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«Les Flying Frenchies» envolent Chamonix. Création collective in situ pour les Deux-cents ans de la Compagnie des Guides. Avec Antoine Moineville (co-fondateur et guide), Anicet Leone, Véronique Tuaillon, Etienne Cordeau, Violaine Garros, Géraldine Rieux, Anne Pribat, Daniel Laruelle, Didier Bonnardel. Composition musicale Bastien Roussel. Par les compagnies «Flying Frenchies», «Gratte ciel», «Transe Express», «Inextremiste». (Chamonix, 14-08-2021, 18h00)★★

Un château de cartons, une malle percée,      
Le décor est planté pour une traversée      
Turbulente des airs, du sommet des falaises      
Des Gaillands. Slackline en hauteur hyper balèze      
Dans une remuante marche, vite à l’aise.      

Conçu spécialement pour la Fête des Guides,      
Créé par trois compagnies aériennes hybrides,       
Ce spectacle est l’aboutissement très fluide      
D’un vrai travail d’équipe qui s’envoie en l’air      
Sur un filin à peine plus gros qu’une bride.      
Face au Mont-Blanc, c’est une bouffée d’atmosphère      
Musicale qui accompagne la descente       
De la paroi. Valse en «poésie verticale»       
Pour chute libre contrôlée et parapente,       
Catapulte humaine en version originale.      

Un accordéoniste qui tutoie les cimes      
Chevauche une ligne sur laquelle il s’exprime,      
À environ soixante-dix mètres du sol      
Afin d’interpréter son do-ré-mi-fa-sol.      

Tissus aériens d’altitude, face à l’M,      
Prestations circassiennes telles qu’on les aime.      
Envol de plumes et contorsions vers les nuages      
Pour nous laisser de multicolores images.      

Une formation multiple, sans une ride,      
Fondée par des acrobates, dont  certains, guides.      
Ils savent tout faire,      
Afin de nous plaire.     
Surfer sur le fil de la vie pour satisfaire     
Leur dangereuse envie de highline au grand air.      
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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Note : 2 sur 5.
 

«Apocalipsync». Conception, Mise en scène, Interprétation Luciano Rosso. Co-mise en scène Maria Saccone. (Avignon, 21-07-2021, 19h20)★★★

Qu’est la vie à travers un hublot déformant             
Qui va, les géniales grimaces, accentuant ?         
Un véritable orchestre à lui tout seul, son corps,        
D’un clin d’œil, s’anime à la flamme qui dévore          
Tout sur son passage magnifiant le décor.          

Quelle est la mission ?       
Quelle est l’émission ?      
Belle est l’émotion       
Des locomotions ;          
A l’«Espace Alya»,      
Elle accompagna        
Chaque mouvement          
Toujours fascinant.             

«On achète des médicaments»,          
«On n’achète pas la santé» ;              
«On achète des plaisirs»,         
«On n’achète pas le bonheur».          
Voulant sortir de l’isolement,         
On se pique à la vérité.        
Il plonge dans un délire          
Fichant une flèche en plein cœur.          

Un mime déjanté et désarticulé       
Qui donne à voir une parole articulée           
A la perfection. Il maîtrise ses mimiques       
A trois-cent-soixante degrés. Du haut comique.              

C’est un  discours exclusivement corporel                    
Dont chacune des parties s’avère essentielle          
Quand, sur scène, s’envole son immense zèle         
Qui n’en finit pas de repousser l’irréel       
Développement de ses miraculeuses ailes.               
Divin contorsionniste, jusqu’au bout des doigts,     
Sa prestation est magique, comme il se doit.      
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  

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Note : 3 sur 5.
 

«Acquittez-la !» Texte, Mise en scène, Interprétation Pierrette Dupoyet. Par la «Compagnie des Vents Apprivoisés». (Avignon, 15-07-2021,11h50)★★★★★

La mère n’avait jamais besoin de personne,        
Elle faisait tout elle-même, sans qu’on sonne.      
La jeune fille rêve d’un «mari gentil»         
Qui, brusquement, devant elle aurait bien surgi.      

Au «Théâtre Buffon», la fête de mariage       
Perd de son éclat et tourne vite au naufrage.      
Elle ignore tout de l’homme qu’elle épousa,       
Jusqu’au jour où elle mit au monde Sarah.        
De grossesse en grossesse, vint un petit gars.      

Quand la violence apparaît et soudain s’installe,        
Elle éclate imprévisible en lourdes rafales,         
Tétanise, annihilant toute volonté.        
Alors, elle «apprend à subir et à se taire»,      
La multiple Alexandra, toujours maltraitée        
Malgré qu’elle vaque aux tâches prioritaires.      

Avilie et forcée à se sentir coupable,      
De réagir et choisir, elle est incapable.        
Dans l’engrenage infernal elle se sent prise,        
Peu soutenue et totalement incomprise.         

Texte et jeu, d’une puissance inconditionnelle,         
Interprétés par une actrice exceptionnelle      
Qui fait corps avec la salle et toute l’histoire.         
Une immense simplicité pour émouvoir,         
Sans masque ni fard, une vérité à voir.         
C’est au «Buffon», un témoignage incontournable        
Pour lutter contre les violences inacceptables.                                       
       
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Note : 5 sur 5.

 

«Masonn (Murs)». Danse contemporaine – Vidéo. Chorégraphie Max Diakok. Vidéo-Scénographie Claudio Cavallari. Interprétation Esther Trusendi, Maryem Dogui, Omar Cretella, Jérémie Polin. Par la «Compagnie Boukousou». (Avignon, 09-07-2021, 21h45)

Ils évoluent chacun dans leur monde, murés     
Dans l’incapacité de pouvoir murmurer,     
Échanger sur ce qui les affecte vraiment.     
«Au Golovine» , se libèrent les élans     
Dans une danse constructive par fragments     
Rythmés de leur impatience et trépignements.     

La résonance cadencée ferait tomber     
Les cloisons psychiques aux bruyantes retombées.     
Comment abattre le mur d’incompréhension     
Et lever les barrières en multiplication     
Pour que la lumière unisse enfin leurs actions     
Et que les faisceaux se dispersent en filaments,     
En éclats d’étoiles apaisant le firmament.                  
       
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Note : 1 sur 5.
 

«Ikuemän». Mât chinois. Conception, Chorégraphie, Jeu, Rafael de Paula. Et avec Béa Debrabant, Joana Nicioli, Harold de Bourran, Ward Mortier, HectorIgnacio Diaz. Par la «Compagnie du Chaos». L’Occitanie fait son quatorzième cirque à l’île Piot. (Avignon, 07-07-2021, 11h00)★★

La structure circulaire abritant les mâts      
Offre une vue panoramique sur les pas       
Franchis à la verticale, de haut en bas,       
Et en une lente montée vers les sommets      
À franchir les obstacles d’un chemin de croix      
Sans cesse renouvelé, qui se voudrait droit.     

Lente descente aux enfers sous lesquels ils ploient      
Rampant sur la terre inégale par endroits.      
Ils se heurtent aux cinq piliers des réalités      
Qu’ils cherchent à contourner par la fraternité.      

S’accélère leur grand désir de liberté      
Dans un rituel aux marques délimitées.      
Course-poursuite allant explorer d’autres champs      
De vision en espérant gagner de l’avant.      

Une construction totalement maîtrisée      
De leur performance qui a électrisé       
Tout le chapiteau récemment normalisé.       
Trouver refuge dans un monde divisé.       
«Dans la langue des Kayapos, Ikuemän»      
«Signifie marcher». Droit où le ciel les entraîne.            


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Note : 2 sur 5.
 

«No way, Veronica» ou «Nos gars ont la pêche». Comédie d’Armando Llamas. Mise en scène Jean Boillot. Création musicale David Jisse. Avec Isabelle Ronayette, Philippe Lardaud, Jean-Christophe Quenon, Hervé Rigaud. Par la «Compagnie La Spirale». (Avignon, 06-07-2021, 15h15)★★

Blancheur inquiétante répercutée en peur      
D’où s’échappent des sons aux ondes de frayeur.      
Une surprenante et surréelle atmosphère       
Nous emporte de l’autre côté de la sphère  
Météorologique dans des crissements       
Qui s’interprètent en magnétiques tours de chant.     

Des bruitages buccaux      
Et aussi musicaux      
Emplissent la station      
De leurs répercussions.      
Concert original      
En version digitale        
Et aussi orchestrale.      

Pas de chance pour toi, Belle Veronica,        
C’est sans issue avec les machos que voilà.
Une parodie d’extraits filmiques avec voix      
Contrefaites des plus grands acteurs d’autrefois.      

Dans une danse électroniquement sauvage,      
Basse et clavier en batterie font un carnage        
D’orgie sonore en un monde apocalyptique      
Aux effets bourrés de polyester comique.         

Dans «la nuit du solstice, nos gars ont la pêche»       
Pour se livrer à quelques pratiques de pèche      
Qu’abrite le grand «Théâtre Onze-Gilgamesh»        
En proie au délire collectif rock flammèches.         
       
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Note : 2 sur 5.

 

«Je Hurle». Poèmes de Mirman Baheer. Dramaturgie Magali Mougel. Mise en scène Eric Domenicone. Jeu Faustine Lancel, Yseult Welschinger (Conception marionnettes). Musique Jérôme Fohrer. Par la «Compagnie La soupe». (Avignon, 06-07-2021, 13h05)★★★★

«Etre une fille, une femme, en Afghanistan»,      
Se résume à une condition de néant.      
Vie de crainte en continuel enfermement       
Où, s’exprimer, expose à la mort, sûrement.      

Écriture : acte de rébellion à punir ;      
Un «nom de plume» sur du papier qu’on déchire,        
Poétesse en herbe, fantôme plein de bleus,       
Elle «se suicide en s’immolant par le feu».        

«Un objet de plaisir, un jouet pour les hommes»,        
Une poupée de chiffon, malmenée, en somme.       
Sans avenir,        
Elles délirent ;        
La liberté égale la honte à cacher.         
«Les Talibans reprennent le pouvoir armé».        

Héroïnes de feuilles froissées, repliées          
Sur elles-mêmes, que l’on fait toujours plier,        
Blanches figurines fabriquées sur la scène        
Dans un bruissement de meurtrissures obscènes …     
      
Car il n’est pire crime que de naître fille           
A mater à coups de boule pour jeu de quilles.           
«Il n’y a que la mort pour effacer la honte»          
D’écrire et de souhaiter être prise en compte.        

C’est un témoignage fort bien documenté         
Sur de simples supports qu’ils nous font miroiter.           
Théâtre du «Onze-Gilgamesh»,           
Il est urgent d’allumer la mèche          
De la réflexion         
Sur la condition         
D’une moitié de population         
Qui devrait relever haut le front.                    
       
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Note : 4 sur 5.
 

«Là, se délasse Lilith …» Manifestation d’un corps libertaire. Chorégraphie Marinette Dozeville. Création musicale, Interprétation Uriel Barthélémi. Et avec Frédéric Xavier Liver. (Avignon, 05-07-2021, 22h30)

Un coup de tonnerre dans les mentalités,     
Lilith s’étire en sa suave égalité.      
Concert où la batterie s’époumone à fond,      
Sons aussi intenses qu’une chape de plomb.      

«Caserne des Pompiers», se libère le corps      
De ses attaches rétractables dans l’effort.       
La nudité guerrière reprend tout son sens       
Dans une pose lascive d’auto-défense.      

Elle lutte avec et contre les éléments,      
Accompagnée d’une musique de tourments.        
Mise en position de vaincre toute la Terre,      
Elle se prépare à sa conquête première.       

La super-humaine aux muscles solidifiés        
Se refuse à n’être qu’une femme atrophiée           
Et c’est pourquoi elle danse sa liberté          
Dans sa totale et frappante modernité.        

Elle porte en scène sa volonté de vivre        
Dans un élan de sincérité qui l’enivre.          
Les bras, les jambes élancés vers l’auguste ciel,         
Elle semble se détendre vers l’arc-en-ciel.            
       
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Note : 1 sur 5.

 

«Buffalo Boy». Conception, Écriture, Jeu Gabriel Hermand-Priquet. Et avec Romain Landat. Composition musicale Vincent Martial. Dramaturgie, Mise en scène Virginie Schell. Par la «Compagnie L’Ateuchus». (Avignon, 05-07-2021, 20h30)

La légende de Buffalo et des bisons      
Fait rêver le gamin qui n’a pour horizon      
Que l’école, s’il ne veut aller en prison.      
«Sa course fait corps avec la terre»      
Sans se soucier du temps éphémère.     
Marionnettes et flûte traversière      
Pour jouer les Apaches en colère.      

Mi-monstre, mi-bison, à tort      
Se sent comme le Minotaure.      
Évasion scolaire en Centaure.      
La guimbarde       
Du vieux barde      
Et ça barde.

«La paix se signe à l’épée», dit le militaire      
Qui défie l’indien et son traité pour ses terres.      
L’ordre appartient, sans aucun doute, au Général,      
Tandis que le shérif s’occupe de morale.      
C’est à la «Caserne des Pompiers», souveraine,      
Que la marionnette se fait contemporaine.           
       
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Note : 1 sur 5.
 

«La ligne solaire». De Ivan viripaev. Traduction Gilles Morel, Tania Moguilevskaïa. Mise en scène Illia Delaigle. Création musicale Arnaud Dieterlen. Avec Emma Barcaroli, Mathieu Saccucci. Par la «Compagnie Kalisto». (Avignon, 05-07-2021, 18h15)★★

«La ligne solaire à cinq heures du matin»     
Éveille les émotions d’un couple incertain.     
«Bienvenue chez les Solarline» en discussion      
Sur l’état de leur «sept ans» de pseudo-passion.      

La vidéo intrusive en l’appartement      
Agrandit le champ de vision complètement.      
Mise en scène soignée, confortable décor      
Centré sur le miroir cerclé de rayons d’or.      

Rien ne tourne rond dans leur existence amère      
Où les disputes s’enchaînent sur «niqu’ ta mère»,              
Se déchaînent au non du «fils de pute», sur l’air      
De chansons qui dévoilent un sale caractère.      

Une maison connectée qui aspire l’âme      
Des conversations transpercées à coups de lames.      
A la «Caserne des pompiers», l’incendie rage      
Sur les flammes que l’imagination dégage.      

C’est une romance qui se chante et déchante,      
Griffant la pluie d’injures de leur mésentente.      
Toujours sur la corde raide de leurs exploits,      
Ils s’échinent à se reconquérir et ils ploient      
Sous les chaînes qu’ils ne parviennent pas à rompre      
Tant ils préfèrent passer du temps à corrompre      
Les efforts, qu’alternativement, ils se montrent.

Violence verbale dans un jeu à l’encontre      
De ce qui les fait vibrer tout contre, tout contre …     
Le franchissement de la ligne imaginaire      
Peut-il être fait par Barbara et Werner ?     

Psychodrame mortel pour tout foutre par terre      
Et recommencer à ensemencer la sphère.      
Drôle de jeu les menant tout droit dans l’enfer
D’un corps à corps musclé, sordide et solidaire.      
«Pur diamant» perdu en ce monde réfractaire.         
        
       
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Note : 2 sur 5.
 

«Perfidia». Écriture, Mise en scène, Interprétation Laëtitia Pitz. Par la «Compagnie Roland furieux». (Avignon, 05-07-2021, 16h15)

Dans l’histoire de «Perfidia»,      
On entre à vif dans le débat.      
Sur fond de guerre, naît Eva.     
«Caserne des Pompiers», la lecture rythmée      
Retrace tout un monde englouti, désarmé,      
Sur fond de poésie musicale animée      
Où chaque phrase est vive et fort bien balancée,      
En cadence comme du slam      
Qui s’agite en langues de flammes.      

La tombe de la fertilité      
Se ferme sur la fin de l’été      
Et sur la guerre de l’Algérie      
Qui n’en finit pas d’être aguerrie.      

«Les parties génitales, coupées, dans la bouche»,      
Figurent la tragique destinée qui touche       
Une population apeurée que l’on couche     
Jusqu’à la rendre aussi inerte qu’une souche.     

«Le verger d’orangers»      
Brûle non loin d’Alger.      
«Une balle en plein cœur»      
D’écrits faits de noirceur       
Des cris noyés de pleurs       
Des bruits qui lui font peur.      

Mots qui cognent dans la poitrine      
Comme on frappe à une vitrine.      
«Les promesses ne sont que des mensonges à naître»      
Qui tricotent d’invisibles fils à paraître.      

«L’enfant-poème et l’enfant-souffle»      
Se donnent la main dans un pays qui s’essouffle.      
Lalla s’étouffe de questions      
Donnant le vertige à la terre en perdition.      

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Note : 1 sur 5.

 

«Rabudôru, poupée d’amour». Texte, Mise en scène Olivier Lopez. Avec Alexandre Chatelin, Laura Deforge, Didier de Neck, David Jonquières. Par la «Compagnie La Cité Théâtre». (Avignon, 05-07-2021, 14h00)★

Fabrication de «poupées d’amour» pour adultes,              
Pour des hommes que la facilité occulte            
Et qui sont prêts à tout pour que leur joie exulte.         
«Contribuer à anéantir notre image»          
De femme faite objet, voilà qui nous enrage.            

«Résister en silence et à la japonaise»,         
Sans blesser personne et que tous soient bien à l’aise.        
«Porter un brassard pour marquer le désaccord»,           
Forme de manifestation de prime abord.            

«Love doll», poupée thérapeutique            
Brisant la solitude unique.          
En ralentissant la maladie d’Alzheimer,          
Cette poupée sociale fera un malheur.            

«Faire semblant, simuler notre humanité»          
Par l’intermédiaire des poupées habitées              
Par les sentiments qui les font ressusciter           
A la vie presqu’enfin normale              
Même si ça semble immoral.           
Lucie, poupée phénoménale           
Qui sort votre vie du banal.            

«Théâtre des Halles»,         
La poupée déballe            
A coups de scandales             
Son lot d’argent sale.           

Sous les gros projecteurs,            
L’usine fait son beurre.            
Méprisant les valeurs,           
Ils ont brisé les cœurs             
En perte et déshonneur.                        
        
       
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Note : 1 sur 5.
 

«Incandescences». Face à leur destin – Episode 3. Texte, Mise en scène Ahmed Madani. Avec A. Camara, I. Diop, V. Leclaire, M. Ntotcho, J. Plaisir, P. Quy, M. Rahmani, J. Rezgui, I. Zak. (Avignon, 05-07-2021, 11h00)★★

«Incandescence» dans le feu des sentiments        
Qui abolissent la maladie et la mort.          
Vaste tour du monde des enfants, en dehors            
Des sentiers battus et des divers accidents.             

«La Terre s’arrête de tourner» quand on aime.            
On suit le parcours de ces neuf jeunes aux problèmes                
Identiques et identitaires qui les mènent             
Au «Théâtre des Halles» sur la grande scène.              

Neuf manières différentes de voir la vie,              
Que l’on vienne d’Asie, d’Afrique ou Cracovie.           
Leur chant, chaudement coloré, les réunit                
Dans la danse vitale où l’esprit s’accomplit.             

Quand la téléphonie s’en mêle,          
Que les conversations s’emmêlent,           
Leur vies se croisent pêle-mêle,             
En virtuel ou en réel.            

Un bon rythme, sur une musique endiablée,        
Pour ce troisième volet largement sablé          
De sensations grandissantes tout affublées           
Du feuillage de «l’arbre de la connaissance»,          
Sans «barrière» de la découverte des sens.                

Le viol de sa conscience,            
«Le cri de son silence»,         
L’horrible impertinence          
De fausse obéissance            
Qui maintient en souffrance            
La femme sans défense.             

Un spectacle aux couleurs         
D’espoir et de valeurs           
Aux antiques racines           
D’amour qui se décline           
A travers les épines ;             
Construire sur les ruines.              

Ils sortent de leur moule          
Quand la vérité roule          
Et passent leur message          
A travers de francs gages         
Nous ouvrant grand leur cœur           
Sans haine ni rancœur.           

Vivre sa vie plein gaz        
Sans être «mis en case».        
Quand frappe Cupidon,          
L’amour révèle un don.                                                              
       
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Note : 2 sur 5.
 

«Salut, Commune !» Composition de textes de Victor Hugo, Louise Michel, Prosper Olivier Lissagaray, Arthur Rimbaud, Clovis Hugues, Jean-Baptiste Clément, … Adaptation Franck Guilbert. Mise en scène Emmanuèle Stochl. Avec Claire Ruppli, Franck Guilbert, Stéphan Moutot (Saxo). Par la «Compagnie Théâtre 15». (Avignon, 04-07-2021, 17h00)★★★

«Théâtre des Vents», un assemblage de textes     
Pour raviver «La Commune» se fait prétexte.     
Un spectacle qui tombe à pic dans le contexte     
De la disette intellectuelle complexe     
Où la nourriture spirituelle manque     
Quand le virus ferme les coffres de la banque     
Du savoir, laissant le peuple affamé en vain     
Face aux théâtres que l’on a fermés sans fin.     

Montage éclectique qui ranime la flamme     
Des grands combats où participèrent les femmes.     
Émouvante et palpitante interprétation     
Qui rafraîchit la mémoire avec conviction.

Un duo d’acteurs à la voix claire et prenante     
Se met en bouche les paroles éclatantes     
Afin de réclamer haut et fort la justice     
Qui s’attarde sous de fallacieux artifices.     

Le son du saxophone accompagne en ténor     
L’action populaire mettant bas le décor     
Dans un juvénile élan qui tous les dévore.     
«L’enfant a la candeur et l’homme le remords».     

De quoi donner la chair de poule et le frisson     
Grâce à leur belle énergie tout à l’unisson.      
Dans cet historique et vaste tour d’horizon,     
Les valeurs républicain’(es) s’attaquent aux prisons     
Des mentalités, sans aucune concession,      
Pour vaincre férocement leurs désillusions.     

Un peu de poésie dans cette poudrières     
Sort les batailles communardes des ornières,     
Car, quand «un empire et son empereur s’effondrent»,       
Ce sont tous les prolétaires qui vont refondre     
Les bases d’une lutte nouvelle à confondre     
Les anciennes pratiques qu’il va falloir fondre.                
              
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Note : 3 sur 5.

 

«Home. Morceau de nature en ruine».  Projet, Mise en scène Magrit Coulon. Avec Carole Adolff, Anaïs Aouat, Tom Geels. Par la «Compagnie Wozu». (Avignon, 03-07-2021, 10H00)★★

Une salle d’attente meublée du silence     
Qui va filtrer les bruits qui ont de l’importance,      
Ceux de toutes les parties du corps en souffrance     
Dans une solitude de désespérance.     

Des mimiques où s’exprime toute la douleur      
Du passé et des souvenirs qui s’en échappent.      
Chaque geste compte, prenant une autre ampleur,     
Et se décompose en maints détails qui vous happent.      

Une tristesse joyeuse d’un quotidien     
Sans avenir se mime sur le parchemin     
De leur vieux visage et de leurs tremblantes mains.     
Des déjections alimentaires forment un lien     
Sur lequel se trace un éphémère chemin.     

Un reportage issu de maison de retraite,     
Découpé, assemblé en forme de saynètes     
Au vécu habilement travaillé en prise     
Directe avec les réalités des surprises     
Que l’on découvre encore au «Théâtre des Doms».    
Justesse drôle de ce spectacle au bon ton.      

Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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Note : 2 sur 5.
 

«Jubiler». Texte Denis Lachaud. Mise en scène, Musique Pierre Notte. Avec Benoit Giros, Judith Rémy. Par la «Compagnie L’Idée du Nord». (Avignon, 23-06-2021, 13h45)★★

Tout n’est qu’une question de sens …       
Giratoire de la présence            
Du langage d’auto-défense ;               
Débit de parole en confiance.           

La mise à nu des sentiments       
Rhabille les mots du moment,           
Exécutés par le tranchant             
De la réaction qui dément           
Les gestes de l’emportement.            

La rencontre de deux défis        
Booste les peurs et les envies.          
Par leurs conversations croisées,            
Ils défrichent leurs cœurs boisés,        
Hérissés d’épines alarmées,          
Pour finir par s’apprivoiser.             

Des relations conflictuelles       
Sur la solitude réelle         
Bannissent le conventionnel         
Des situations optionnelles.          

Une seconde vie d’angoisse          
Où ils luttent contre la poisse         
D’une vie entière à s’aimer.        
Théâtre «Artéphile», ils vont semer          
Les graines d’échanges à se pâmer.          

«Il faut vivre tant qu’il est possible de jubiler».        
Histoire à choisir les événements à juguler,        
Pour que la vie entière ne soit pas ratée         
Par ces péripéties aux conclusions hâtées.          

Comment atteindre un objectif         
Sans qu’il soit tiré par les tifs ?        
Réflexion sur un couple actif         
Qui cherche des liens constructifs.          
Texte à fleur de peau et à vif !         

Une montée au firmament          
Des discussions où l’on se ment           
Pour échapper aux manquements.          
Liberté dans l’enfermement          
Et dans la gestion des tourments.          

La prise de risque fleurit          
Sur ceux qui s’octroient une vie         
En dehors des sentiers battus          
D’un dialogue à bâtons rompus.                       
       
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Note : 2 sur 5.
 

«Je ne suis pas de moi». D’après «Les Carnets en marge» de Roland Dubillard. Adaptation, Mise en scène Maria Machado, Charlotte Escamez. Avec Denis Lavant, Samuel Mercer. Chorégraphie Julie Shanahan (Tanztheater Pina Bausch). Par la «Compagnie Tangente». (Paris, 19-06-2021, 21h00)★★★

«J’écris pour que mon angoisse se prolonge».          
Sur le papier, les mots s’étirent et s’allongent.           
«Je ne suis pas né, je suis là» ; et ça le ronge.          
Il se dédouble en dialoguant avec lui-même ;              
«Laissez-moi tranquille en face de moi-même»         
Afin que, dans l’introspection, il se plonge.                

Excellent duo rivalisant de talent        
Pour proposer de friands extraits de Roland         
Dubillard que l’on découvre différemment           
Par le biais de son «Journal» vu intimement.            

Une performance d’acteurs aux pirouettes,          
Cascades orales et physiques qui se répètent ;            
Quelques équilibres qui font perdre la tête          
Dans un vertige de sensations qui inquiètent.        
Texte généreux et croustillant à souhait,         
Qui étale la vie, la mort, et s’en repaît.          

Au Théâtre «Le Rond-Point des Champs-Elysées»,           
Les pensées défilent de façon aiguisée,          
Bien soutenues par une écriture avisée.           
Réflexion sur l’acte d’écrire et les brisées        
De l’existence, qui laisse paralysés           
Les états d’âme, qu’eux deux, vont concrétiser.                    
       
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Note : 3 sur 5.
 
 

«Un Poyo Rojo». Théâtre physique argentin. Chorégraphie Luciano Rosso, Nicolàs Poggi. Mise en scène, Lumières Hermes Gaido. Avec Alfonso Baròn, Luciano Rosso et un poste de radio émettant en direct. (Avignon, 14-07-2015, 21h30)★★★★ (Paris, 16-06-2018, 19h00)★★★★ (Paris, 19-06-2021, 18h30)★★★★

(Avignon, 14-07-2015, 21h30)★★★★

Échauffement de deux sportifs de haut niveau          
A qui l’on en demande toujours un peu trop.          
Comment évacuer tout le stress du cerveau …            
Quand il faut que l’on soit au meilleur de sa forme ?          
Dès lors, la parole transcende le hors norme,           
Pour n’avoir plus à se dire dans le conforme,          
Et, seulement en gestuelle, se transforme.         

On s’épie et l’on se jauge par le regard.            
Les rivalités s’affichent, creusant l’écart           
Entre des performances toujours plus fantasques,        
Où l’on ose tout et prend des risques sans casque.            
Dans des affrontements de grande qualité      
S’exprime leur évidente dualité.           
C’est un jeu de séduction devant les placards           
Du vestiaire suintant la sensualité,              
Quand faire chuter l’autre, même par hasard,          
S’inscrit dans la maîtrise et la duplicité.            

Deux coqs sportifs s’affrontent          
Sans vergogne et sans honte,                 
Montant sur leurs ergots              
Pour préserver l’égo.               
Alors ils se mesurent             
Sous toutes les coutures.              
Tour à tour ils pavoisent               
Et puis ils s’apprivoisent.           
Prouesses corporelles.         
Le talent se révèle            
Dans des imitations             
Et gestes d’exception. 

Au « Théâtre du Roi René »,         
On découvre leur destinée          
Que le « Théâtre du Rond-Point »       
Accueillera en coup de poing          
Aux idées reçues faisandées.            
Très chaudement recommandé !           
Remarquable interprétation         
Qui donne de jolis frissons.           
Dans une gymnique leçon,           
Leurs défis font l’admiration …


(Paris, 16-06-2018, 19h00)★★★★ 

C’est au « Théâtre Antoine »           
Qu’un coq rouge pivoine          
Toise une blanche couenne.          
Picorant leur avoine,          
Gonflant le péritoine,           
Ils grattent et se pavanent.          
Leur gorge, bel organe,           
S’enfle quand ils crânent.         
Idées jamais en panne          

Pour une vie diaphane. 

(Paris, 19-06-2021, 18h30)★★★★

Au «Rond-Point des Champs-Élysées», leur show très hot,         
Nous mène au paradis des idées sans calotte.           
A voir et à re-revoir sans modération,           
Pour pénétrer leur esprit de compétition.          
Un spectacle totalement décomplexé         
Qui remet les idées en place sans vexer.

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Note : 4 sur 5.

 

«Trois ruptures». De Rémi De Vos. Mise en scène Clara Pelle, Amélie Hologan. Avec Julien Watre-Pelle, Cornélie Havas, Clément Héroguer, Laura Charpentier. Par la «Compagnie L’Aiglon». (Paris, 18-06-2021, 19h45)

«C’est une expérience gustative absolue»         
Que nous propose la «Comédie Saint-Michel»       
Dans une «addition plutôt salée» et cruelle,          
Au grand jeu de la vérité et du cocu.         

Ces trois ruptures       
Ont fière allure.       
Faim d’aventure              
En meurtrissures.       
Les flétrissures         
De l’amour durent.                 
 
Comment se détruire dans un art consommé           
Quand la flamme s’est finalement consumée,       
Quand la violence         
A double sens         
S’inverse en rôles        
Plus ou moins drôles.            

Séparations pleines de remontées acides          
Quand on ne comprend plus trop ce qui se décide,         
Que la vie, brutalement, devient insipide.        
Amputé de l’autre, on se retrouve invalide,            
Le cœur en compote, avec un grand mal au bide.          

Jeu manquant de conviction pour le jeune amant,          
Époux et père qui ne rentre pas dedans.           
Les autres comédiens sont beaucoup plus crédibles             
Pour faire passer leurs ressentiments au crible       
Dans le Dernier Repas, Pompier, l’Enfant Tyran ;               
Trois thèmes vus, radicalement différents.                                           
       
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Note : 1 sur 5.
 
 

«La Ménagerie de Verre». De Tennessee Williams. Traduction Isabelle Famchon. Mise en scène Patrick Alluin. Avec Sarah Cotten, Pablo Gallego, Léo Lebesgue, Agnès Valentin. Par la «Compagnie Mireno Théâtre». (Paris, 17-06-2021, 21h15)★★

Se présente «la vérité sous l’apparence»         
«Plaisante de l’illusion» qui masque les sens         
Exacerbés par la marque de la puissance.           
«Essaïon», l’appétit défie les convenances.        

«L’infirmité», en très «légère imperfection»           
Se mue. On assiste aux grandes transformations         
D’une famille réfugiée dans l’affliction.            
Le mariage peut-il être la solution ?        

«Le monde entier attendait les bombardements»          
Qui, à tous, apporteraient de grands changements.         
«Toutes les jeunes filles sont de jolis pièges»           
Afin de leur permettre de tenir un siège.          
Quand les mères choisissent l’avenir des filles,           
Elles décident jusqu’au bouquet de jonquilles.            

Fragile comme sa «Ménagerie de Verre»,         
Laura s’éloigne de la vie à fleur de nerfs,          
Se dissimulant derrière un cache de fer            
Pour la maintenir à distance de la sphère          
Publique qui la sortirait de son mystère.        
                  
        
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Note : 2 sur 5.
 
 

«Quand je serai un homme». Écriture, Mise en scène, Jeu, Catherine Hauseux, Stéphane Daurat. Second volet du diptyque autour de la transmission. Avec la complicité de Jérôme Ragon. Par la «Compagnie Caravane». (Paris, 17-06-2021, 19h15)★★★

«Ça veut dire quoi être un homme», dans la vie             
De tous les jours : savoir dominer ses envies ?          
Réfléchir, assumer le partage des tâches ?          
Assurer le gros œuvre caché par des bâches ?         

«Faut aussi que les femmes apprennent à dire NON»          
Malgré la fausse honte qui leur monte au front.            
Être un homme, est-ce être physiquement plus fort ?         
Une vraie question de volonté et d’effort.             

Être un homme, est-ce avoir le pouvoir de pouvoir ?          
Un spectacle d’une grande tendresse, à voir          
«Théâtre Essaïon» pour continuer à croire          
Que l’on se construit avec un autre regard           
Que celui qui se réfugie dans la bagarre.           

Moi, «je ne veux pas le séparer de sa mère»,
Mais juste «ne pas le séparer de son père».
Être un homme, c’est trouver ses propres réponses
Sans que, dans le crâne, on les lui dicte et enfonce.
Représentation conçue avec la finesse
Et tout l’art consommé de la délicatesse.                           
       
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Note : 3 sur 5.

 
 

«Sur un air de Tango». De Isabelle De Toledo. Mise en scène Pascal Faber, Bénédicte Bailly. Avec Michel Papineschi, Chloé Froget, Damien Boisseau. Par la «Compagnie Treize». (Paris, Phénix Festival, 16-06-2021, 21h00)★★ (Festival d’Avignon 2022, La Luna)

Y a-t-il un âge pour être «raisonnable»,        
Pour se ranger et mettre les pieds sous la table,            
Quand profiter d’une vie encore agréable           
Conduit à quelques facéties inénarrables …        

«Sur un air de Tango»,          
Au «Studio Hébertot»,          
Leurs sentiments fluctuent selon la météo,         
Quand l’existence les mène tous en bateau.           

«Julia a des yeux à renverser un cargo»             
Et à faire chavirer bien des matelots.             
Histoire de famille où le cœur vire à l’eau             
De boudin, sur fond marin quand chantent les flots.           

Un sympathique restaurant bistrot de port          
Abrite un chaleureux et fonctionnel décor.             
Une poésie sur un goût de vieux Bordeaux             
Quand les bouchons pètent et que coule le radeau.                 
        
       
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Note : 2 sur 5.
 

«Caligula». De Albert Camus. Mise en scène Bruno Dairou. Avec Pablo Chevalier, Edouard Dossetto, Josselin Girard, Céline Jorrion, Antoine Laudet, Antoine Robinet. Par la «Compagnie des Perspectives». (Paris, Phénix Festival, 16-06-2021, 19h00)★★(Festival d’Avignon 2021, 18h10)

«Il est parfait, scrupuleux et sans expérience»,       
Pensèrent les ministres aimant les manigances.           
«Caligula», le cynique, use d’arrogance         
Pour faire trépasser ses crimes et ses outrances.          

«Il voulait la lune et décrocha l’infortune».         
«Gouverner c’est voler», à autrui, leur fortune.                    
La folie du pouvoir se nourrit des rancunes,          
Tyrannise et fait tomber les têtes une à une.             

«Il transforme sa philosophie en cadavres»         
Défigurant la paix, la privant de son havre.        
«Studio Hébertot», même les morts tremblent en terre         
Tant l’empereur dégénéré et sanguinaire         
Fait le vide autour de lui jusqu’au fond des airs.           
La «Salle Tomasi» creusera le désert,         
Délogera les monstres aux confins des Enfers.                               
       
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Note : 2 sur 5.

 

«Les Maux Bleus». Écriture, Interprétation Chrystelle Canals et Milouchka. Mise en scène Hervé Lavigne. Par la «Compagnie de l’Eclair». (Paris, 15-06-2021, 20h00)★★★(Festival d’Avignon 2021, 17h40)

«Les Maux Bleus», c’est un violent coup de poing au cœur             
Qui pince quand la couleur vire à la noirceur.         
«Pas une question de genre mais de pouvoir»          
Exercé en force sur le fil du rasoir.           
«La peur devenue un membre de la famille»          
Qu’on ne quitte jamais, qui, dans le corps, fourmille.           

D’abord «L’Essaïon» puis «La Luna» d’Avignon          
Sont le théâtre d’incompréhensibles gnons            
Et témoins d’inacceptables situations.             
«J’ai pas choisi de souffrir, j’ai choisi d’aimer».        
Comment y parvenir sans être décimée ?             
Refusant de se faire tripoter l’oignon …                     

Cas où «la femme comme instrument de vengeance»,            
Sert à régler les comptes d’une sale engeance.              
«On s’habitue à l’idée de sa propre mort»,            
A n’être qu’une femme-objet dans le décor.          
«Lui, habitué à sa violence»,           
«Elle, habituée aux conséquences».               

Certes, «tout est une question de perception» …            
Ce qui est juste n’est pas forcément justice.           
Grande inégalité dans l’interprétation             
De la douleur ressentie face aux sacrifices            
Supportés sur la longue échelle des sévices.           

«L’acceptation de sa propre haine de soi»,         
Suite à la honte et aux quolibets qui font poids ;                 
Pour s’en sortir, a-t-on vraiment fait le bon choix ?         
Dans la souffrance, a-t-on la tête de l’emploi ?           

La danse de la vie       
Pour aider à l’oubli ;        
Effacer les conflits            
Du corps et de l’esprit.                    
        
           
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Note : 3 sur 5.

 

«Novecento : Pianiste». D’Alessandro Baricco. Traduction Françoise Brun. Mise en scène, Interprétation Laurent Orry. Par la «Compagnie Les Ames errantes». (Paris, 15-06-2021, 16h00)★★★(Festival d’Avignon 2021, 16h20)

«Théâtre Le Lustre de la Nouvelle Athènes»,         
Puis au «Grand Pavois», s’époumone la sirène           
Du paquebot abritant le plus grand pianiste         
Qui, toute sa vie, joua sur la même piste.          

Novecento possède l’univers d’étoiles         
Qui déchirent l’océan en lambeaux de toile,        
Entre ouragans et tempêtes. Sa vie entière,           
Il la passa exclusivement sur la mer,           
Lui, l’orphelin, qui ne mit jamais pied à terre.               

Un débit aussi rapide que le navire          
Rempli de passagers avides de loisirs.         
«Vingt-sept ans que le bateau lui volait son âme»,           
Seul avec le piano pour déclarer sa flamme.              
De grands duels à coups de morceaux de bravoure           
Où les musiciens s’affrontent en notes d’amour.             

Dans une émouvante performance d’acteur,            
Il lance un feu d’artifice qui touche au cœur.            
«La Terre est un bateau (beaucoup) trop grand pour moi»,        
Pour que j’y risque seulement le premier pas.         

«Ce navire file tel une boule»            
«Sur le billard de l’océan» où roulent        
Les vagues quand se soulève la houle        
Et c’est un flot d’harmonie qui déboule.             

Vie unique de sonorités musicales             
Dans une explosion de mots pour le festival            
D’Avignon. Les accords vibrent en l’imaginaire          
Monde sensoriel que la parole libère.                        
       
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Note : 3 sur 5.