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«Une fille sans personne». De Carine Lacroix. Mise en scène, Interprétation Corinne Menant. Et avec Ann Parkins. Par la compagnie «Insolence is beautiful !» Scènes sur Seine, à Mains d’œuvres. (Captation vidéo en direct, 18-03-2021, 14h45)★★★


Dans un univers carcéral au féminin,     
Rien n’est prévisible et encore moins bénin.     
Spectacle qui dure une heure dix, en extraits     
Rassemblés en un montage aux principaux traits     
De caractère étonnamment interprétés.     
Extraordinaire jeu où tout peut péter …     

Née quelque part «dans le souvenir» qu’elle en a,     
Son regard, sa voix, posent aussitôt le fracas     
Dans lequel s’exposent et explosent les tracas     
Qu’elle crie dans un silence tout intérieur     
Qui habite l’enfer sans vue sur l’extérieur.     

«Peur d’espérer, d’imaginer, de ressentir» ;     
«Recroquevillée» sur elle-même. Sentir     
«Le dégoût, l’horreur, la honte», sans un quartier     
D’humanité. Son propre rejet fait trembler     
De peur, quand on n’a plus rien à quoi ressembler.     
L’absence systématique de solitude     
Ajoute une douleur à celles déjà rudes.     

On a hâte de découvrir le texte entier.     

Avec ces vingt minutes d’authenticité,     
L’actrice révèle toute l’intensité     
Des multiples personnages qu’elle interprète,     
Donnant à chacune la sensibilité     
Si bien décrite sous différentes facettes.     
Le drame au quotidien qui interdit tout rêve     
Jusqu’à cet ultime épuisement dont on crève.     

«Haine des humiliations», sans intimité,     
«Haine de soi», devenue légitimité,     
Haine qui s’accroche en habit d’infirmité     
Couvrant l’existence désormais limitée.     
Ce texte, fluide et superbement écrit,     
Coule pudiquement dans le sang des proscrits.               
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  

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«Comment écrire une (auto)biographie à succès, accessoirement on causera féminisme». Conférence théâtrale de Maria Cristina Mastrangeli. Par la «Compagnie Octogone». Scènes sur Seine, à Mains d’œuvres. (Captation vidéo en direct, 18-03-2021, 14h20)

Le «Laboratoire de création théâtrale»     
S’investit dans une cause devenue sacrale     
Qui présente sa construction d’étapes en dix marches     
A gravir par l’emprunt de judicieuses démarches.     

Quelques détours en colimaçon dans l’Histoire     
Qu’elle fait remonter à Sénèque en l’espoir     
Que nos bases reviennent sur les bancs, s’asseoir,     
Pour réinscrire de nouvelles trajectoires     
À défendre publiquement dans un prétoire.     

Sa réflexion viscérale et philosophique     
Creuse pour sortir les sources sociologiques     
Féminines que les hommes ont vite enterrées     
Afin qu’on ne les entende déblatérer     
Sur le bien-fondé d’idées risquant d’altérer     
Leur pouvoir dominateur et les atterrer.     

Leçon magistrale incluant des devinettes     
Pour qu’entrent en ébullition nos solides têtes.     
«Entre, autofiction et fake news», on choisit     
Ce qui semble juste et sans doute moins moisi.   

Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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«Vague à larmes». Texte, Mise en scène Myriam Zwingel. Musique, Jeu Eric Bertrand. Et avec Fane Desrues, Karine N’Dagmissou, Benoît Remaud. Vidéos Vincent Graj. Par la «Compagnie Six Pieds Sur Terre». (Captation vidéo en direct, 09-03-2021, 10h30 et 14h30)★★

Slam sur projection de dessins et graphes bleutés,
Univers de tags, rap et masques animaliers,
Où l’on peut devenir des zombies fous à lier.
Conscience envahie d’images en elle pointées
Depuis un ciel où les étoiles vont briser
Les résistances pour mieux les martyriser.

Essai d’analyse de l’embrigadement
Dont le maître-mot est la «manipulation».
La «mécanique de radicalisation»
«Appliquée au thème non religieux». Actions
Qui soulèvent les passions et les réactions.
Comment entrer dans le «centre des émotions»
De tout individu à son corps défendant …

De «Tristesse» et «Peur», ils en sont l’incarnation,
Quand «Colère» et «Joie» pénètrent leurs relations.
Tour à tour, se déchaînent ces grands sentiments,
Tandis qu’ils développent des ressentiments.
Leurs pensées s’emmêlent et s’embrouillent lentement.
Leur cerveau vient à se vider inconsciemment,
Redevenant page blanche pour inscriptions.

Lavé et réensemencé de faux bla-bla
Qui semble aussi vrai qu’un brillant en plein éclat,
Muré, canalisé, il fait n’importe quoi,
Exclusivement nourri de mauvaise foi.

Travestie, toute Vérité devient fatale
Quand Mensonge revêt sa forme originale,
Embrassant n’importe quelle cause infernale.
«On mange leur peur et leur souffrance» animale.
L’humain culpabilisé est proie idéale
Pour croire à tout ce qu’habilement on déballe.

«Les gens ne sont pas ce qu’ils ont l’air d’être» au fond
D’eux-mêmes. Les réseaux sociaux font que se fond
Leur personnalité liquéfiée au contact
De ceux qui y sévissent sans le moindre tact.
 
Deux bancs de touche, témoins des hostilités
Et des discussions sur les faits de société,
Figurent le décor entre deux paravents
Qui dévoilent les personnages issus du vent
De la contestation, lors de leurs dix-sept ans.
Est-ce la prison, ou le bac, qui les attend ?
«Personne n’a rien vu», surtout pas l’important.
 
«Parce qu’elle est moche et qu’elle fait peur»,
«Tu l’écrases», la bête, avec froideur.
«Manipulés par notre propre sœur»
Qui met à jour nos grossières erreurs.
Remettons-nous en question nos valeurs ?

Cause humaine ou animale, on y court …
Peut-on rester muet, aveugle et sourd
Face à la violence qui suit son cours ?
Éviter que, subrepticement, on s’enrôle,
C’est ce à quoi sert l’intelligent jeu de rôle
Où les quatre acteurs savent garder le contrôle.


Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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«Un jour, mon prince viendra» … «Un jour, il me dira» … (04-03-2021)

«Un jour, ton prince viendra» …
Se jettera dans tes bras
Et souillera tous tes draps.
Son morceau de chair coupée
Qu’il brandit vers ton épée
Tomba sur le canapé.
Sauvagement il sombra
Pour cent ans dans le coma,
Ainsi, «Prince» on le nomma.

«Un jour, il te dira» …
T’es faites comme un rat,
En enfer tu iras ;
Fallait pas croire à ça,
Tout ça n’existe pas.

Car, dans les contes de fées,
De miraculeux effets,
Gorgés de sang à souhait,
Enjolivent quelques faits
Que l’on dénoue et défait.

Danse, sans embarras !
De lui, bon débarras,
Puisque tu as le choix
De saisir le brise-noix
Sur le chemin de croix.

Yra / BC. Le Rideau Rouge
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Publié par le 4 mars 2021 dans 8 Elucubrations

 

«On aime douter, on doute d’aimer».(23-02-2021)

On aime douter avant de se consumer,
On doute d’aimer dès que l’on a consommé.
Le doute est à la fois protection et poison,
Un va-et-vient d’une réflexion chaotique
Qui tire-bouchonne en un fouillis de raisons
Ravageant le cerveau de façon anarchique.

Le doute broute et il carotte nos actions ;
Le doute fore la croûte des sensations.
Il gratte et dévore les intimes passions.
Facteur d’enrichissement ou de destruction,
Il masque ou révèle la folie d’intentions,
Alimente le corps, met les muscles en tension.

A saupoudrer la vie de doutes constructeurs,
On évacue la rouille des axes moteurs,
On libère et l’on renforce nos mouvements,
Alors sans aucun doute on se reprend en main.
Quand chaque souffle devient un soulèvement
De poitrine, le cœur s’affole en long chemin,
Pressé de battre en campagne jusqu’à demain.

Zephira / BC. Le Rideau Rouge
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Publié par le 23 février 2021 dans 8 Elucubrations

 

«Trenet, le revenant ». Mise en scène, Jeu Serge Hureau. Co-Mise en scène Olivier Hussenet. Et avec Gabriel Acremant, Richard Dubelski, Lionel Privat. Direction musicale, Jeu Clément Caratini. (Captation vidéo en direct, 19-02-2021, 14h00)

Vingt ans, jour pour jour, que Charles nous a quittés.
Vingt ans, un très bel âge pour ressusciter
Par le biais de chanteurs musiciens culottés
De proposer une version re-chapeautée
De bout en bout, curieusement représentée.

Dans une mise en scène théâtralisée,
Des chansons méconnues sont visualisées
Grâce au talent d’acteur de ces cinq interprètes
Qui les jouent en saynètes plutôt qu’ils ne prêtent
Leur voix aux mélodies qui, le passé, reflètent.

Orgue, clarinettes, flûtes, clavier, saxos,
Autres surprises à l’appeau taillé aux ciseaux,
Guitares, batterie, percussions et banjo,
Véritable orchestre à glockenspiel et grelots,
Où le tambourin
Rythme les refrains.

Hommage honneur rendu à l’immense Trenet,
Dans un spectacle revisité où renaît,
De façon tant innovante qu’inattendue,
L’âme du poète à la langue bien pendue.

Ne vous attendez pas à une imitation,
Mais à tout autre chose au «Hall de la chanson».
Touches d’humour dans les ritournelles à succès
À consommer sans modération, voire excès.

Béatrice Chaland / BC. Le Rideau Rouge
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«Hourra !» Une autre Danse. Conception, Chorégraphie Michel Hallet Eghayan. Avec Antoine Audras, Margot Bain, Samuel Hubert, Charlotte Philippe, Alexandra Quenard, Anne-Sophie Seguin. (Captation vidéo vue le 17-02-2021)★

« Hourra ! » Une danse plurielle et singulière
Investit l’espace nu de mille manières.
Leur marche, tout en classique modernité,
S’élance et foule le sol en sobriété
De mouvements. Vient le temps de la course folle
Où chacun peut y mirer ses propres symboles.

Le rythme précipite les pas qu’il complique
En tourbillons où les corps s’unissent et répliquent.
Puis les ralentissements de la réflexion
S’incarnent en un solo aux tendres inflexions
D’une douceur bleutée où la vie s’épanouit ;
Et, sans mot dire, la figure s’évanouit …

A sa place, une autre solitude dorée …
Ballet où les enchevêtrements s’accélèrent
Dans des circonférences où chacun se libère.
Cadences martelées des souliers affairés
Résonnant comme une sorte d’envoûtement
Où l’on se laisse transporter ouvertement.

Une apparition blanche au milieu des couleurs
Pour d’imaginaires échanges de valeurs
Jetées de part et d’autre du vaste plateau
Où se jouent, s’harmonisent les divers tableaux.
Une ambiance marine où s’invite la pluie
Entre deux rayons de soleil et parapluie.

Béatrice Chaland / BC. Le Rideau Rouge
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«En attendant Gadot». De et avec Robert Sullon. Hommage à Henri Salvador, Jerry Lewis, Raymond Devos. Mise en scène Marie Alexandra Eremine. (Captation, en direct d’Avignon, 13-02-2021, 19h00)★

Si «le temps c’est de l’argent»,
Sur la tête il sert d’agent
Révélateur à des fins
Virtuelles sur défunts.

«En attendant, Gadot»
Évite le gadin
Nez rouge sur les pompes
Quand les mots charment et trompent.
Il nous fait le cadeau
De ravageurs potins.

Avec risque et panache, il épingle les mots,
Les retourne et leur fait un enfant dans le dos
Sous forme clownesque en ciblant bien ses propos.
«On prend sur soi quand on est jeune», un peu envieux,
Propre sur choix. «On fait sous soi quand on est vieux».
«Le temps est aux rageux quand on devient plus vieux».

À l’«Atypik Théâtre», un spectacle atypique
Qui, gentiment, les neurones, chatouille et pique,
Se joue de tout sur un mode en chantant épique.
Représentation truffée d’extraits sympathiques
De chansons mettant en valeur sketchs et critiques.
Faciès apprivoisant les tics et les mimiques.

Pour résumer, la vie passe par «in vitro»
Puis chemine joyeusement vers «in bistro».
Attention à ne pas glisser sous le métro
Quand, dans l’aile, on a quelques petits coups de trop.

Les reins
D’airain,
Gorgés de vin,
Et c’est la fin
De l’organe
Mis en panne.
Sans son sifflet,
N’est que reflet
De pénurie
Pour que l’on rie.

«Gars tôt givré»
Pour dégivrer
Les spectateurs
Avec chaleur.
Un one man chaud
Qui fait son show …

«Tout commence au bordel et finit au bordeaux» …
Et, symboliquement, on tire le rideau
De l’écran d’ordinateur qui nous a unis
Lors de cette séance aux distances abolies.

Béatrice Chaland / BC. Le Rideau Rouge
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«A grande échelle, chanson». (12-02-2021)

Nos sauveurs les pompiers
Sont bons en course à pied.
Leur bravoure adorée,
Sous leur casque doré,
Calme les énervés
Qui vont les vénérer.

Les enfants rêvent du camion à grande échelle
Pour fuir les devoirs, ne pas ranger la vaisselle.
Ils s’imaginent, dans leur grandiose uniforme,
Lutter comme des lions contre toutes les formes
De catastrophes réduisant en cendres abris …
Et devenir héros au-dessus des débris.

Mais où est passé le courage d’affronter
Les épreuves quand on n’y est plus confronté ?
Quand dans sa maison, bien calfeutré, on se terre,
Qu’en toute déraison, on préfère se taire ?
Faut-il subir et accepter l’inacceptable,
Serrer les dents, croiser les jambes sous la table ?

Si les pompiers de l’âme éteignaient les scrupules,
Que vaudrait notre monde entouré de crapules ?
Assainir la mare où la vermine pullule,
Pollue conscience et bon sens à coup de pilule
Que l’on gobe afin d’oublier que la censure
Avalée de travers est un mal qui perdure
Et se répand comme une traînée de sang sur …
Alors, on ferme les yeux et ça nous rassure.

A grande échelle, quand l’eau devient imbuvable,
On s’accroche à une vie à peu près potable,
Cachant sous l’oreiller ses désirs véritables.
Est-on libre quand la peur est insurmontable ?

Pour les garants de l’humanité, ce refrain
Voudrait leur rendre un brûlant hommage, sans frein :
Nos sauveurs les pompiers
Sont bons en course à pied.
Leur bravoure adorée,
Sous leur casque doré,
Calme les énervés
Qui vont les vénérer.

Helva / BC. Le Rideau Rouge
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Publié par le 12 février 2021 dans 8 Elucubrations

 

«Cendrillon». D’après Charles Perrault. Adaptation, Mise en scène Colette Roumanoff. Musique Jérôme Lemonnier. Costumes Katherine Roumanoff. Avec Géraldine Adams, Catherine Vidal, Valérie Roumanoff, Olivia Tusoli, Renaud Heine, Serge Catanèse, Jean-Louis Laurent, Patrick Alluin, Valentine Erlisch. (Captation vidéo du «Théâtre Fontaine» vue le 07-02-2021)★★

Adaptation où l’on balaie devant sa porte
Et qui, avec forte éloquence, nous transporte.
Une comédie musicale très utile
Pour mettre le doigt sur tout ce qui est futile.

Face à l’ampleur de toute cette «effervescence»,
Comment équilibrer la balance à finances ?
Alors que les deux sœurs ne sont que babillage,
Ne pensant qu’à leur beauté, à leur maquillage ?

Se serrer la ceinture avec de beaux rubans
Ficelant la «politique» au lourd paravent
D’immobilisme enfermé à double battant.
La modernité dorée ouverte à tous vents
Va-t-elle encore vouloir publier les bans ?

«Le savoir-faire et le savoir-dire» ont beau jeu,
Dans une «diplomatie» où tous les enjeux
Mêlent avec humour tant de prestigieux contes
Afin de percer à jour de mystérieux comptes.

Une jolie version en «vair» et contre tout
Ce qui dénature la fourrure avant tout.
Dans une élégante leçon d’humilité,
Le texte explore un monde de fragilité.

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Publié par le 7 février 2021 dans 3 Envie de théâtre

 

«Tant qu’il y aura Blanche-Neige». D’après les Frères Grimm. Écriture , Mise en scène Colette Roumanoff. Musique Jérôme Lemonnier. Piano Gabriel Caratin. Percussions, Haubois Pierre Gourier. Costumes Katherine Roumanoff. Avec Géraldine Adams, Aurélie Bargeme, Fabrice Fara, David Thenard, Patrick Alluin, Thomas Fournier, Julia Lozano, Joséphine Varret. (Captation vidéo du «Théâtre Fontaine» vue le 07-02-2021)★★

Au théâtre, «tant qu’il y aura Blanche-Neige»
Dans de subtiles dégradés de rose et beige,
Il y aura du rêve qui se désagrège
Et l’illusion d’être la reine du cortège.

Création influente du «quandira-t-on»,
Personnage qui s’immisce sur tous les tons
Et fissure la vérité sur tous les fronts,
Colporte ragots, travestit le oui en non ;
Cloporte très savant, dans la foule il se fond.

Pièce qui fait tomber les bandeaux et décille
Le regard porté au miroir aux alouettes.
«Regarde, le temps passe»
«Et la beauté s’efface».
Un accompagnement musical qui fouette
Les sens, est l’essence de ce ballet de trilles.

Des costumes aux corolles florales évasées
Qui s’ouvrent sur une mise scène avisée.
Limpide leçon de démystification
En comédie musicale en rénovation.

Écriture nourrie au «nuage de lait»
Vaporisé en pluie indienne sans délai.
Quand les épines de «cactus» et de «Fleur Bleue»
S’enchevêtrent pour rayer, de l’âme, les bleus,
Le pays, où les cow-boys deviennent aimables,
Sauve les apparences et la vie acceptable.

Une agréable et moderne transposition
Tirée à quatre épingles de l’infiltration
Dans des énigmes où l’on rajeunit et s’amuse
A jongler à la découverte de leurs ruses.

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Publié par le 7 février 2021 dans 3 Envie de théâtre

 

«Peau d’âne». D’après Charles Perrault. Adaptation, Mise en scène Colette Roumanoff. Costumes Katherine Roumanoff. Avec Valérie Roumanoff, Serge Catanèse, Catherine Vidal, Richard Delestre, Valériane de Villeneuve, Renaud de Manoel, Grégory Gerreboo. (Captation vidéo vue le 06-02-2021)★★

«Théâtre Fontaine», l’humour coule de source
Dans une mise en scène pleine de ressources
Où «l’or et les pierreries» font trembler la bourse
Qui revêt sa peau de chagrin en fin de course.

Conte remis à «la couleur du temps» présent
Tissé au fin fil de soie d’un ciel nuageux
Pour dérider les caractères ombrageux.
Actualisation cousue du fil d’argent
Décroché de la lune dans une magie
De mots et de teintes jaunes orangées rougies
Qui harmonisent la trame brodée à l’or
Du soleil naissant au cœur de la prime aurore.

Complexe réflexion sur le consentement
Autour de l’obéissance due par l’enfant
Et les limites où doivent rester les parents.
Que vaut le OUI par soumission, aveuglement ?
«Si l’on n’a pas le droit de dire NON»,
«Le OUI n’a aucune valeur», sinon …

Belle leçon pour les jeunes, dans ce spectacle
Remis au goût du jour, qui perce les miracles
Grâce à des explications simples et efficaces.
Que la mémoire dure et que le mal s’efface ! …

Une version
Sans aversion
Où l’émotion
Se fait passion.

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Publié par le 6 février 2021 dans 3 Envie de théâtre

 

«Le garçon sur la branche». Pièce de René Trusses. Mise en scène Marc Fauroux. Avec Christophe Anglade, Vincent Dufour. Par la «Compagnie Paradis éprouvette». (Captation vidéo vue le 04-02-2021)★

Au «Théâtre du Centre»,
Les problèmes ils recentrent.
Dans la Haute-Garonne,
A vélo, ils raisonnent.

Musique qui ravit
Au rythme de la vie
Et des acrobaties
Pour fuir tous les soucis.

«Le garçon sur la branche»
Vers la société penche
Mais elle reste étanche.
Sur leur sort, il s’épanche.

Le sans-abri fait la manche,
Recueille idées noires et blanches
Que tous deux dissèquent en tranches
Comme du pain sur la planche.

Pas à pas, ils s’apprivoisent
Dans la forêt qui pavoise.
Et puis, ils font table rase
Du chagrin qui les écrase.

Un décor vert pervenche
Aux pensées de revanche
D’un univers qui flanche
Dans leur rencontre franche.

«Il y a des mots plus profonds qu’une rivière» ;
Mis bout à bout, ils forment un collier solidaire
Pour tisser peu à peu la communication
Qui déchire l’écran de l’incompréhension.

Le lycéen qui a fui l’école et son père
Trouve, à travers l’aïeul égaré, ses repères.
Dans le sous-bois, il fait figure de lumière,
Ce vieux lutin, face à l’ado qui désespère.

Un conte nocturne en forme d’allégorie
Pour canaliser les échecs et la furie.
Ils poussent les murs, découvrent d’autres façons
D’exister. Échange donnant une leçon
Afin d’envisager le monde à l’unisson.

Plongée dans le clair-obscur que le tournesol
Troue, illumine pour «chercher un meilleur sol»,
Cultivant la terre et les réflexions d’humains.
Immobilité ou parcours d’un long chemin …

Béatrice Chaland / BC. Le Rideau Rouge
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Publié par le 4 février 2021 dans 3 Envie de théâtre

 

«Toile en étoile, dévoile voile». (19-01-2021)

Lève-toi, le ciel te guide grâce aux étoiles ;
Leur lumière mène tes pas et te dévoile
Le chemin quand tu te risques à mettre les voiles,
Vêtu seulement de haillons de rude toile.

Sur ton cœur à vif, de rouges et frêles pétales
Palpitent généreusement dans le jour pâle
Qui, lentement, recouvre ta poitrine aux râles
Secouant ton corps avant la chute fatale.

Les yeux écarquillés sur ton bonheur perdu,
Tu te débats sous le déshonneur, éperdu.
Écartant les ronces dans une quête ardue,
Tes ongles griffent le désespoir suspendu.

Zephyra / BC. Le Rideau Rouge
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Publié par le 19 janvier 2021 dans 8 Elucubrations

 

«L’avis avisé de la vie d’envie». (16-01-2021)

Si tu demandes son avis à une femme,
Tu déchaînes catastrophes engendrant des drames
Insurmontables. Avec ces idées infâmes
Qui, depuis tant de siècles, les débats, enflamment,
On est loin d’obtenir l’égalité des âmes.

C’est la moitié de l’humanité qu’on condamne
A revêtir des œillères et un bonnet d’âne.
Si, de la source de vie, tu fermes les vannes,
Tu détruis l’esprit de philosophique manne,
L’empêchant de sortir de l’antique cabane
Et c’est ainsi que l’homme, lui-même, se damne.

Eva / BC. Le Rideau Rouge
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Publié par le 16 janvier 2021 dans 8 Elucubrations

 

«Teufel ou Diable». (14-01-2021)

«Der Teufel, Lieblingsbeschäftigung» :
– «die Weltmeere verschmutzen» ;
– «das Klima erwärmen» ;
– «seine Angestellten schikanieren» …

N’est-ce pas la définition de l’être humain
Qui voudrait tenir le monde entier dans sa main ?
Barrer, au plus faible, l’accès au droit chemin
Qui le tient encore en vie jusqu’au lendemain ?

Le Diable gronde en chaque poitrine, grattant
Les humeurs et les consciences par tous les temps.
Il s’insinue en chaque fibre en profondeur
Afin qu’Hommes et Femmes créent leur propre malheur.

Das «Chaos stiften», à en donner le tournis
A l’incommensurable vertige infini
Qui réduit la pensée en immonde bouillie
Répandant son infection au moindre taillis.

Taka / BC. Le Rideau Rouge
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Publié par le 14 janvier 2021 dans 8 Elucubrations

 

«Chevauchez l’Amour». (05-01-2021)

Madame, pour ne plus passer la serpillère
Constamment, réfugiez-vous dans votre «fillère».
Con c’t’amant qui ne vibre que comme une pierre ;
Devenu mari, il vous voit en cuisinière.

Dès que Monsieur culbute dans sa garçonnière,
Sautez sur l’occasion, enlevez vos œillères,
Effeuillez roses, œillets, avant la mise en bière.
Vivez vos passions hors de la vie familière.

Humez bien des arômes de la terre entière,
Comblez vos attentes de façon singulière
En cueillant les sensations accrochées au lierre.
Chevauchez l’Amour en divine cavalière …

Eva / BC. Le Rideau Rouge
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Publié par le 5 janvier 2021 dans 8 Elucubrations

 

«Tout au long de ses nuits». (03-01-2021)

Tout au long de ses nuits, courent les insomnies
Crevant la poche aux ennuis noyés d’infini.
La panse bien garnie, le plaisir est honnis,
Au-delà des frontières du réel, banni.

Les lianes de cheveux étouffent l’ennemi
Imaginaire qui fonce sur l’endormie
Prise au piège, luttant d’une main raffermie
Par le désir de vaincre un naissant tsunami.

Quand sombre le cauchemar, survient l’accalmie
Où la nuit et le jour mêlent leur alchimie.
La brume s’envole en emportant l’infamie,
Laissant le corps meurtri, secoué d’arythmie.

Le long de tes nuits, galopent les insomnies
Qui décollent la peau en brûlant incendie
Irradiant de douleur aux moindres calomnies
Détruisant l’amour que tout un chacun mendie.

Eva / BC. Le Rideau Rouge
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Publié par le 3 janvier 2021 dans 8 Elucubrations

 

«Que Deux-Mille-Vingt-et-Un soit sans une ride». (18-12-2020)

A la queue leu leu, trois mètres carrés de vide
Pour éviter de se coltiner la covid
Qui fait la fête aux poumons, donne mal au bide,
Alors que, d’une Bonne Année, on est avide.

Que Deux-Mille-Vingt-et-Un soit sans une ride
Sur l’étendue de vos projets en zone aride.
Béatrice Chaland, d’un trait d’insecticide,
Raye le virus au pouvoir liberticide.

BC. Le Rideau Rouge

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Publié par le 18 décembre 2020 dans 8 Elucubrations

 

«Tu n’as ni nom ni visage, Mais c’est toi que j’envisage… Entre deux … Bienheureux ». (15-12-2020)

Tu n’as pas de nom et tu n’as pas de visage,     
Mais tu es celui-là même que j’envisage ;     
Je me couche sur l’absence de ton image,     
Je m’endors contre un vide plein de dérapages     
Autour d’un livre où rugit la dernière page.     

Mon cœur se ferme sur la morsure de rage     
Que tu imprimes à mes pleurs versés au naufrage.     
Dans le long corridor de l’oubli, je m’engage     
Et c’est mon amour que je remise au garage.     

Au fond du porte-feuilles, tu n’es qu’un pliage     
Qu’en pensée je déroule en allant à la plage.     
Tu te glisses près de moi entre deux pas sages     
Avant de rejoindre en rêve le quadrillage     
D’une existence coincée entre deux grillages.     

Inoubliables amours platoniques en gage     
De souvenirs entre deux eaux d’un vert passage    
Où l’on s’exerce à la nage et au sauvetage,     
Ramenant en surface une invisible cage.  


Emma / b.c.lerideaurouge  
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Publié par le 15 décembre 2020 dans 8 Elucubrations

 

«Sous un ferme joug, Pan sur les deux joues». (12-12-2020)

L’État qui dégringole dans la déchéance
«Reconstitue son unité» par «la violence». (1)
Quand elle s’arroge tous les droits, la Défense
Devient synonyme d’exactions et d’offenses.

Faire face aux réalités, il est grand temps :
«L’Etat n’est pas omnipotent, mais impotent». (1)
Il faut recoller les morceaux. C’est important
De pouvoir s’appuyer sur de plus sains portants.

Quand on ne retient pas les leçons de l’Histoire,
On perd la notion d’humanité et d’espoir.
Lorsqu’une Nation ne sait plus voir, réfléchir,
Sous un ferme joug, elle se laisse fléchir.

Sur les deux joues, elle reçoit la poêle à frire
Tandis que son raisonnement va se flétrir,
La source des pensées étayées, se tarir ;nbsp;;
Tous les excès sont permis quand survient le pire.

(1) Citations d’Henri Guaino,
Entendues à la radio :
«L’État n’est pas omnipotent, il est impotent»
«Et reconstitue son unité dans la violence».

Hella / BC. Le Rideau Rouge
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Publié par le 12 décembre 2020 dans 8 Elucubrations

 

«Du sol au soleil». (30-11-2020)

C’est un paysage blanc, du sol au soleil,
Qui éclabousse la vision de ses merveilles,
Étouffe les bruits d’une caresse nouvelle ;
On n’entend même plus l’entrechoc des poubelles.

Le bruissement de l’eau se tait dessous la glace,
L’immensité opaque recouvre la place,
Laissant l’imagination tracer les couleurs
D’immortel souvenir d’un parterre de fleurs.

Trouée lumineuse déchirant l’horizon
Qui vient se perdre et se fondre dans le gazon
Brûlant ses dernières cartouches aux fins frisons
Recroquevillés à l’approche des tisons.

L’enfant mêle ses doigts au végétal qu’il hume,
Tandis que les bûches explosent en l’âtre qui fume.
Sur son cœur, la peluche pose son poids plume,
Duvet abrité des envahissantes brumes.

Objet transpercé de flammes qu’on y allume ;
Le corps meurtri entre le marteau et l’enclume ;
Le regard flou attend le retour des beaux jours
Qui éloignent le danger, libèrent les fours.

Béatrice Chaland / BC. Le Rideau Rouge
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Publié par le 30 novembre 2020 dans 8 Elucubrations

 

«Accusé(e)». Écriture, Interprétation Clémence Baron. Mise en scène, Clément Baal, Lucas Biscombe. Et avec Colin Doucet, Brieuc Dumont, Alexis Hubert, Romane Savoie, Mathilde Toubeau. Par la «Compagnie La Baronnerie». (Avignon, 23-10-2020, 18h30) (Captation vidéo vue le 27-11-2020)+++

Que ce soit à «La Clarencière» ou au «Théo»,
Au «Verbe Fou» ou au «Sham’s», il n’est pas trop tôt
Pour dénoncer l’impunité des crimes odieux
Lacérant la chair des femmes à la face des dieux.

Adam apparaît, comme sorti d’un tableau,
Portant, lui seul, l’apocalypse sur son dos.
Il semble crouler sous le mal d’un tel fardeau
Et détenir la clef qui livrera les mots.

Vu que «toute action a une répercussion»,
Quel est alors le sens de la satisfaction ?
Au total, «toute chose engendre quelque chose»
Et est la conséquence de ce que l’on ose.
A travers un raisonnement mathématique,
Il explique les mécanismes et les déclics
Du «viol sur mineure sous soumission chimique»,
Tel le GHB qui endort le sens critique.

«Il s’excite dans la souffrance de sa proie»
Se délectant de son refus, de son effroi.
La victime, toujours dénigrée, dégradée,
Comme une menteuse est encore regardée.

Elle poursuit ses études sans grande peine,
Ses notes montrent «une excellente comédienne».
Le procès devient une insurmontable épreuve,
C’est elle qui doit rendre des comptes et des preuves.

Un discours qui la met en infériorité
Dès qu’on examine son intériorité.
«Avez-vous montré des signes distincts de refus» ?
L’humiliation, vécue une énième fois, la tue !

Avec de tels agissements, déposer plainte
Relève du parcours du combattant, éreinte
Et annihile le peu de confiance en soi
Faiblement exprimé, d’une petite voix.

Pour oublier, faut-il résolument se taire ?
Quand l’injuste procès ravive le martyre,
On comprend celles qui ne peuvent plus sentir
Le poids des calomnies qui font rentrer sous terre,
Ravivent les blessures et rendent impossibles
Joie et cicatrisation de la femme cible.
«C’est encore moi qui la domine» et la défie ;
«Je sens malgré tout à quel point je la terrifie».

«Comment vous sentez-vous aujourd’hui ?»
«Comment je me sens, Madame ?»
«On m’a volé mes souvenirs,»
«On m’a volé mon adolescence»
«Et on m’a projetée à l’âge adulte.»
«Et depuis quand être adulte,»
«C’est se faire violer ?»
«Madame, cette nuit-là,»
«Je me suis demandé»
«Pourquoi il ne m’avait pas tuée»
«Et j’ai vraiment souhaité qu’il l’ait fait.»

«Je ne ressens rien», comme dans un éternel somme,
Qu’ «une haine incommensurable de tous les hommes».
«Impossible de se regarder dans un miroir»
«Sans se sentir laide» et «sale», emplie de désespoir,
Pénétrée de culpabilité, aussi de «crasse»
Indélébile qui occupe toute la place.

La sensation de «mutilation» permanente
Reste à jamais gravée en terreur persistante.
Les «envies suicidaires» et «cauchemars» atroces,
Les «crises d’angoisse» de plus en plus féroces,
Le besoin d’amour désormais inatteignable
Tant on sombre et se perd dans un vide insondable.

«Parole contre parole […] aux yeux de la loi,»
«Çà ne répond à rien» qui fasse vraiment foi.
Sans preuve irréfutable,
Il n’est point de coupable.

Et le procès devient celui de la victime
A laquelle, l’ordre de se taire, on intime.
Contre les offenses,
La loi du silence.

«Je t’ai violée et je ne le regrette pas» ;
(Au tribunal, il ne le répétera pas)
(Debout, à la barre, toujours il le niera)
Ôter le goût de vivre en est le résultat.
Pour parvenir à «se pardonner» à soi-même,
Encore faut-il, qu’un tout petit peu, on s’aime …
Pour elle, cela pose à jamais un problème.

Prise par surprise,
Elle est sous l’emprise
D’un «profiteur» malfaisant
Qui l’a réduite à néant.

Le rédempteur, c’est Adam,
Celui qui va de l’avant,
La conscience qui soutient
Quand il ne reste plus rien.

Le jeune coupable a quitté
La salle d’audience acquitté
Car il n’a cessé d’accuser
La jeune innocente abusée.
Victime ridiculisée,
Refrain souvent utilisé
Pour d’autres proies toujours viser.
Responsabilité usée
D’un jury devenu risée,
Complice de n’avoir osé
Laver son jugement crotté.

Un sujet crucial
Contre la brutale
Arme génitale,
Aux femmes, fatale,
Car l’homme immoral,
En bête anormale,
Détruit quand il râle,
Se croyant vrai mâle,
N’étant qu’animal.

Au viol, s’ajoute un terrible et second outrage,
Celui que fait subir la justice en naufrage
Qui anéantit la femme que l’on dégage,
Balayant son innocence avec force rage.

De victime, on la charge et finit «Accusée»
D’être tout simplement une femme à baiser
Car l’homme trouve naturel de l’abuser.
De quoi se plaint-elle ? Il l’a si bien honorée
Que, toute sa vie, l’horreur va la submerger,
La déchirure à vif, plus jamais réparée.
Peur, douleur et honte, en elle, vont gamberger,
La plonger dans un monde toujours séparé
De ce qu’aurait dû être sa vie à l’orée …

Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge
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«Meilleurs vœux ! … ou presque …» Comédie de Carole Greep. Mise en scène, Jeu Olivier Douau. Et avec Nathalie Comtat. Par la «Compagnie du nouveau monde». (Avignon, 11-12-2020) (Captation vidéo vue le 24-11-2020)★★

On se lance pleins phares,
«Théâtre du Rempart»,
Pour des vœux sans caviar.
Noël rue dans les brancards
Quand tout au fond du regard
Brille un joyeux nénuphar
Recouvrant l’amer cafard.

Bonnet rouge et pompon blanc,
Voix pleine d’un tremblement
Masquant les effets troublants
De profonds déchirements.

Sous le «poulpe» déguisé
S’ouvre l’esprit aiguisé
D’une invitée, très surprise,
Partie en pensées qui frisent
La psy des réflexions grises.

Décembre Avignon
Pour un réveillon
Aux petits oignons
Mitonnés au bon
Goût de gros bouillon
À boire au citron
Vert de déception.

C’est un jour de l’An,
De tous, différent,
Où le «vol d’une vie»,
Subtilement, sévit.

Une carte postale
S’affranchit et déballe
Un puzzle en jachère
Risquant de coûter cher.

Dès lors, en perspective une soirée sursis
Aux nombreux règlements de comptes réussis.
Retournements de situations en cadeau
Enjolivé et enrobé d’impatients mots
Bien choisis, dans un match au florissant duo
Imbibé d’adresse langagière en mélo
Mêlé de peines de cœur sentant le roussi.

Béatrice Chaland / BC. Le Rideau Rouge
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«Chanson sans son ni blé» (22-11-2020)

Elle s’appelait Rocelyne Jicouard,
Elle menait la guerre aux bandes de couards.
Bourrés de ses chatouilles, ils éclataient de rire ;
Sitôt ficelés, ils allaient se faire cuire.

Très saoule, elle déniaisa son Piarrot Séchamps
Qu’elle épousa, à coups de pompe, sur le champ.
Manu militari accoucha de deux enfants,
Garçon et fille qui s’en alla dans le vent.

Quand, à bout de forces, le conjoint prit la fuite,
Elle comprit que ses graines étaient enfin cuites
Mais qu’il était trop tard pour ouvrir l’appétit
Et, comme «la belle au bois dormant», s’endormit,
Non sans avoir semé quelques miettes de mie
Donnant de petits êtres, des pousses de vie.

Béatrice Chaland / BC. Le Rideau Rouge
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Publié par le 22 novembre 2020 dans 8 Elucubrations