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«On est tous le vieux d’un autre». Troisième épisode de la trilogie «Mémé Casse Bonbons»Écriture, Interprétation Anne CangelosiMise en scène Alexandre Delimoges. Par la «Compagnie Bienvenue à Cajar !» (Captation vidéo vue le 22-01-2022)★★(Festival d’Avignon 2021 et 2022)

«Mémé Casse Bonbons» revient en pleine forme   
Pour titiller nos souvenirs qu’elle transforme    
En joyeux événements qui nous piquent au vif,  
Donnant au vécu un aspect récréatif.      
À quatre-vingt-cinq ans, son lien rétroactif     
Avec les autres fait ébouriffer ses tifs.         
«Tolérance, mode d’emploi» rendu fictif,     
Elle a du mal à contrôler ses adjectifs.        

«On dit que les voyages forment la jeunesse»,    
Elle dit «qu’ils déforment plutôt la vieillesse».   
Et voilà, c’est parti pour un tour d’horizon      
D’acariâtres réflexions et de déraison    
Bien assaisonnées d’un grand bol de dérision     
Servi aux anecdotes de télévision.        

Comment bien se débarrasser de Joséphine ?     
En l’envoyant parmi les cactus aux épines     
Prêtes à l’accueillir      
Autant qu’à la cueillir    
Au milieu du désert     
Sans même son dessert.    
Des haricots plein les poches,     
Le gros lot, elle décroche.        

«Cesser de s’émerveiller, c’est cesser de vivre».    
Elle va découvrir des merveilles sans vivres     
Ni bouteille d’eau,     
Rien que ses vieux os.     

L’obélisque de Karnak et les Pyramides     
Lui font face, mais jamais rien ne l’intimide.     
Sans comprendre l’arabe, avec son franc-parler,     
Des couleuvres, on ne lui en fait pas avaler.     
Elle pique davantage que les scorpions,     
Son langage fait même fuir tous les morpions.     

Enfin quelque chose qui la met en valeur,     
La servir en reine à la table des râleurs.      
«On regardait tout et on critiquait» de bonne heure,   
Dénigrer est un délicieux moment de bonheur.    
«La France râle, critique, mais la France accepte».  
«Mémé» assène adroitement ses coups de concepts. 

«Avoir planté le javelot dans la moquette»      
Lui évoque des soirées de pure piquette.    
Dans l’histoire de l’Égypte elle fait trempette    
Et y déverse son fiel, la bouche en trompette.     

Quel art du retournement de situations    
Où l’arroseur arrosé tombe au paillasson,     
Jonglant entre «le racisme ou xénophobie»,     
Détaillant «l’intolérance ou les préjugés»,    
«Bêtise ou ignorance» qui font mal juger ;     
On assiste à un vrai festival de phobies.     

Dans cette trilogie, au troisième volet,     
«Mémé», dite «Momie», en question, se remet.     
Elle laisse éclater son côté humaniste     
Avec un jeu juste et un talent d’humoriste.     

Côté grogne, elle rencontre son alter ego     
Et, comme dans un miroir, elle y voit ses défauts.    
C’est une écriture d’une méchante tendresse    
Où l’avarice de sentiments vire en promesse    
D’un généreux pardon, au «Théâtre du Gymnase»  
Ou à «La Tache d’encre» qui n’effraie que les nazes.               
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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Copyright BCLERIDEAUROUGE – tous droits réservés

Note : 2 sur 5.
 

«Gelsomina». De Pierrette Dupoyet. Adapté du film «La Strada» de Federico FelliniMise en scène Driss TouatiAvec Nina Karacosta. Par la «Compagnie La double spirale». (Captation vidéo vue le 25-12-2021)

Une voix de conteuse emplie de poésie …     
Une fois que l’on s’habitue à son accent,     
Les mots deviennent compréhensibles enchantant 
Le récit dont toute la force nous saisit.     

«Gelsomina», une enfant de la pauvreté,     
Brutalement jetée dans la gueule du loup     
Pour dix mille lires afin de suivre partout     
Un maître rigide heureux d’avoir acheté     
Une petite esclave qui soit attachée   
Au service artistique sans s’y arracher.     

Une route sinueuse et pleine d’embûches    
L’attend, comme la prisonnière d’une ruche.     
La naïve fillette obéit ; n’a nul choix     
Que de suivre, sans issue possible, la voie     
Familiale dictée    
Par la fatalité    
Qu’on n’ose réfuter       
Pour la vie affronter.    

Un apprentissage vu par d’innocents yeux     
Jamais découragés par un sort malheureux.      
«Je cherchais à lui ouvrir un œil pour voir si»       
«Sous ses paupières il ne cachait pas des images».    
Musicalité du texte accordée aussi     
Aux péripéties d’initiatique voyage.        

Laissant dans la terre «quinze graines orphelines»,     
Elle pousse la carriole, dès l’origine     
Du matin jusqu’à la nuit, sans récréation.     
Les «Ateliers d’Amphoux», puis «Comédie Nation», 
Accueillirent ce spectacle plein d’émotion.      

Un jeune «fruit, petite erreur de l’existence»,    
«Honte pareille … qui doit mourir en silence»    
«Comme un chaton n’ayant pas demandé à vivre»       
Dans un monde déglingué de violence ivre.     

C’est un langage qui, dans le crâne, tempête      
Ainsi que sons stridents, percutants, de trompette.   
Elle espère, dans son rêve de somnambule,    
Être sauvée par l’arrivée du funambule.    

Ses «ailes en tissu», pliées sous les bras du «fou», 
Lui font imaginer un avenir plus doux.    
«Il avait des mains à caresser tout l’espace»       
Et qui n’étaient pas faites pour gifler la face.     
De son violon, il «tirait la langue à la vie»     
Suspendue au mystérieux fil de la survie.      

Sous son physique d’«artichaut»,     
Elle cache un cœur en morceaux,      
Quand s’effondre le chapiteau     
De ses idées sous son chapeau.      
«Même un petit caillou, ça sert à quelque chose»,  
Mais «Gelsomina» compte bien moins qu’une rose. 

Tragédie où plane la mort     
Au-dessus d’un gouffre d’où sort,      
Vertigineusement tranché,  
Un paquet de larmes séchées.       

C’est une réflexion mûrie     
Au-delà des âmes pourries.   
La petite a vite grandi     
Et, dans la douleur, tout appris.                
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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Note : 1 sur 5.
 

«Ballet Bar». Pièce chorégraphique pour cinq danseurs. Par la «Compagnie Pyramid». Dans le cadre de l’inauguration du nouvel «Espace Michel Croz». (Chamonix, 05-12-2021, 15h00)★★

Un bar à New-York, du jazz sur un gramophone,     
De la danse de cintres sur métallophone,      
Des bagarres de capoeira, de hip-hop,     
Le tout, trépidant sur un rythme de rock-pop.    

Sur une musique issue de tous les domaines,     
Forts de toutes leurs pirouettes ils se déchaînent     
Et, dans toutes les directions, ils interviennent     
Pour imposer le respect et briser leurs chaînes.     
Dans le nouvel «EMC2» ils se démènent.     

Rajeunissement certain au sein de la troupe     
Qui a revisité sa création de groupe.     
En neuf ans d’existence, c’est un second souffle     
Conquérant l’air chamoniard sans qu’ils ne s’essoufflent. 

Alternant ralentis et accélérations,     
Leur généreux travail suscite admiration     
Pour leur sens de cohésion et d’inspiration.      
Une jolie mise en scène où tout tourne rond,      
Dans laquelle les acteurs se donnent à fond.      

Un envol de gaîté bien dosée au comptoir     
Dans une ambiance électrisante sans histoires.      
Sur le damier de leurs petites illusions,      
Ils se dament le pion avec concentration.      
Un rêve grandeur nature où leurs perceptions    
Se modifient selon le type d’évasion ;      
Chapeau bas sur le sol de leurs démonstrations,    
Échiquier d’une douce remise en question.    

Inauguration de l’«Espace Michel Croz» ;     
De le découvrir on a doublement les crocs.     
Et c’est un spectacle sportif que l’on nous offre 
Faisant surgir pleins de surprises de leur coffre.      

Une architecture qui «donne le sourire» …     
«Cadre bâti dans lequel ils se sentent heureux»,  
C’est ce que Didier Onde a construit pour le mieux-     
Être des spectateurs     
Et utilisateurs.    
Tout est fait pour, modestement, nous éblouir,          
Dans cette salle dont la sonorisation     
N’a d’égal que sa recherche d’isolation.              
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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Note : 2 sur 5.
 

«Hypermarket». Texte, Mise en scène Arnaud Patron. Avec Etienne Audibert, Paul Contargiris, Emilie Cren, Victor David, Anne-Laure Hubert, Julia Le TexierPar la «Compagnie Faits d’Art Scénique». (Paris, 26-11-2021, 21h30)

Décor qui donne faim, par dessus le marché    
De leurs portants bien garnis du supermarché.    
Alors, quand souffle un vent de panique et tempête,      
Ils se mettent à dérailler et perdre la tête.     

Un séjour à «l’hypermarket»,     
«Tous unis contre la disette» …    
Au «Théo-Théâtre» ils répètent     
Ce slogan de toutes les fêtes.     

Mais quand enfin vient la fin,     
On reste sur notre faim,      
Quoique l’appétit coupé,     
Le corps, l’esprit, découpés     
Par l’intrigue pâlichonne.     
Perdus, exsangues, ils frissonnent.     
Pour fuir, ils en font des tonnes     
Et, partout, leurs voix résonnent.     
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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Note : 1 sur 5.

 
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Publié par le 26 novembre 2021 dans 3 Envie de théâtre

 

«Globe Trotters».  Par le quatuor à cordes du «MozArt Group». Par la «Compagnie Encore un Tour». (Paris, 26-11-2021, 19h00)★★

La «Marche Turque» interrompue de fantaisie      
Annonce un concert empli de courtes surprises     
Adaptées aux visites de chaque pays     
Qu’ils nous font découvrir grâce à leur énergie.     
C’est une traversée pleine de poésie     
Où leur âme slave infiltre les œuvres et grise.     

Quatre archets d’humour, violons, alto, violoncelle ; 
Leur tour du monde à la Jules Verne recèle     
Tout ce qu’on peut imaginer d’inattendu     
Pour créer une atmosphère bien détendue.     
 
À «Bobino», ils jouent sur cordes bien tendues,     
Remontant le fil musical, depuis Ravel     
Aux Beatles, passant des classiques essentiels     
Par les chemins des refrains plus traditionnels.      

Ils s’amusent avec nous comme des petits fous,     
Empruntant les raccourcis des divers morceaux   
Pour permettre un tour complet des effets nouveaux.     
Sourires, innombrables gags sont au rendez-vous.         
        
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Note : 2 sur 5.
 

«L’île d’or. Kanemu-jima». Création collective du «Théâtre du Soleil», en harmonie avec Hélène Cixous. Direction, Mise en scène Ariane Mnouchkine. Musique Jean-Jacques Lemêtre. (Paris, 24-11-2021, 19h30)★★★

«Travailler, manger, dormir, jouer tous ensemble»    
Pour que le «Festival du présent lumineux»    
Puisse enfin avoir lieu en l’univers radieux    
De cette fameuse «île d’or» où la vie semble    
Suspendue entre les intrigues politiques     
Qui se construisent au fil d’arrogantes répliques.     

Des dirigeants en proie à d’immoraux démons      
Polluent l’atmosphère de leurs funestes fronts     
De palaces et de casinos faits de béton.      
«Assécher le port» et tuer tous les poissons ;      
Sur leur silence forcé, l’argent, ils feront.        

Un grand déploiement d’astuces de propagande    
Pour oser détourner une vieille légende     
Dont l’heureuse population est très friande.      
Car «tous ces hommes déguisés en chefs d’État»      
Ne pensent qu’à leur propre fortune en tous cas.        

Des changements de décor pendant les tirades     
Laissent admirer leurs ingénieuses parades.      
Sur l’immense plateau, «Théâtre du Soleil»,     
Tous les magouilleurs tentent de mettre en sommeil     
Les consciences résistantes encore en éveil.        

Projections vidéo     
Sur d’immenses carreaux     
Où défile     
Toute l’île.     
Voyage en hélicoptère     
Maîtrisant ciel, mer et terre     
Pour affermir les affaires.       

C’est un hymne à la révolte     
Pour que la paix se récolte.     
Une fable politique      
En langage cru et piques.      
Spectacle international       
Pour une crise mondiale.      

«La déesse gardienne des eaux» emprisonne     
Ceux voulant détruire la richesse poissonne.   
Un tsunami dévaste, embrasse l’essentiel     
D’un paysage devenu artificiel.     

Une fresque     
Romanesque     
Gigantesque  
Volcanique    
Qui réplique    
Catastrophes    
Privées d’offres     
Pour les coffres     
Quand on coffre     
«Trois guignols»     
Ces marioles     
Ces tocards    
Politicards
Mis au mitard.       

Un chameau     
Très costaud     
Perd ses os     
Sur les eaux.      
Des cigognes     
Sans vergogne      
Aux échasses      
Qui les chassent     
Les emportent      
Vers les portes      
D’un décor     
Qu’on adore.       

Ils abolissent les frontières      
De l’injustice financière.     
«Ils se retrouveront un jour ensoleillé»       
Quand les humains auront fini de s’endeuiller      
Et sauront sauver l’humanité des dégâts     
Causés par tous ces omnipotents gros et gras.      

Spécialiste en la révolution théâtrale,     
Ariane Mnouchkine en tient fermement le Graal,   
Ce qui donne à ses spectacles l’aspect sacral    
D’une marche sur les eaux en vision astrale    
Pour que le regard étincelle     
Lorsque la mise en scène excelle.                         
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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Note : 3 sur 5.

 
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Publié par le 24 novembre 2021 dans 3 Envie de théâtre

 

«La Honte». Texte François Hien. Mise en scène Jean-Christophe Blondel. Avec John Arnold, Yannik Landrein, Noémie Pasteger, Pauline Sales. Musique Rita Pradinas. Par la «Compagnie Divine Comédie». (Paris, 23-11-2021, 21h15)★★★★

Quand un «directeur de thèse», se sent «lourd, vieux», 
Comment combler le vide d’estomac, le creux      
Qui se fait lorsqu’une occasion d’aller au pieu      
Se jette au nez et à la barbe à qui mieux mieux.     

La rédaction d’un sujet s’ouvre au nouveau jeu     
Mêlant l’admiration      
Et la fascination.      
Suprématie intellectuelle en enjeu    
Où chacun profite de la situation     
Dans une semi-consciente provocation.     

De ces trente ans d’écart, en est-on responsable ?    
Désirer franchir la barrière, est-on coupable ?     
Deux majeurs se laissent aller au doute palpable     
Dans une drôle de danse d’excitation     
Où l’enseignant s’est fait séduire avant l’action.     

«Il a posé sa main sur ma liberté même».     
L’étudiante ne sait plus ce qu’il faut qu’elle aime.      
«En tête à tête, la volonté m’a lâchée».     
Contre quoi exactement s’est-elle fâchée ?    
Contre elle ou contre lui ? De quoi s’est-on caché ? 

Étrange notion de la manipulation     
Dont on ignore l’entière interprétation.       
«Ne pas participer à une humiliation»     
Contre un professeur sur lequel on fait pression. 

Parler de violence sans aucune violence,    
«Théâtre Belleville», où est la différence ?     
Mais de quel côté faire pencher la balance ?    
«Le masculinisme tranquille» est dénoncé ;    
La «passivité féminine» est annoncée     
Comme refus d’un manque de dénonciation    
Où «honte», fausse ou vraie, fait place aux convictions.

Et, dans le vif, peut-on correctement trancher ?    
Quelle est la vérité et comment l’arracher ?     
Où commence et où finit le consentement ?    
Où commence et où finit le détournement ?    
Où se situe le défaut et l’aveuglement ?      
Serait-ce une vraie question d’un comportement  
Que l’on juge différemment selon les temps ?     

«Le désir souverain»       
Retombe sur les reins     
Et les mal placées mains    
Ne méritent que freins.      

Et «croire qu’une femme qui n’a pas dit NON»   
«A forcément dit OUI», réveille les démons.     
À travers une solide argumentation,     
S’analysent de très différentes versions     
Dans de tremblantes et troublantes démonstrations. 
C’est une «simple histoire de transfert de honte»    
Qui compte et se complique quand on la raconte.   

Est-ce vengeance d’un plaisir peu partagé ?     
La réminiscence d’un désir usagé      
Enfoui par des décennies de moments chargés    
Où des collègues étaient nettement moins âgés ?    
Être juge et partie peut vraiment ravager     
Une existence et la haine se propager    
Si l’on ne sait faire face au réel danger.                  
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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Note : 4 sur 5.
 

«La pluie d’été». D’après Marguerite Duras. Mise en scène, Interprétation Sylvain Gaudu. Et avec Simon Copin, Antoine Gautier, Morgane Helie, Pierre Ophèle-Bonicel, Anne-Céline Pellarini. Par la «Compagnie Le Pavillon 33». (Paris, 23-11-2021, 19h00)★★

«Jeanne et Ernesto, les aînés de sept enfants»,       
Vivent à l’abri d’un conte et bien différemment.      
«L’école», Ernesto l’évite dans tous les cas,     
«Car on y apprend des choses qu’on ne sait pas» !    
Le garçon ne sait qu’une chose, c’est son nom.    
Il invente sa méthode qui a du bon      
Pour identifier tous les concepts des leçons.      

«Un enfant, de quarante ans de philosophie»,         
Qui se serait fait tout seul dès le saut du lit.       
Sa manière de se façonner lui suffit,      
Rejetant ceux qui le commandent à l’infini.     
Son intelligence crée tout jusqu’aux prairies.     

«J’ai vu que tout est vanité des vanités»    
«Et poursuite du vent» dans l’univers cité.          
Il voit bien au-delà des universités,
Toute la connaissance et sa finalité.     

Un génie qui s’élève au-dessus d’épluchures       
Et qui comprend les affres de la déchirure.      
Entre rien et tout, quelle est la juste mesure ?     
Aller vers l’ouverture ou vers la fermeture …     
«Pas la peine» d’entrevoir une autre aventure.      

Une quête de ce que l’on ne peut nommer       
Dans une étude où la pensée doit s’assumer.      
«Théâtre Belleville», tout peut arriver.       
«Ne rien regretter» et, le passé, raviver.       
Fraîcheur, innocence et grains de naïveté      
Au rendez-vous d’une méthode à breveter.     
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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Note : 2 sur 5.

 
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Publié par le 23 novembre 2021 dans 3 Envie de théâtre

 

«Saccage». Écriture, Mise en scène, Jeu Judith Bernard. Et avec Caroline Gay, Pauline Christophe, Antoine Jouanolou, Jean Vocat, Marc Le Gall, David Nazarenko. Par la «Compagnie ADA-Théâtre»(Paris, 22-11-2021, 21h00)★★

Spectacle sur toutes formes de résistances,      
Que ce soit dans l’éducation ou la finance.    
«On n’a rien», que prendraient-ils donc ? «Notre révolte»
En détruisant la survie de notre récolte.     
La foi en leurs idées, plus forte que les colts     
Braqués sur eux pour que de leurs abris ils sortent     
Lorsque les autorités les mettent à la porte.      

La lutte contre le nouvel aéroport     
En lieu et place de l’élevage des porcs,    
C’est la vie réelle qui croît en tous terrains,     
Et non la conquête de l’espace, sans frein      
Pour accroître la pollution de l’aérien.      

L’université de Vincennes est une «enclave»     
Où l’on parque tous ceux refusant d’être esclaves. 
«Nos rêves ne rentrent pas dans vos urnes» à fric     
Et ne seront pas démantelés par les flics.      

Une mise en lumière de «faux témoignages»         
Qui gâchent tout une vie au travers d’outrages       
Bien relatés dans un incontournable ouvrage      
Faisant sourdre une calme et légitime rage.     
    
Solide argumentation dans tous les passages      
Relatant l’interdit et ce qui est permis,     
Brimant si l’on sort du rang. Aucun dérapage     
Toléré ni admis,     
«L’excellence» est bannie.     

Phrases courtes, claquant comme au tennis de table,  
Dans un vif échange de balles rattrapables     
Au bond. Lâcher d’utopies qui rendraient capable     
Une meilleure vie sans se sentir coupable.      

C’est un régime où l’on se sent pris en otage     
Si l’on refuse de se soumettre au chantage    
De dénonciation comme mode de lavage     
D’une société qui contrôle chaque page ;     
«Une sorte de ghetto expérimental»     
Où l’on y regroupe tous ceux qui pensent mal.    

«Ce cordon sanitaire»,     
Déviation salutaire,     
Permis de penser droit     
Que le ministre octroie.     

«Philosophes, voisins des poètes et des fous»,   
Sont dangereux car ils réfléchissent partout,    
Ouvrant tout grand leur esprit     
À ce qui n’a pas de prix ;     
«Donnent conscience d’un certain droit de regard»   
«Sur les choses». Un savoir pour sortir du placard.     

«Loi protégeant l’agriculture polluante» ;     
«Mise au pas» où la «diffamation» élégante      
S’étale sur la «lune-écran»     
Beaucoup mieux que sur un divan.     

Propos intenses     
D’un texte dense     
Aux influences     
Pleines de sens.     

Si «Rien est Tout»,     
On devient fou     
Des équations      
Qui tournent en rond.     

«La guerre des idées c’est un vrai combat»    
Où le «paysage mental» se débat.     
Avoir droit à une véritable instruction      
N’est pas au programme mondial en destruction.    
«La femme est la première colonie de l’homme»,      
«Asservissement» depuis la frugale pomme.    

«Ignorer l’Etat», la loi, semble «insupportable» ;     
C’est à ce titre que l’on devient «expulsable».     
Mettre à bas les «symboles»,    
Casser les auréoles.     

Parmi les grands sujets que le spectacle aborde,   
«L’autogestion» de la «clinique de la Borde»     
L’abolition totale de la «hiérachie»,       
Une ouverture sur un monde sans chichis.     

Etude sans complaisance d’une historique      
Situation et des aspects sociologiques     
Du dernier siècle dont le passé    
N’est ni dépassé, ni trépassé.     

Grâce à l’analyse profondément fouillée,   
Mécanismes des «saccages» déverrouillés    
Afin que l’on comprenne ce qui a rouillé,    
Les engrenages d’un système déraillé.     

«Théâtre politique» faisant réfléchir     
À la vie de ceux qui ne veulent pas fléchir,    
À l’avis qui est adressé par l’écriture     
Et le constat à dresser pour notre futur.     

La troupe constituée d’acteurs engagés    
Défend des alternatives à envisager   
Toutes formes d’existences non saccagées    
Par le pouvoir financier où tout est gagé.    
Le théâtre «Manufacture des Abbesses»     
Accueille des représentations sans faiblesse.

                  
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  

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Note : 3 sur 5.
 

«J’ai sauvé la France !». L’incroyable destin de Charles VII. Pièce d’Alain Peron. Mise en scène, Interprétation Rémi Mazuel. Et avec Anne-Victoire Armstrong, Léo Bastard, Denis Souppe, Sophie Taoc. Par la «Compagnie Ici et Là». (Paris, 21-11-2021, 20h30)★★

Charles VII aimait les livres et non les duels.        
Pour régner, il était dépourvu de grand zèle.         
Et, «incapable d’imaginer l’avenir»,     
«Il cherchait des clefs du passé», sans coup férir.    

«Azincourt est la répétition de Crécy» ;     
Il fallait donc que la ruse fût réussie.    
«Vous partez Dauphin et vous revenez en Roi»,     
Telle est la malice d’une fuite de choix.       

«Elle me fixait avec une intensité»     
Très «proche de la démence» ressuscitée.    
«Elle passe du mutisme à l’exaltation»,        
«Jeanne est un défaut dans ma cuirasse» en action.      

«Une grande réussite se paie toujours»   
«De grandes inimitiés» au long du parcours.   
Spectacle de qualité, rondement mené     
À «La Contrescarpe» finement animée.     

Propos concis dans une intrigue resserrée    
Aux phrases percutantes élégamment tournées   
Quand les actions ne cessent de se retourner.   
De jolis rôles pour ces têtes couronnées     
Que la dague, tôt ou tard, va faire valser     
À l’incandescent brasier          
De crimes particuliers,     
Familiaux,     
Viscéraux,     
Déloyaux,     
Peu royaux.      

La gloire est éphémère,     
Même aux yeux d’une mère ;     
On se venge d’un père     
Qui perd tous ses repères.              
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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Publié par le 21 novembre 2021 dans 3 Envie de théâtre

 

«Les Sœurs Tatin». Une vie à la Tchekhov. D’après «Les Trois  Sœurs». Création librement adaptée par Laetitia Gonzalbes. Avec Ambre Rochard, Anaïs Yazit. (Paris, 21-11-2021, 18h30)★★

«Quand on n’a pas de vraie vie, on vit de mirages».    
Fanny repense à leur jeunesse emplie d’ouvrage.     
Sa sœur Caroline «vit dans ses souvenirs»       
D’un «bleu de mélancolie» à entretenir     
A «La Contrescarpe» où elles sont de passage.      

Dans l’hôtel parental,     
Leur blancheur virginale     
S’imprègne de farine      
Délicate et très fine      
Répandue en cuisine.      

À «La Motte Beuvron»,     
Les plats tournent en rond.      
Tout une histoire parallèle en vidéo     
Se projette sur grand écran, sur le plateau.    
Elles chantent Paris       
Et les amours roussies.          

«Le dessus devient le dessous» de la cuisson      
Dans le four de la cuisinière qui sent bon.     
«Confusion volontairement entretenue»      
D’une vie sens «dessus dessous» de leurs tenues.                 
       
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Publié par le 21 novembre 2021 dans 3 Envie de théâtre

 

«Le Voisin de Picasso». De la peinture à la Comédie Française. De et avec Rémi Mazuel. Mise en scène Marie-Caroline Morel. Par la «Compagnie L’Échappatoire». (Paris, 21-11-2021, 16h30)★★★★

Un «gardien de musée»,      
Jeune, immense et usé,      
Par la foule, abusé,     
Artiste comédien      
Mais qui aimerait bien      
Diriger un théâtre.      
Chaudes braises dans l’âtre      
D’Histoire culturelle      
En fraîcheur naturelle.      

«Théâtre Contrescarpe»,     
Tous les chemins s’escarpent     
Pour que «Mazerolle» entre     
Dans la picturale antre.        

«Ici, il décore la Comédie Française»      
«Et l’Opéra Garnier». Ça devient une ascèse.   
Passionnante histoire sautant du coq à l’âne    
Avec brio. L’acteur a vraiment la banane     
Pour nous conter d’intéressantes anecdotes.     
Il se shoote à la peinture sans antidote      
Tellement il est convaincu de sa parlotte.     
Son incroyable narration, il la dorlotte.       

Fougueux, imprévisible et très original,      
Sa pêche d’enfer agit sur notre moral     
Grâce à son irrésistible interprétation.      
Rémi a un talent fou dans sa prestation.      
Il passe d’un registre à l’autre en temps record ;  
C’est aussi bien écrit que joué, on adore !                      
       
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Note : 4 sur 5.

 
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Publié par le 21 novembre 2021 dans 3 Envie de théâtre

 

«Mais du soleil que reste-t-il ?» De Maurice Genevoix. D’après «Les Eparges» (1923) et «La Mort de près» (1973). Mise en scène Géraud Bénech. Avec Stanislas de la Tousche, Rémy Chevillard. Par la «Compagnie 25ter». (Paris, 21-11-2021, 14h30)★★

Obus : chaudrons aux monstrueuses fumées noires.     
Hurlements, pierres qui «sifflent dans l’entonnoir»,      
Une bouillie de corps transformés en passoire ;      
Dans la boue, ils s’enfoncent sans échappatoire.     
«Théâtre de la Contrescarpe», il nous faut voir      
Tout ce que les hommes ont dû souffrir sans y croire.     

Maurice Genevoix, dédoublé, revit sa guerre,       
Celle de tous ceux qui sont tombés en âmes frères.  
L’horreur reste gravée dans sa mémoire entière ;    
Ceux de quatorze remplissent les cimetières.

«Le déchirement de la chair sous les éclats»     
«D’acier» laisse les soldats muets au fracas.     
«Fournaise rouge et grondante» sur la poitrine    
Qui s’ouvre comme une dégoûtante vitrine     
Laissant admirer des trésors qui se débinent      
Et vont enrichir les versants de la colline.        

Les survivants, ces «condamnés graciés», se terrent  
Dans la glaise où, à peine vivants, ils s’enferrent.   
«Déchiquetés sans avoir tiré de cartouche»,      
Ils ne sont plus que plaies que personne ne touche. 
Morts et blessés, unis dans un regard farouche,    
Attendent qu’on les porte vers une autre couche.     

Sombres tableaux décrits où chaque mot fait mouche    
Dans un éclaboussement d’encre qui nous touche    
Profondément. Les témoins ont tous disparu,    
Seuls restent les témoignages sur papier cru.             
       
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Note : 2 sur 5.
 
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Publié par le 21 novembre 2021 dans 3 Envie de théâtre

 

«Oiseau Oiselle». D’après Gwendoline Raisson. Adaptation, Musiques, Jeu Marie Jouhaud. Mise en scène Maxime Tissé. Par la «Compagnie La route du rêve». (Paris, 21-11-2021, 11h00)

«Oiseau Oiselle»,     
La demoiselle      
Très naturelle      
En balancelle        
Ouvre ses ailes      
Pour que ses graines      
Reviennent en scène.       

«Théâtre Gouvernail»,        
Les doigts en éventail       
Sur les touches du piano         
Balancent entre les barreaux.        

A l’abri du petit chat,       
Elle fait ses entrechats       
Et chante ses mélodies        
Dans son tout blanc paradis.        

L’oiselle en cage,       
Jolie, très sage,        
Dialogue avec elle-même         
Sur ses craintes et ce qu’elle aime.         

Ne pas sortir de sa ronde        
Par peur d’affronter le monde ;     
Comment vaincre ses frayeurs       
Afin d’aller voir ailleurs …         

C’est l’envol hors du nid      
Quand enfin on grandit.      
Voyage en féerie      
Pour les enfants ravis.               
       
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Note : 1 sur 5.
 

«Signé César». Écriture, Mise en scène, Thomas Bernier. Interprétation Louis Buisset, Floriane Ferreira, Léna Mée, Bastien Monier, Lucie Riedinger. Par la «Compagnie A l’Encre du Bateleur». (Paris, 20-11-2021, 21h00)★★

Sous le signe du rock ‘n roll, «Signé César»,     
Spectacle pour cinq acteurs et une guitare     
Amoureuse du classique en matière d’art.    
Une envahissante copine    
Qui se prénomme Mandoline     
Fait le forcing dans la cuisine.      

Beatles et bowling en soirée d’anniversaire,     
La cerise sur le gâteau qu’elle préfère,      
C’est le grand lever de rideau sur les mystères      
De dix ans de correspondance épistolaire.      

C’est un jour de fête qui tourne au psychodrame    
Dans de graves révélations à rendre l’âme.       
En une minute, la confiance s’écroule       
Dans le «Théo-Théâtre» où ils perdent la boule.  

Touchantes retrouvailles     
Qui filent sur les rails      
D’un chemin qui déroule     
Son cours d’amour qui coule.      
       
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Note : 1 sur 5.

 
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Publié par le 20 novembre 2021 dans 3 Envie de théâtre

 

«L’argent fait le bonheur». Écriture, Co-Mise en scène, Jeu Clément Hernandez. Co-Mise en scène César Candelon, Yasser Nassif. Et avec Raphaël Cochard-Marchewka, Louis-Philippe Coulon, Enzo Pinducciu. (Paris, 20-11-2021, 19h00)

«L’argent fait le bonheur» en mairie de Cajarc      
Où l’on s’enrichit pour le beurre aux épinards       
En s’engraissant sur le dos des pauvres canards       
Que l’on prend vraiment pour d’incroyables connards 
En les bourrant à fond d’insipides bobards.      

Des comptes dans le rouge des haricots verts      
Avec un déficit à pleurer de misère      
Au «Théo-Théâtre» où tout le monde se sert,      
Mais ce n’est pas la ceinture que l’on serre     
Dès qu’il est question de marchander de la terre.                     
       
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Publié par le 20 novembre 2021 dans 3 Envie de théâtre

 

«Quartett». De Heiner Müller. D’après «Les Liaisons dangereuses» de Choderlos de Laclos. Mise en scène, Jeu Patrick Schmitt. Et avec Emmanuelle Meyssignac. (Paris, 20-11-2021, 14h30)

«Quartett» pour quatre robes       
Qui, à la mort, dérobent       
Une immortalité,      
Instants d’éternité       
Pleins d’immoralité.       

«L’amour des pierres» dure      
Plus que la passion pure ;      
Corps froid devenu dur      
Dans un brasier impur.       

Les vieillissants Merteuil     
Et Valmont sur le seuil     
Du trépas, dans l’écueil      
«Théâtre Épée de Bois»,             
Sans foi, aussi sans loi.      

«Fleurir le tronc d’église»,            
Cette peau si exquise …        
Romance en noir et rouge ;     
Le blanc encore bouge            
Dans le corps de Marquise.      

Adaptation très libre     
Des liaisons d’équilibre     
Inversé dans les rôles     
Où explosent les pôles      
D’attractions si diverses      
Que les larmes s’y versent      
Au ras du bénitier       
Comblé dans son entier.      

«Miroirs et adversaires»,      
Chacun dans l’autre enserre     
La proie dont il se sert ;         
Tant d’artifices éclairs           
Devenus nécessaires      
Aux portes de l’enfer.      

Souvenirs idylliques      
D’un jeu machiavélique      
En langage biblique.        
«Résurrection» civique      
D’un démon maléfique.        

«L’accoucheur de la mort»      
Par «contrainte des corps»    
Qu’à fond tous deux dévorent     
Sous la croix du décor.      
En est jeté le sort      
Au caveau du remords.           

«J’ai fait disposer les miroirs»        
«Pour que vous puissiez mourir au pluriel».      
Face à l’abandon de l’espoir,     
L’esprit et le corps s’emplissent de fiel.                      
       
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Note : 1 sur 5.

 
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Publié par le 20 novembre 2021 dans 3 Envie de théâtre

 

«Céleste. Fresque Circassienne et Marionnettique». Conception, Mise en scène, Interprétation Geneviève de Kermabon (vieille écuyère). Musique originale Stéphane Leach, Pierre Ragu. Et avec Joe Sheridan (dresseur redoutable), Simon Martin (jeune acrobate).(Paris, 19-11-2021, 20h00)★★★

Une chevauchée féerique      
Dans une projection magique ;      
Une aventure diabolique,      
Aux dents dévoreuses tragiques.       

Des souvenirs acrobatiques     
De cette jeunesse héroïque,      
Dans des vêtements fantastiques     
Et des curiosités comiques.     
Des masques expressifs, cosmiques,     
Offrent au regard leur plastique      
Joliment fantasmagorique.          

«Des bouffées de bonheur», «Théâtre du Soleil»      
Où le grand rappel des tours de piste émerveille.       
C’est l’histoire circassienne qui se réveille        
Au contact de bêtes roulant des mécaniques ;     
Constructions, d’une ingéniosité sans pareille !                 
Le règne animalier infiltre son sommeil,     
Le peuplant de sublimes rêves exotiques.     

«Alcoolique aristocratique»      
Au pouvoir sublime et technique ;     
Domination chevaleresque      
D’une éléphante gigantesque ;     
Imposante hyène lyrique,        
Et girafe bucolique …       

Dans leurs prestations spécifiques     
De cascades acrobatiques,     
Ils s’emparent de l’artistique,     
Se parent de costumes uniques.     
Enfance cerclée de tuniques     
Entourant une symbolique.      

C’est une passionnante «fresque» lumineuse,     
Vision gantée d’or et de passion laborieuse      
Rappelant l’infaillible mémoire rieuse      
D’une élégante prestation talentueuse      
Pour tenter d’échapper à la lionne tueuse       
Surgie de peintures aux couleurs majestueuses.       

Figures clownesques aux expressions malicieuses
Calmant les redoutables énergies furieuses.
La promenade sur le passé de «Céleste»
Nous offre un spectacle prodigieusement leste
Dans la construction aux vertus miraculeuses
De ce petit bijou circassien manifeste-
-ment bien rodé, dressé, graissé d’huile céleste.          
       
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Note : 3 sur 5.

 

«Volpone (ou Le Renard)». D’après Ben Jonson. Adaptation, Mise en scène Carine Montag. Par la «Compagnie Le Jour de la Lune». (Paris, 18-11-2021, 21h00)★★

«Vautour, corbeau, corneille», ces «oiseaux de proie»
Apportent au vieux Volpone des cadeaux de choix.     
«Mosca le parasite», d’une intelligence     
Vive et complice de toutes les manigances     
Du maître, mène le jeu en fausse innocence.     
De la démesure dans le lit du délit.     
Que les ficelles de cupidité relient.       
Vice et amour argentier les plongent en déni.      

L’hypocrisie sous le signe de la jouissance     
Met sens dessus-dessous les mortelles consciences.  
Une leçon contre les immoraux «rapaces»,    
«Charognards» en tous genres, futés, efficaces.     
Héritage qui tourne et chamboule les sens      
De neuf comédiens, fripouilles pleines d’audace.    
«Café de la Gare», monstrueusement drôles,    
Ils assument complètement l’horreur des rôles.                 
       
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Note : 2 sur 5.
 
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Publié par le 18 novembre 2021 dans 3 Envie de théâtre

 

«Dîner de Famille». Comédie de Joseph Gallet et Pascal Rocher qui la met en scène. Avec Carole Massana, Guillaume Ducreux, Emmanuel Donzella. (Paris, 18-11-2021, 19h30)

Jeu d’imagination d’une vie de «famille»    
Qu’il n’a jamais eue, car elle est partie en «vrille».    
Comment reconstruire un passé inexistant,     
Le jour de l’anniversaire de ses trente ans ?     

Au «Café de la Gare»,    
L’éternelle bagarre      
Pour gagner du terrain      
S’accorde en des refrains.      

Rebondissements assurés aux changements      
Remplis de gaîté, le vin les accompagnant.      
Du haut de «nos vies pourries», on rit franchement.      
C’est un spectacle simple mais réconfortant      
Où les scènes s’enchaînent bien habilement.     
       
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Note : 1 sur 5.

 
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Publié par le 18 novembre 2021 dans 3 Envie de théâtre

 

«Tutu. La danse dans tous ses états !»Conception, Chorégraphie Philippe Lafeuille. Par la compagnie «Chicos Mambo». (Paris, 17-11-2021, 19h00)★★★

Quoi de plus naturel que des hommes en tutu ?    
Le mot, du genre masculin, est revêtu    
Et pare élégamment les mâles attributs.    
Prestation époustouflante de ces têtus      
Sportifs, issus de différentes disciplines      
Bien reliées par une chorégraphie divine.        

Leur brillante démonstration de savoir-faire,      
D’une drôlerie qui frappe l’imaginaire,      
Secrète en nous une série d’endomorphines           
Capables d’éloigner toutes traces de spleen.      


Une féerie    
Qui fait que l’on rit.     
Une parodie,    
Animalesque,    
Fine et burlesque,    
Secoue les corps     
En plein accord.     
C’est leur essor     
Que l’on adore ;     
Et leurs efforts,      
Longtemps encore,       
Notre œil, stimulent,      
Font des émules.     

 
Leurs plumes d’oiseaux      
Marquent le tempo.     
Danses de zozios,     
Tango, boléro,     
Où pattes d’oiseaux     
S’aiment en oripeaux.     


Comme eux, on a envie de s’élancer    
Et dans leur art sublime se lancer ;      
Capter un peu de leur énergie pour voler    
À la rencontre des animaux sublimés.           


Un instant se perdre dans l’éblouissement      
De leur spectacle qui nous mène au firmament     
Étoilé en un multiple scintillement,     
Éclaté en multitude de sentiments.      

Tant de fruits et légumes en mélange harmonieux  
Nous invitent à partager leurs contours soyeux.     
Une orgie de couleurs pour cuisine des cieux  
Dans une sarabande aux entrechats précieux.     


Dans le «Théâtre Libre» ils sont fort rigolos    
Et nous adressent un inoubliable cadeau.     
Avec joie on retrouve les «Chicos Mambo».        
Que ce soit à Avignon ou à «Bobino»,        
On repense à leur plumage, les yeux mi-clos …     


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Note : 3 sur 5.

 

«La Femme». Caroline Montier chante au piano Juliette Gréco. Contrebasse Stephen Harrison. Collaboration artistique Caroline Loeb. (Paris, 16-11-2021, 21h00)★★

Caroline Montier, en pianiste émérite,     
Interprète à sa façon, avec grand mérite,     
Et sans jamais l’imiter, Juliette Gréco,       
Donnant, à «L’Essaïon», des frissons dans le dos.   

Elle met à l’honneur des chansons mal connues,      
De grande malice. Son sourire ingénu,     
Envers son public, lui donne un air tout complice,    
Une tendresse et une gaîté non factice.        

Un tour de chant d’une jolie grivoiserie     
Met à nu tout une sincère espièglerie      
De bon ton qui explose en fine poésie.      
Voix cristalline entraînant à la rêverie,     
Mutine,
Câline,
Bien construite et réfléchie, que l’on apprécie.                 
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  

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Note : 2 sur 5.

 

«Vacances au bord de la mort». Écriture, Interprétation Olivier Maillet. Mise en scène Eric Bouvron. Musique Mathilde Vrech. (Paris, 16-11-2021, 19h00)★★

Partir pour de vraies «vacances au bord de la mer»  
Et se retrouver à flirter avec l’enfer       
Lorsqu’un foudroyant infarctus       
Le transforme en Hibernatus.      

«Au-delà de douze minutes, c’est la mort» !
«Une apnée de trente-cinq minutes» au-dehors      
De ce que pourrait supporter l’esprit, le corps,      
L’a plongé dans un immobile et noir décor.      

Deux mill(e) cent secondes perdues dans le néant,     
Dérobées,     
Dévorées,     
Absorbées et englouties par un trou béant.        

Qu’a-t-il pu voir au moment de franchir le pas ?     
Et peut-il revivre en mémoire son trépas ?      
Comment se souvenir de sa propre sortie ?     
Pourquoi le moment décisif s’est-il enfui ?     

Et si ce long temps d’absence et de flottement    
Avait à tout jamais effacé ces moments …     
Que peut-être on découvrira,     
Juillet prochain, à «La Luna».     

Un témoignage très fort     
Qui annihile la mort,     
Quand la vie devient du rien,     
Qu’avec la souffrance ne persiste aucun lien     
De l’instant T et de ce qui l’a précédé.     
C’est le mystère chimique du procédé.      

Entre le coma et les hallucinations      
Il traverse un enfer d’horribles vibrations     
En «cauchemars d’expériences chirurgicales»  
Sur son «corps de mécréant anti-clérical».     

En réanimation, il voyait dans sa nuit,     
Bien recroquevillé à l’intérieur de lui.     
A «L’Essaïon», sorti de rééducation,      
Il a gagné d’exponentielles sensations.     

Avec sourire,      
Il peut nous dire      
Que pour «maigrir»,    
«Il faut mourir» !      

Ce survivant, rescapé du gouffre sans fond,      
Paré de son rôle de décomposition,      
Fait rimer tendre et vagabonde poésie       
Avec le sens de sa toute nouvelle vie.      

Expérience qui se décrit     
Dans la douleur et dans le bruit     
Des machines pour sa survie      
Livrant des années de sursis     
Pour une existence en crédit.     

Du spectacle, quand on en sort,     
On y pense longtemps encore.     
Ça carbure dans notre esprit     
Et l’on y retourne à tout prix !                     
       
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Note : 2 sur 5.

 

«Le Complexe de Dieu». Pièce d’Antony Puiraveaud. D’après l’histoire vraie du garçon qui ne voulait pas être une victime. Mise en scène Jean-Luc Voyeux. Avec Jean-Marc Coudert, Anne-Cécile Crapie, Léonie Duédal, Olivier Troyon. Par la «Compagnie 172». (Paris, 15-11-2021, 21h00)★★★   

Sur une musique à soulever les barrières     
Débute une pièce qui ramène en arrière       
Pour aller de l’avant malgré tous les mystères  
Des histoires sordides de l’église austère.    
Des allers-retours crédibles et salutaires       
Pour récupérer sa dignité nécessaire.     

«Maintenant je sais que se faire»      
«Culbuter par un père»,        
«C’est héréditaire».     
Puis «il te fait plaisir puisqu’il te rend spécial»,   
«L’unique, l’élu et tant pis si ça fait mal».    
Violence, tant émotionnelle que verbale,     
Quand sortent les non-dits de façon viscérale.   

«Un jour on comprend … que l’on s’est tous fait baiser» 
Par un Tartuffe qui osa nous abuser,      
Faisant croire à des relations privilégiées      
Afin que l’on subisse sans être châtié      
Et que l’on confonde Amour de Dieu et Pitié.     

«Double parrainage de l’Amour et de Dieu»    
Pour la naissance miraculeuse d’adieu.     
Une interprétation remarquable et limpide     
Qui coule sur les idées reçues et avides      
D’explorer ce que l’on  a caché sous les cieux.      

«Théâtre Le Funambule»,     
Du prêtre éclate la bulle.     
Et c’est pendant deux ans,     
De douze à quatorze ans,      
Qu’une vie de calvaire     
Transforme un cœur en pierre.              
       
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Note : 3 sur 5.

 

«Labiche Repetita». Écriture, Mise en scène, Jeu Coralie Lascoux. D’après «La Main Leste» d’Eugène Labiche. Et avec Matthias Bensa, Dephine Grand, Thomas Pelikan, Emilie Pfeiffer. Par «Le Ricochet Théâtre». (Paris, 15-11-2021, 19h00)★     

Au «Funambule», une plongée dans les coulisses      
inondées est source de propos qui s’immiscent     
Dans la vie privée, puis dans celle des artistes.    
Une démarche qui brouille toutes les pistes.     
Une interprétation quelque peu parodique     
Pour réconcilier le tragique et l’idyllique.      

À cinq et «avec l’énergie du désespoir»,      
Ils mettent des couleurs aux ruptures du noir    
Pendant leur odyssée en quête d’accessoires    
Pour fignoler la véracité des histoires     
De «réparations» à double sens de fermoir.       

Des quiproquos aux solutions aléatoires.      
Avec passion, ils se préparent à l’abattoir      
Et se dévouent, sortant leurs tripes des tiroirs.       
Et si c’était ce soir …     
Leur grand moment de gloire ?                   
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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Publié par le 15 novembre 2021 dans 3 Envie de théâtre