.

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«La Nuit des Ours» en deuxième festival. Atelier «Yoga en Montagne» encadré par Xavier Dunand. (Vallorcine, 05-08-2020, 14h à 16h30)

Relier son corps à la nature
Par de naturelles postures.
Partant de la voûte plantaire,
On s’ancre doucement en terre.

Avec l’inspiration du vent,
Le corps se fait spirale avant,
Explore les trois dimensions
Dans d’agréables contorsions.

Chaque muscle est sollicité
Jusqu’au centre de gravité.
Laisser-aller de l’équilibre
Et toutes les parcelles vibrent.

Découverte de la souplesse
Menant tout droit à l’allégresse.
Dans d’inattendus mouvements,
On prend le soleil et le temps.

La «vague intérieure fluide»
Se propage comme un liquide
Hydratant la moindre cellule
Pour se sentir bien dans sa bulle.

Un esprit de décontraction
Anime toutes sensations.
La lente détente se fait.
Sans guêpes, ce serait parfait !

On se ressource d’énergie
Créant sa propre stratégie
Et l’origine de la vie
Dans nos cheveux se cherche un nid.

L’air nous pénètre et nous traverse,
Les éléments nous bouleversent.
D’oppositions, naît l’harmonie,  
Le mental devient symphonie.

Notre corps s’ouvre à l’aventure
Sans ressentir de courbatures.
C’est le nectar ou confiture
De la pensée qui se structure.
Une expérience qui rassure.

C’est un sympathique voyage
Qui s’offre à nous dans les herbages.
Tout à coup sautent les clivages,
Embarquons vers d’autres rivages
Où Montagne et Yoga s’engagent
Sur sentiers lumineux et sages.  

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«Blue Mockingbirds» en concert dans «Out of the Nest». Banjo : Jérémie Fabre. Contrebasse : Félix Heymans. Clarinettes, Saxo : Anton Kherkof et Antoine Lissoir. Trompette : Joë Santoni. (Chamonix, 30-07-2020, 19h00)++

Cinq garçons dans le vent,           
Le nez vers le Mont-Blanc,          
Notes aiguës soulevant           
La foule des présents,
             
Sortis du «Bartavel»,            
Rejouent au naturel           
Quelques airs éternels,       
Allumant les prunelles.                  

Un concert au chapeau,                   
Quinzaine de morceaux           
Pour un apéritif          
Qui ravit les oisifs.          
         
Sur du Duke Ellington,      
Ça démarre et cartonne.      
Aux mémoires résonne                     
Le jazz qui impressionne                   
Quand la trompette sonne.  
       
Y’a pas photo, ça donne …    
Même sur du charleston.
Blues de Sidney Bechet,             
Dont ils ont le secret,     
    
Pour moments réussis          
Auxquels on dit merci.                
Convaincus et conquis,        
Vite, on les applaudit.         

Belles adaptations         
Grâce à leur formation.               
Soirée improvisée               
Qui a bien su viser        
Un public averti,          
Aussitôt investi.                     

Jouent, chantent en acoustique ;                
D’autant plus sympathique           
Que nul micro ne pique           
La vedette artistique.           
Aucune sophistique              
Ne gâche la rythmique.                     

Plus plaisir efficace      
Qui, franchement, délasse.            
De jolies dédicaces              
Chaque soir en terrasses.                    

«Auberge de Jeunesse»                      
Et «Monky Bar» en liesse,            
Au «Little» ils s’empressent        
De prouver leur adresse.                                          

Accueil au «Bartavel»                    
(Sans faire la vaisselle)              
Qui, à eux, fait appel,                   
Complices en ritournelles.                                 

Une «Petite Fleur»           
Tenue à bout de bec,          
Pour des «Oiseaux Moqueurs»             
Soufflant au sax … impec !                     

Rêves bleus du plumage                   
Qui rendent un bel hommage              
Au puissant jazz ramage          
Sans ternir son image.                   

Un album qui s’envole,                  
Tels leurs oiseaux idoles                     
Qui s’échappent du nid             
Pour enchanter les ouïes.             
A Cham, l’année prochaine,             
Ils reviennent sur scène.

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«Le corps de mon père». Texte Michel Onfray. Mise en scène, Interprétation Bernard Saint Omer. Par «Rhizomes Compagnie». (Avignon, 21-07-2020, 11h00)++++

«Le corps de mon père» mastique tous les mots                
Imprégnés d’odeurs du matin, près du fourneau.        
L’ombre se fait lumière au contact de la peau.         
Les effluves échappées, autour de nous s’assemblent               
En descriptions minutieuses qui toutes semblent             
Surgir d’un passé encore présent qui tremble                  
Sous la lame acérée d’écriture au cordeau.             

La vie de famille se pétrit sous nos yeux,         
Déroulant à fond son long ruban généreux.             
Le travail très bien encadré, millimétré,            
S’accorde parfaitement au discours lettré             
D’un auteur à la précision chirurgicale            
Où chaque situation s’intègre et se cale           
A l’endroit désiré sans aucune rature ;           
De superbes propos denses à forte carrure.                    

Plusieurs constructions solidement ouvragées          
Mettent à l’honneur des formes jamais outragées.          
Un récit, emprunt de sueur, qui prend aux tripes,               
Dans un rapport charnel avec l’acteur, fabrique           
D’intimes frottements d’étincelles électriques             
Qui jaillissent de la scène vers le public.             
Un goût d’échardes et de café vient à la lippe.               

Une traversée de«gestes» d’infinité,             
«De la matière dont on fait l’éternité».            
Texte sobre et extrêmement riche à la fois        
Dont l’habile et juste interprétation fait foi.                            

Quelques souvenirs, gravés à vif dans la chair.             
Échange, entre un père et un enfant, qui suggère         
«Que la force de son père n’avait qu’à être»,                  
«Une fois de plus, sollicitée pour apparaître».           
Muscle tendu du bras ferme et autoritaire               
Qui apprivoise les entrailles de la terre.                    

C’est un tableau saisissant de la vie rurale                 
Où «l’amour et la rage mélangés» ravalent                 
Des larmes d’admiration face à la «misère»                
Qui sème la «révolte» aux confins de l’enfer.          
Œuvre approfondie qui secoue comme un éclair,                 
Ouvre puissamment les sillons d’une pensée              
Étudiée, resserrée et finement sensée.                  

Un tir, sûr, réussi, qui cible bien sa sphère.                  
Un jeu solide et plein de conviction éclaire         
Les tranches d’une mémoire si nécessaire.                 
Les miettes s’y distribuent avec savoir-faire.                    

Pain béni, ou pas, circulant dans les artères,            
Fait de labeur et de sang, dans une atmosphère                  
Où un immense souffle s’étend sur les pairs               
Unis dans la douleur de ceux qu’on désespère.              

Un émouvant message d’amour qui structure              
Une représentation chargée de culture,                      
Dans toutes les acceptions du terme, sans bavures                    
Autour des plaies qui, à jamais, l’âme, fissurent.
Impressionnant «voyage philosophique offert»,                
Par Michel Onfray, «pour les quatre-vingts ans du père».                
A voir absolument au «Verbe Fou Littéraire».

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«Amor Sulfurosa 15 CH». Théâtre musical. Écrits licencieux et Complaintes vénéneuses. Création de Lionel Domei et Alain Klingler. Regard extérieur Christophe Roussel. Par la «Compagnie Chansons de Gestes». (Avignon, 17-07-2020, 21h00)++

Ils «mêlent chansons immorales»
«Et littérature amorale»
Pour le bien-être du moral,
A sucer en doses globales.

Une homéopathie qui s’applique à l’humain,
Le soigne et le bichonne dans un cousu-main
Où le bel amour, sous toutes ses formes oblige,
S’ouvre avec Don Juan qui, nulle, ne néglige.

Les grandes scènes classiques,
Accompagnées de musique,
Débouchent sur des chansons
Qui tissent des liens profonds
Et rendent inséparables
Paroles et chœurs adorables.

S’enfilent quelques perles de textes égrillards,
Dévotement interprétés par deux gaillards
Qui livrent et susurrent de vertes confidences,
Qui délivrent la censure en toute confiance.

Voyage à travers les siècles, jusqu’à nos jours,
Qui allume sans cesse les flammes alentour,
Brûlant de tous feux au «Verbe Fou Littéraire»
Dans un puissant rêve charnel et téméraire.

Un sensuel périple traversé par Sade
Et les contemporains qui tombent la façade
Pour se régaler de brefs instants sulfureux ;
Proposition d’acteurs au talent chaleureux.

Avec de fines allusions aux misanthropes,
Tous deux s’évertuent à devenir philanthropes.
C’est avec humour que leur poésie galope
Vivement entre le licite et l’interlope.

On se sent décacheté telle une enveloppe,
Ferré à la Léo, piégé comme antilope
Fuyant le dépeçage en sanglantes escalopes.
Une «chose» qui fait du bien sans rendre myope,
Dilate les tympans pour qu’entre le plaisir.
«Devenir le sujet de son propre désir»,
C’est ce que ce curieux spectacle nous inspire.

En sachant que «tous les goûts sont dans la nature»,
Dégustez leurs granules en joyeuse mixture
Délicatement versée en bonne mesure
Sur les touches d’un piano effleuré et sûr.
Ce sont leurs sentiments qu’ils offrent en pâture.

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«Les petits bals mobiles du 14 juillet». De 17h30 à 19h30 dans les rues piétonnes. (Chamonix, 14-07-2020)+

Grâce aux«petits bals mobiles»,          
On range notre mobile       
Ainsi que l’automobile          
Pour quelques instants de pause          
Musicale où, tout, l’on ose.       
Sur leurs rythmes on se trémousse,         
Sourire sur la frimousse.             

C’est l’«Office de Tourisme»        
Qui, avec grand optimisme,           
Invite tous les piétons             
À chanter sur tous les tons.                 

On retrouve avec plaisir            
«Chaps» animant nos désirs               
Sur sa guitare électrique           
Et son bagout éclectique       
Dans «Le Petit Bal Pour Tous»        
Où son rock nous éclabousse               
De tonalités joyeuses.           
L’envie de danser, furieuse,         
Réveille l’âme curieuse         
De se dégourdir, heureuse …           

Swing limpide qui éclaire        
La voix de«Marina Claire»         
Chaloupant selon les airs.              
Timbre léger et profond,             
Intime et qui se confond           
Avec le frais paysage              
Qui balance ses branchages.            
Atmosphère cristalline,           
Chaleureusement divine.            
S’alternent, bonne humeur, spleen.                    

Quand, «The Disco-Mobillette»,                  
Près de nous, enfin, s’arrête,             
Ils arrosent de reprises             
Qui carburent et nous défrisent.                
Look hippie dont ils se grisent              
Pour faire oublier la crise.            
Déguisés en friandises        
Aux teintes flottantes en brise              
Sautillante qui irise,                
Leur prestation ironise.                

Ambiance rock des trois groupes                          
Qui ont tous le vent en poupe.             
Une déambulation        
Qui donne satisfaction ;                 
Couleurs mouvantes et passion,                
Agréable décoction                
Sans aucune frustration. 

Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge
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Publié par le 14 juillet 2020 dans 6 Divers (s'y fier)

 

«Sindbad, Naissance d’un héros». Adaptation, Mise en scène, Jeu Farid Zerzour. Et avec Manon Aounit, Abdeslam Ladjoua. Par le «Théâtre du Kalam». (Captation vidéo vue le 21-05-2020)+

L’ambiance des contes des «Mille et une nuits»,
Déposée à nos pieds sur l’immense tapis,
Se met sur la toile blanche en calligraphie
Pour que s’en inspire Shéhérazade au lit.
L’histoire se dessine en direct et sans bruit
Tandis que le discours, peu à peu, se construit.

Tout y est, lanterne magique et puis génie.
Les ingrédients de l’aventure réunis,
Le voyage coloré mène en Arabie
Où se mêle l’actuel à l’ancien récit.

Peinte, une gigantesque baleine surgit ;
La légende, au tableau, joliment, se poursuit
Quand une main habile, une ville, y inscrit.
C’est une île envoûtante qui se définit.

De la mer, sort la légende qui s’enrichit
Des paroles assorties aux diamants bien sertis
Dans les lignes de ce qui fut jadis écrit
Et qui, du fond des tiroirs, est soudain sorti.

Spectacle conçu pour enfants qui ont grandi
Pour développer des suites à ce qui se dit ;
Que l’imagination, comme un flambeau brandi,
Trace les traits d’union de leurs nouvelles vies :
Sindbad, Hindbab, Shéhérazade, à l’infini … 

Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge
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«Un continent incontinent». (17-05-2020)

La dérive des continents,
La dérive d’incontinents
Qui vire au plus grand des tourments,
Se contenir au bon moment …

Ils sont si vieux au Parlement ;
De leurs problèmes, parle-m’en !
Ils sont envieux, grincent des dents
Et, nos cœurs, pincent méchamment.

Quand les mots glissent sous la plume,
Que les maux crissent sous l’enclume,
Entre arbre et écorce ils nous plument,
Nous, pauvres dindons de leurs farces,
Qui ne seront pas leurs comparses.

Rassemblons nos forces éparses,
Sautons à pieds joints sur nos tarses,
Sombrons dans l’amère folie,
Plongeons dans la mer en furie
Et faisons-nous hara-kiri
Au fin fond des haras qui rient.

Hurrah / b.c.lerideaurouge
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Publié par le 17 mai 2020 dans 8 Elucubrations

 

«C’est les rats Scélérats les Souris nous sourient». (16-05-2020)

C’est les rats
Scélérats
De la peste
Qui empeste  

Ils déciment
Par leurs crimes
Les campagnes
Et montagnes

Nos compagnes
Sous leur pagne
Rongent freins
Et ça craint

Plus de pain
On dépeint
La famine
Qui rumine

L’estomac
mis à plat
Aux talons
Se confond

Et le rat
Se morfond
Plus de croûtes
Il s’encroûte

Sans fromage
Il s’enrage
Puis s’engage
Et propage  

Maladies
Aux ladies
Enlaidies
Puis raidies

Sans savons
Les bubons
Faux bonbons
Sont pas bons

Car ils tuent
Les têtus
Sans vertu
Qui ont cru

S’épargner
Pour gagner
De l’argent
Sur les gens

La morale
En cavale
Se tord sur
Tes morsures

Ça c’est sûr
La vie sûre
est bien dure    
Aux raclures     

La vie surit
L’ami sourit    
Missouri       
Indécis

Qui ravit     
Loin d’ici    
Les souris   
Sous le riz

Zéphira / b.c.lerideaurouge
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Publié par le 16 mai 2020 dans 8 Elucubrations

 

«Tombent les astéroïdes et souffle le vent» (16-05-2020)

«Tombent les astéroïdes et souffle le vent»
Qui les pousse jusqu’à nous au soleil levant.
Ils sèment la panique au Pays du Levant
Qui croit qu’un nouveau virus venu de l’avant-
Terrestre s’abat, balayant tout et lavant
Actes, symptômes et soupçons d’immoralité.
Les faits causent à mots couverts d’atrocités.
Les effets, cause d’une surmortalité,
Repassent, tels des fantômes, sur les cités.
S’installe la légende des astres cités.

Zephyra / b.c.lerideaurouge
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Publié par le 16 mai 2020 dans 8 Elucubrations

 

«Masse cul lin / Fée mie nain». (15-05-2020)

Le masculin avilit-il le féminin ?
Qui donc, de l’un ou de l’autre, est le plus malin ?
Quand la règle du genre
Devient du mauvais genre
Par ses manières honteuses,
Grammaire capricieuse
Et accords en détresse,
Notre pensée s’oppresse.

Chroniqueur
Croc ni cœur
Croc niqueuse  
Croc croqueuse          
Maître … Maîtresse
Mètre … mes tresses
Mettre … mettre S
Et les points sur les i.

Inventer,
Éventer
La belle linguistique,
Label orthographique,
Donnent accords dramatiques.

Le masculin … masque, cache le féminin.
L’arbre se casque pour s’enfoncer au jardin.  
La société accentue le détournement,  
Flattant IL, ne laissant à ELLE qu’ornements.  
N’y voir que l’ivoire lorsque la corne ment.

La grammaire accent tue
Écrasant les vertus
Creusant la différence
En toute indifférence
Masse cul lin
Fée mie nain

Silva / b.c.lerideaurouge
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Publié par le 15 mai 2020 dans 8 Elucubrations

 

«La Sécu te radine – CQFD Sardine – Qui la met en Sourdine» (08-05-2020)

Hydroxychloroquine          
Lorsque tu t’acoquines        
Avec la chloroquine          
Tu joues à la coquine          

Ta meilleure copine             
Observe ta bobine        
Souffle sur ta trombine        
Pour que tu te débines                

Tronche de cocaïne     
Tu tranches l’aubergine  
Auréolée d’épines        
Sur face d’aspirine         

Surface vipérine             
Entourée de glycine      
Tu nettoies la cuisine          
Pour une partie fine                   

Ta brûlure assassine          
Souvenir de l’usine             
Reçoit de la morphine                 
Pour que tu hallucines           

En pleine adrénaline          
Morsure d’aubépine           
Mort sûre à la rapine           
En plaine ou en ravine     

La Sécu te radine     
Et toi tu as le spleen       
La douleur te dandine            
Déglingue la machine            

Ton pauvre cœur s’échine        
Frappe ton âme en ruine            
Ton esprit tombe en bruine         
Goutte d’eau qui s’avine

Oza / b.c.lerideaurouge
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Publié par le 8 mai 2020 dans 8 Elucubrations

 

«Dedans Dehors» (08-05-2020)

On se dévore            
Des yeux d’abord           
Et puis du corps         
Et c’est alors                      
Que vient le cor         
Qui vibre encore          

C’est si sonore       
Que quand on dort        
Ses lèvres on mord          
Ses livres on sort           
Que l’on décore               
Et réassort.

Emma / b.c.lerideaurouge
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Publié par le 8 mai 2020 dans 8 Elucubrations

 

«Le retour de Richard 3 par le train de 9h24». Réalisation Eric Bu. Scénario, Dialogues Gilles Dyrek. Musique originale Stéphane Isidore. Avec Sophie Forte, Hervé Dubourjal, J.-G. Barbier, C. Bardery, A. Barbotte, L. Escaffre, A. Gardel, B. Alazraki, Y. Muller, G. Dyrek, … Film, Avant-Première vue le 07-05-2020)++

Sophie, forte de son expérience scénique,
Démarre en fanfare sur musique filmique
Qui entraîne plein champ en labeur labouré.
Repas de famille où les mots vont débourrer
Les situations latentes
Où ils sont tous en attente
De mises au point véridiques, très stratégiques.

Rencontre de travail, construire un personnage …
Dans un huis-clos qui les met en transe et en nage.
Condamné à faire la paix avec ses proches
Dont il s’est éloigné ; ce n’est pas dans la poche.

L’enjeu du psychodrame qu’ils reconstituent
N’a plus rien d’un jeu car les mots blessent et puis tuent.
Alternance de fiction et réalité
Où le scénario s’étire et reste alité
Dans une respiration qui tient en haleine,
Faisant bondir un yoyo entre amour et haine ;
Gaieté factice, rires forcés sur la peine.

En suivant le cours de la rivière et du flot
De paroles noyées dans l’incompréhension,
On s’attache à démêler le vrai du faux lot
De situations où les acteurs sous tension
Mettent et dévêtent leurs habits de paranos.

Pleurs contraints,
Sept contre un,
Tour à tour, ils se déboutonnent et passent à table,
Se foutant psychologiquement sur le râble.

Entre répétitions
Et manipulations,
L’épuisant «jeu de rôles»,
Une tragédie, frôle.

C’est le Monopoly
Du bluff et de la vie
Où demeurer poli
S’avère un vrai défi.

Leur forte interprétation théâtralisée
Écharpe à vif les êtres ridiculisés,
Perce à jour le côté sombre, banalisé.
Puissant film sincère pour dédramatiser.

Ça tient bien la route, même quand ça déraille,
Les fils conducteurs restent parallèles aux rails.
Ça tourne comme le porcelet sur sa broche
Quand leurs esprits fragiles et torturés s’embrochent.

Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge
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«Corona, prénom qui n’a de joli que le nom» (07-05-2020)

Carina    
Parraina       
Karina        
Qui niera            
Qu’on aura                     
Qu’à Paris    
Qu’on parie  

Qui n’ira     
Qu’au pays       
Canaries         
Qui ne rit        
Sans souris      
Sans soucis      
Sans sous si        

Corina     
Caréna       
Son dada       
Ventre à plat           

Corona    
Dessina          
Des traits pas    
Très sympas       
Du fracas

Mis à bas               
Le trépas        
Décima            
Quel dégât            

On traqua       
Le tracas       
Qui’s barra      
Débarras       
Patatras

Corona     
Bien s’enfla             
S’imbiba         
De tabac               
Et creva       
D’un crachat

Eva / b.c.lerideaurouge
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Publié par le 7 mai 2020 dans 8 Elucubrations

 

«Un burnout presque parfait !». De et avec Greg Genart. Mise en scène Denis Glayzal. Par «L’After Work Théâtre». (Avignon 2019, «Clash Théâtre», 16h45) (Avignon 2021, du 03 au 26-07, «Sham’s Théâtre», 16h00) (Captation vidéo vue le 06-05-2020)+

G.G., au «travail», se voudrait «presque parfait»
Et, pour la «solidarité», il semble fait.
Seul sur scène, sa quête d’emploi dégénère
Face aux difficultés qui lui mettent les nerfs.

Le mensonge, hissé au sommet des qualités,
Dans l’art des contrefaçons va se déliter.
Au «Sham’s Théâtre» d’Avignon, ce one man show
Grille les planches, soufflant le froid et le chaud.

Pour peindre le saugrenu, il n’est pas manchot
Et se donne à fond pour décrire les tableaux.
«Ragots», virus de la réunionite aigüe,
Greg dévoile tout ce devrait être tu.

Il s’amuse comme un fou furieux à conter
Les anecdotes et les enjeux à surmonter.
Il a «soif» de réussite et de «promotion».
Déchiffrez le «pneumatique» de ses actions,
Qu’il adresse avec toutes ses salutations,
Si vous aussi vous voulez une «augmentation».

Il dénude «performance» et relationnel
Face au miroir aux alouettes ouvrant leurs ailes,
Détrônant la concurrence mise au tapis ;
Et, derrière son expérience, il se tapit.
Au «Clash Théâtre», aussi, il relate sa vie.

Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge
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«Virus, ma bataille». (Huit mai, oui mais … 2020, en vain, An feint, enfin !)

Virus, ma bataille,
Faut que tu te tailles,
Faut que tu t’en ailles.
Mets ta gousse d’ail,
Contre ton chandail,
Traverse les rails.

Ici tu dérailles
Comme une canaille.
Tu nous appauvris
Le cœur et l’esprit.

Prendre le soleil
Reste une merveille
Que notre sommeil
Embellit. Pareil
Au miel des abeilles,
Le suc des oreilles
Sourdes à leurs pareilles,
S’envole aux corneilles.

Je suis confiné(e)
Comme un comprimé
Au fond de son tube.
Le monde m’entube.

Je suis compressé(e),
Plus jamais pressé(e)
Car le temps défile.
Je reste en ma file.

Mon circuit va pile
Entre ordi et piles
De trucs qui s’empilent
Et que je refile.

Depuis ma fenêtre
Donnant sur deux hêtres,
Je cherche les êtres
Pour me sentir Etre.

Il faut bien l’admettre,
Tout est à renaître ;
Mais tout m’appartient :
De l’air et du rien.

Un petit vaccin
Libère le sein
De toute oppression ;
Sautent les pressions …

… Pour mieux respirer,
La vie aspirer.
Je rêve d’azur,
Mais qui en a cure ?

L’humanité crie
Quand on la décrie ;
Culture s’écrit
Dans un beau gâchis.

Les navets sont cuits.
Liberté s’enfuit.
Job à domicile.
Virus imbécile,

Partout, s’insinue ;
On tombe des nues.
Quand tu traficotes,
Que d’autres tricotent
Et que l’on radote,
J’enfile ma cote …

… De maille, à l’endroit,
A l’envers. Tout droit,
Foncer de travers,
Surtout à travers
Le bois des travers
Du grand La Bruyère.  
Troubadours, trouvères,   
La joie ils trouvèrent.

Je m’arrache aux lierres,
Cours à la lisière,
Franchis La rivière,
Rejoins la rizière.
Chaque grain de riz
Sort et me sourit.
Réveil ! C’est fini !

Pour qu’on recommence,
Semons des semences,
Graines de bon sens …
Giratoire. On pense
Et l’on se dépense

Sans plus rien compter.
Plus rien à conter
A notre auditoire
Au fond des tiroirs.
Ne broie pas du noir,
Vis, récris l’espoir !

Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge
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Publié par le 6 mai 2020 dans 8 Elucubrations

 

Tour du Monde «Deliziosa». (Du 05-01-2020 au 26-04-2020)

La belle A.-L., hôtesse belge francophone,          
Se vautre dans un comportement qui détonne           
Avec la fonction qu’elle est censée occuper.     
Pour brasser de l’air vicié, elle en fait des tonnes,      
N’accordant crédit qu’à sa petite personne ;     
Seule son apparence l’a préoccupée.      

Elle se nourrit de ragots qu’elle colporte,                  
Les englue de sauce mensongère et en porte          
Les reliefs empoisonnés aux ouïes crédules,           
Les faisant gober jusqu’au fond des mandibules.       

Elle déforme tout et traduit de travers ;             
Le harcèlement constitue son ordinaire           
De propos dégradants au fiel autoritaire       
Déversé avec la force d’un lance-pierres.         

Inculte et incompétente, mais toujours fière,           
Dresser les uns contre les autres est son entière         
Activité exercée de façon altière.         
De grâce, mettez-la sur de courtes croisières             
Afin que ses hautes qualités de nuisance              
N’aient pas le temps d’éclore et de prendre naissance.                    

Qu’elle suive d’abord des leçons de français          
Avant de s’exprimer sur ce qu’elle ne sait.               
Calomnie et diffamation devraient s’exclure           
De l’équipe COSTA, mais elle n’en a cure.              
Je m’associe à tous les autres passagers         
Qui, par ses infamies, ont été outragés. 

Oza / b.c.lerideaurouge
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Publié par le 26 avril 2020 dans 6 Divers (s'y fier)