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Archives de Catégorie: 5 Festival d’Avignon

« Cantate pour Lou von Salomé ». De et par Bérangère Dautun. Avec aussi Sylvia Roux. Mise en scène Anne Bouvier. (Paris, 14-01-2018, 17h00) ++

Lou naît « le jour de l’abolition du servage »,
A Saint-Pétersbourg dont elle fuit les usages.
Un pan de tissu où défilent les images
Gravées au fond des yeux d’une fillette sage
Mais qui, le sport et l’indépendance, envisage.
Quinze tableaux, quinze personnages en deux actrices
Dans un jeu qui se montre totalement complice.

De Nietzsche à Paul Rée, le génie stimulateur
De Lou trouve partout un écho ravageur.
Malwida, Frieda, Andreas, Rilke, jalonnent
Sa vie quand l’analyse de Freud la talonne.
Une « vie pour que la douleur devienne joie »
Au « Studio Hébertot » où l’écrit se déploie
Avec la fluidité d’un oiseau de proie.

« Attachés l’un à l’autre par le lien invisible »
« De la souffrance »,
Les sentiments se fichent en plein dans une cible
Comme une offense
Qui griffe, triture et déchire le cœur d’enfance.
De poètes en écrivains, un bain de jouvence
Plonge Lou dans un océan, « hermaphrodite » …
« Ou frigide », où flotte la chevelure maudite,
Défaite en boucles d’un volumineux chignon
Qui, l’été prochain, fera grande sensation
Dans les élans de tumultueuses passions
A « L’Espace Roseau Teinturiers » d’Avignon.

Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge
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« Être ou Paraître ». Textes Aragon, Shakespeare. Chorégraphie, Mise en scène : par le « Théâtre du Corps Pietragalla-Derouault ». Avec Julien Derouault. Création musicale Yannaël Quenel. (Avignon, 17-07-2014, 22h30) ++++ (Paris, 14-01-2018, 15h00) ++++

Muscles tendus par l’effort et la convoitise,
Le corps, retenu mais qui ne se retient plus …
Dans un gigantesque élan la corde le brise,
Mais il se rend maître de tout le temps perdu.

Par sa maîtrise absolue du geste, Julien
Rompt, et la glace avec le public, et les liens,
Pour redonner âme à de très belles tirades
Qui transcendent sa danse en grandiose parade.

Au « Chien qui Fume » en beauté,
Pour mime expérimenté,
Pièce pour danse solo,
Accompagnée au piano
D’une guirlande de notes,
Qui dans la tête nous trottent.

La flamme du comédien dévore la scène
Qu’il fait vibrer en nous contant toutes les peines
Contenues dans Shakespeare et aussi Aragon.
De la grâce du mime il a aussi le don.

La chorégraphie se nourrit de la musique.
C’est sa composition qui sublime la danse,
Transformant le spectacle en un moment intense
De fusion : voix, danse, composition scénique,
Où le corps se mêle à l’instrument pianistique
En instants de bonheur et de vision magique.

++++

« Studio Hébertot »,
Julien Derouault
Est au top niveau.
Prestation musclée
Qui donne la clé
D’infinie beauté.
Artiste complet,
Son cirque nous plaît.

Au divin royaume de la légèreté,
Il joint une redoutable efficacité.
Interprétation magistrale, intemporelle,
Dans un registre physique et spirituel.

Une chorégraphie éblouissante
Dans une mise en scène éclaboussante.
Un accord parfait entre musique et paroles,
Entre théâtre et gestuelle qui convolent.
De la poésie à l’état pur se déverse
Sur le plateau nu. Tout l’ensemble bouleverse !

Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge
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« Suzanne, la vie étrange de Paul Grappe ». Création collective inspirée d’une histoire vraie. Ecriture, Mise en scène Julie Dessaivre. Par la « Compagnie Rosa Rossa ». (Paris, 12-01-2018, 20h30) ++

Chantons avec Louise, en osmose :
« Il me fait ce que personne n’ose »,
« Il couvre mon corps d’ecchymoses »
Et « il me fait la vie en bleus ».
« Il m’assomme, il me poche les yeux » …
Grâce à lui, l’avenir est radieux !

Le patriarcat fait encore sensation.
Un mari adultère ne risque qu’une amende
Quand la femme adultère mérite la prison
Et Violette Nozière, la décapitation,
Car, violée par son père qui en redemande,
Elle n’a d’autre issue pour cette trahison
Que, « face au poison, il faut du contrepoison ».
« Sa mort seule pouvait me délivrer de lui »,
« Conclut-elle d’une voix lassée » qui s’enfuit.

Paul, amnistié, mais finalement exécuté …
Par Louise qu’il a si longtemps persécutée,
Battue, rouée de coups, couverte d’ecchymoses,
A longueur de jour et de nuit, à haute dose.

Acquittée, non pas en raison de la violence
De son mari qui cogne en son âme et conscience,
Mais pour l’élimination d’une dépravée,
Mi-homme, mi-femme, vautrée sur le pavé.

Et c’est, en sous main, le procès du déserteur
Que l’armée a traqué, sans être à la hauteur.
Un bon soldat, bien qu’époux monstrueux, lâche, infâme,
Aurait conduit à la condamnation de sa femme.

En tant qu’homme, sa mort aurait jeté l’effroi
Et Louise Grappe n’aurait eu aucun droit.
En tant que Suzanne, le jury reste froid.
Travesti, et mauvais patriote, est un choix
Impardonnable dans les années vingt, ma foi !

Présenté au « Théâtre Pixel » d’Avignon,
Puis en « Hôpital » … plus pratique pour les gnons,
Ce spectacle ira, au printemps, au « Lucernaire ».
Bien joué, il frappe comme un coup de tonnerre ;
Interprété, chanté, d’une jolie manière.

Acteurs lumineux pour retracer le mystère
Des mentalités où prime surtout la guerre.
Malheur à tous ceux qui tentent de s’y soustraire.
On est encore loin d’un monde égalitaire.
« Une histoire vraie » où la femme doit se taire,
Ne pas attirer sur elle les commentaires.

Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge
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« Carnet de Notes ». Spectacle musical. Ecriture collective. Mise en scène Mariline Gourdon Devaud, Isabelle Turschwell. Par la « Compagnie du Sans Souci ». (Paris, 01-12-2017, 19h00) +++

Véritable collection d’harmonieuses voix
Qui reprennent en chœur un répertoire de choix
Scolaire où les notes ont un double ou triple sens.
Prendre un cours avec eux fait l’effet de vacances
Qui nous mettent en joie au « Lucernaire », ma foi !
Cousu-main pour la trame parlée qui recense
Des textes de leur cru, d’un humour qui balance,
Où chacun retrouve un morceau de son enfance.

Joli spectacle qui tourne autour de l’école.
Attendrissant, fort bien composé de babioles
En tous genres récréatifs. Leurs paraboles
Et leurs drôles d’exercices font qu’on rigole.
Une mise en scène qui grandement décolle.
Des guitares, violoncelle et flûtes, on raffole.
Un ensemble synchronisé qui batifole
A sept, de la Primaire au Bac ; ambiance folle !

L’été prochain, c’est au « Théâtre La Luna »
Que leurs vocalises s’accorderont en La
Pour nous enchanter une fois de plus par la
Présence chorale qui nous réjouira.

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« Festival a-oût, cinquième édition ». Du 5 au 12 août 2017. Conférence de presse. (Avignon, 03-08-2017, 10h30)

Le « Festival Théâtre Amateur », nouveau cru,
Accueille une cinquième salle. Qui l’eut cru !
Le tarif imposé s’est aussi libéré
Pour laisser la place à la générosité ;
C’est donc la participation libre au chapeau,
Remerciant les acteurs en sortie de plateau.

Que ce soit au « Théâtre des Vents », au « Rempart »,
A « Saint-Michel », au « Chapeau Rouge » et, d’autre part,
A l »Atelier Florentin », on vient prendre part
Aux dix spectacles proposés avec grand art.

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« Gainsbourg Confidentiel ». Texte Jean-François Brieu. Interprétation Stéphane Roux. Mise en scène et guitare David Fabre. Contrebasse Aurélien Maurice. (Avignon, 30-07-2017, 19h10) +

« Crachant son répertoire, comme la vipère »
« Son venin », Serge Gainsbourg lance ses repères
Avant de ferrer les belles de la chanson
Pour qui il écrit de sulfureuses paroles,
Théâtre Le Compositions aux mille facettes et façons,
Qui font l’effet de rasades de vitriol.
 
C’est la solitude bercée par la musique
Inscrite sur portée de larmes alcooliques
Qui, au « Petit Chien », nous rend l’âme bucolique.
Gainsbourg, l’intime des débuts, mélancolique,
En un devenir qui se construit, se raconte,
Compte ses déboires, ses histoires et ses contes.

Stéphane y imprime sa marque de fabrique,
Sans parodier Serge, ce serait trop pratique.
A travers l’écran de fumée, pas de panique,
Embarquons vite pour un voyage authentique.

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« PSY cause(s) 2 ». De et avec Josiane Pinson. Mise en scène Gil Galliot. (Avignon, 30-07-2017, 17h25) +

Personnage principal et Inspirateur
Du sous-moi ; du sous-soi, il est l’Aspirateur ;
C’est le fauteuil orange en toute sa splendeur,
Celui qui va faire se déballer les peurs.

Qui psycha – psycho et le pourquoi  du comment …
La thérapeute de choc et revirement
Nous délivre de nos angoisses au bon moment.
Donnant envie de s’étendre sur le sujet,
On partage la vie de son couple et regrets.
Dans sa vaste fourchette de spécialités,
Chacun retrouve une part de réalités.

« La championne de la poly-fidélité »
Nous a franchement, ouvertement, épatés.
« Théâtre Le Petit Chien », elle a tout tenté
Pour nous séduire.
On va s’inscrire
Sur sa liste d’attente
Pour qu’elle nous contente.

Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge
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