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Archives de Catégorie: 5 Festival d’Avignon

«Logos ; Abysses». Danse contemporaine, Hip-hopConception, Interprétation El Shafey Adel, Maëlle Déral. Par la «Compagnie Le Scribe». (Avignon, 09-07-2021, 19h30)

Langage corporel extrêmement fluide     
Qui transcrit son virtuel message limpide.     
Dans une douceur et souplesse fugitive,     
Glisse une attitude ambigüe sur le qui-vive.     
Les mains servent à dialoguer ou s’exprimer,     
Peuvent aussi se refermer pour opprimer.        

Au palais de la danse qu’est le «Golovine»,       
Évolution entre deux eaux, deux atmosphères.     
S’attirent et se repoussent les visions contraires     
Aux tentacules plongeant dans leurs origines.     
Oppositions, confrontations et puis unions,     
S’élancent en vagues d’étrange conception.                       
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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Note : 1 sur 5.
 

«Gharnata». Conception, Chant Luis de la Carrasca. Par la «Compagnie Flamenco Vivo». Avec Ana Pérez (chœurs, palmas, danse), José Luis Dominguez et Manuel Gómez (guitares), François Taillefer (cajón, percussions), Benjamin Ramos (contrebasse), Jérôme Boudin-Clauzel (piano). (Avignon, 08-07-2021, 20h30)★★★

Impatiemment attendu,     
Il est enfin revenu,     
Luis de la Carrasca ;     
Notre cœur, à nouveau, bat.     
Ce festival poétique,     
Notre curiosité, pique.      

Pour accueillir «Gharnata»     
De la belle Granada,     
Formation au grand complet.     
Un vrai spectacle qui plaît,     
Dans sa danse flamenca     
Et son précipité pas.     

L’immortel Federico 
García Lorca, héros     
De sanglants et justes mots,      
Et Antonio Machado,     
Sont, au «Chêne Noir», chantés     
Pour que l’on sorte enchantés.     
La «legenda del tiempo»     
Imprime en nous son tiempo.     

La sublime Ana Pérez      
Est toujours aussi à l’aise     
Dans l’intensité de jeu.     
En démonstrations de choc,      
Vibrations d’électrochocs,      
On ne la perd pas des yeux !      

Un Flamenco qui s’assume,     
Ne s’en laisse pas compter      
Et, toute sa force, exhume.     
Farouche efficacité,     
Profonde authenticité,     
Classique modernité.                      
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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Note : 3 sur 5.

 

«La Belle et la Bête». Texte Jeanne-Marie Leprince de Beaumont. Adaptation, Mise en scène Guillaume de Moura.  Interprétation Marguerite Chaigne (chorégraphies), Louise Corcelette, Anthony Mezence. Par la «Compagnie de L’Échauguette». (Avignon, 08-07-2021, 18h30)

L’innocence de la rose condamne à mort     
Celui qui la cueille, sauf si son triste sort     
Se trouve conjuré par une fille aimante     
Qui refusa à tous de devenir amante.     

Un prince, puni pour sa laideur intérieure,     
Revêt l’aspect d’un monstre, face à l’extérieur.      
Conte revisité par les tourments dansés,              
«Théâtre du Centre», sur hip-hop bien pensé.      

La chorégraphie unit les âmes et les corps,     
Façonne la beauté à l’envers du décor     
En joignant les rêves aux battements de deux cœurs     
Qui vibrent au-delà de leurs sinistres rancœurs.                  
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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Note : 1 sur 5.
 

«Toute l’Histoire de la Peinture en zigzags». Conception, Mise en scène, Interprétation Hector Obalk. Violoncelle Frédéric Lagarde. Images Morwenn Augrand. Par la «Compagnie Grand-Art». (Avignon, 08-07-2021, 16h30)★★

«Je savais que mes yeux étaient meilleurs que ma main»,
C’est donc tout naturellement que, critique d’art,     
Pour l’écrit et pour l’audiovisuel, il devient.      
Leçon de lecture picturale, dare-dare,      
En une heure chrono, avec précision, sans fard.     

Au début, étaient les fonds en lumière d’or        
Qui illuminait les tableaux jusqu’à leurs bords.     
Puis apparaissent les couleurs dans le décor,      
Ce qui annonce un chatoiement de prime abord.     
Quand la technique est parfaite, on invente encore     
Pour faire surgir les détails de tous les corps.     

On passe de la «sensualité veloutée»      
A la découverte de «l’érotisme glacé».      
C’est, au théâtre de «La Condition des Soies»,      
Qu’au violoncelle, en notes classiques, on perçoit       
Les délicats détails qui ne vont pas de soi.      

Le siècle de la noirceur en ombres et lumières      
Cède la place aux paysages qui s’éclairent     
Avant d’envisager les outrecuidantes œuvres,            
Puis les figures géométriques de manœuvres.     

Intéressante démonstration didactique      
Qui utilise toutes sortes de tactiques     
Dont celle de la confidence à son public.      
Dévoilement tous azimuts et bien critique.     

C’est un travail professoral approfondi     
Que l’étude de ces quatre mille tableaux      
Dont il choisit quelques-uns, pour sortir du lot,     
Présentés avec un discours franc, inédit.     
Une somme de connaissances bien réelles      
Pour faire partager sa passion avec zèle.                       
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  

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Note : 2 sur 5.
 

«La Volonté du Fou». Promotion 2021. Par la «Compagnie Esacto’Lido». Parcours Professionnalisation de Pia Bautista  (cerceau aérien), Elias Oechsner (jonglerie, clown), Maria Céleste Funghi (corde lisse). «L’Occitanie fait son quatorzième cirque à l’île Piot»(Avignon, 07-07-2021, 23h00)

Pia, Elias, Ottavio,      
Analia, Julien, Léo,     
Maria, Benjamin, Mario,     
Se relaient sur le plateau.      

C’est la danse du Lido,     
À cheval sur son cerceau,      
Dans l’aérienne posture     
Qui abrite ses figures.     

Un jonglage philosophiquement clownesque     
Pour que sèche le linge sans être grotesque.     
Quand une valise diplomatique     
S’ouvre sur des portés acrobatiques …     

La corde lisse enchaîne     
Celle qui se déchaîne     
Et va laisser sa place    
Aux artistes en herbe, grâce        
Aux rêves d’être des as.                         
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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Note : 1 sur 5.
 

«Dans ton cœur». Acrobatie et musique live. Mise en scène Pierre Guillois. Avec Claire Aldaya (voltigeuse), Romain Vigier (acrobate, porteur), Andreu Casadella (acrobate, trapèze Washington), Basile Narcy (acrobate, porteur, jongleur), Maxime La Sala (porteur cadre), A. Segura Lizan (voltigeur), Pedro Consciência (porteur, acrobate), J. R. Graell Gabriel ou Sébastien Lepine (porteur, acrobate), Vladimir Tserabun (contrebasse, violoncelle, basse), Gaël Guelat (batterie, percussions, guitare), Nicolas Bachet (saxophone, acrobate), Johann Chauveau (clavier, flûte). Par la «Compagnie Akoreacro». «L’Occitanie fait son quatorzième cirque à l’île Piot»(Avignon, 07-07-2021, 21h30)★★★★★

Sous une pluie battante,     
Une entrée fracassante.     
Toutes les figures se tentent     
Et très joyeusement se plantent.     

Construction d’un appartement     
En vue d’un emménagement.     
On regarde dans tous les sens     
Car chaque acte a forte importance.     

Une organisée débandade     
Pour une franche rigolade.     
Avec la famille avant tout,     
On s’amuse comme des fous.     

Roue Cyr, portés acrobatiques     
Et performances diaboliques,     
Allient le génie au classique.     
Inoubliable et féerique,     
Leur spectacle devient magique.    

De brillants envols au trapèze ;     
Puissant orchestre qui apaise     
Et réduit l’incendie aux braises     
D’un amour qui, plus rien, ne pèse.     

Tradition et modernité     
Pour ce cirque galvanisé     
Aux incroyables prestations     
Réalisées avec passion. 

Redoutable efficacité     
D’une infinie diversité.     
Accompagnement musical     
Avec un orchestre intégral.     

Une excellente précision     
Pour chacune des décisions.      
Du très grand art nourri d’imagination,     
Sublimement biberonné d’émotion.     
LE SPECTACLE INCONTOURNABLE d’AVIGNON !                           
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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Note : 5 sur 5.

 

«Juventud». Manifeste jonglé. Mise en scène, Chorégraphie Nicanor de Elia. Jongleurs-Danseurs Juan Duarte Mateos, Lucas Castelo Branco, Nahuel Desanto, Walid El Yafi, Gonzalo Fernandez Rodriguez. «L’Occitanie fait son quatorzième cirque à l’île Piot»(Avignon, 07-07-2021, 20h15) ★★★★★

Juvénile fraîcheur pour balle de contact     
Qui, tel un OVNI, tout sur son passage impacte.     
Comme une étrange boule irradiée de blancheur,     
Elle s’orne d’un satellite aussi farceur.     

Balles et massues en folie se mettent en orbite ;     
Ainsi que des comètes, elles filent très vite.     
Un défilé paonesque en haute coiffure     
Porte l’anneau au goût du jour pour l’ouverture     
D’un festival quadrillé et tout en droiture.     

Une envolée d’anneaux     
Dans un grand numéro     
D’agilité parfaite     
Pour somptueuse fête.     

Avec une insondable créativité,     
Ils offrent des ellipses de toute beauté.     
Un spectacle grandiose     
Pour sortir du morose.     

Une course poursuite défiant l’univers     
Et la trajectoire d’astres autour de la terre.    
Cinq circassiens, brillants comme des satellites,     
Pétris de véritable talent, cohabitent.     
Une majestueuse virée de mystères     
Pour nous envoyer direct dans la stratosphère !                  
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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Note : 5 sur 5.
 

«En attendant le grand soir». Écriture, Mise en scène, Jeu Pierre-Jean Bréaud. Et avec B. Arquier, M. Boldini, L. Couasnon, F. Escurat, T. Gaubig, G. Groulard, P. Monedero (Otto), G. Sandron, C. Leroy, A. Rosenfeld Sznelwar, M. Pinguet, Ph. Vohringer. Par la «Compagnie Le doux supplice».  «L’Occitanie fait son quatorzième cirque à l’île Piot»(Avignon, 07-07-2021, 17h45)★★★

«Le doux supplice» de l’attente     
Récompensée par le silence ;         
«Le doux vertige» de la danse     
Qui se fait lentement latente,     
Aux quatre coins elle est présente      
Et vivement se représente     
Dans quelques chutes éclatantes.     
Des tranches de vie haletantes     
Gentiment s’organisent et tentent     
De combler les doutes et l’absence.     

Dans un échange de sourires,     
La joie monte avec les soupirs.     
C’est une ambiance euphorisante      
Aux attitudes électrisantes.     

En plein disco acrobatique     
Et farandole sympathique,     
C’est la valse hydro-alcoolique      
Qui dégèle les êtres chics.     

Esprit de convivialité     
Pour se rappeler que l’été     
Sera à nouveau submergé     
De vagues de désirs chargés.     

Avant l’ouverture des boîtes     
De nuit aux senteurs toutes moites,     
Ils s’étreignent en langage piste     
Prouvant que rien ne leur résiste.     

Des portés de grande envergure     
Pour flirter avec la nature.     
Du jazz, rock, ou danses latines,     
Grâce à eux, plus jamais de spleen.                    
       
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Note : 3 sur 5.

 

«Pour Hêtre». Par la «Compagnie IETO». Acrobates Fnico Feldman, Itamar Glucksmann. Mise en scène Benjamin De Matteïs.  «L’Occitanie fait son quatorzième cirque à l’île Piot»(Avignon, 07-07-2021, 16h30)★★★★

Un super jeu de mains dans les branches d’un hêtre     
Équilibre sa vision d’être et du paraître.     
Un magnifique spectacle pour se repaître     
De la vive agilité boisée de deux êtres     
Se défiant sans avoir l’air de le reconnaître.      

Une forêt de troncs et ramures envahit     
L’espace scénique, lui accordant la vie.      
Ces acrobates de la nature branchée     
Font partager leur rêve sans jamais flancher.     

Du feuille à feuille, cousu-main,     
Taillé sur mesure est en train     
D’exploiter un art végétal     
En coupe franche originale.     

Maîtrise du vide caché      
À laquelle ils sont attachés        
Pour un plaisir jamais gâché ;     
Grandes sensations recherchées.       

Souplesse et force à l’arraché,     
Totale douceur approchée.     
La magie d’instants partagés        
Parmi les arbres bien rangés      
Séduit dans toutes les rangées.                      
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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Note : 4 sur 5.

 

«Interprète».Conception,  Interprétation Maxime Mestre.  Par la «Compagnie Cheptel Aleïkoum».  «L’Occitanie fait son quatorzième cirque à l’île Piot».  (Avignon, 07-07-2021, 15h10)★★

«On ne naît pas garçon», dit-on, «on le devient».     
Le cordon ombilical du monde aérien       
Serpente autour de la salle d’accouchement     
Où tous vont l’épauler avec discernement.     

Spectacle qui se construit avec le public     
Qui, à la corde, au micro, donne la réplique.       
«Juter, buter, douter, réaliser ses rêves»,     
«Choisir» d’être soi-même, sans aucune trêve,     
Ni entraves, sans que, brusquement, l’on en crève.     

Le mot «Mourir», dans le miroir, s’inverse en «Vivre»,     
Selon la fine calligraphie qu’il délivre.     
Circassien qui aime jouer avec les termes,     
Même s’ils n’aboutissent et qu’ils ne viennent à terme.      

«Il faut savoir que les enfants du Bangladesh»         
«Travaillent tous afin d’échapper à la dèche».       
«Chinois perdant leur vie, tentant de la gagner».       
Des colliers de citations vont l’accompagner     
Quand il s’envole dans les airs pour déchaîner      
Son flot verbal qui, au sommet, va l’entraîner.                 

Du panache dans son immense liberté     
S’élance de la piste aux étoiles en beauté.     
En cabrioles     
Il caracole     
Aux couleurs de l’amour     
Avec ou sans détour.                   
       
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Note : 2 sur 5.
 

«Mektoub». Stand-up de cirque. De et par Mounâ Nemri. Regard extérieur Maël Tebibi. Par la «Compagnie La Nour». «L’Occitanie fait son quatorzième cirque à l’île Piot». (Avignon, 07-07-2021, 14h00)

«Paix sur toi», avant de t’envoyer dans l’enfer      
De la rigolade et de la danse sur terre.     
Une démonstration qui a du caractère.     
Petit clin d’œil humoristique, sans frontière,     
Louchant sur le généreux bec de la théière.     

Elle développe     
Un mortel hip-hop    
Pour se mettre en forme    
Sur la plate-forme.    

En «Sur-vêt ? T’es un gars !»       
«Mini-jup’ ? T’es d’la viande !»    
Alors, «ça fout les glandes» !       
«Bombe» sexuelle ou «Burka»,       
Serait-ce le «même combat» ?      
«Mektoub», au final,     
Un destin fatal     
Très patriarcal.    

Mi-chant-danse     
En cadence,    
Mi-cerceau      
Sans cerveau,    
Mi-recettes     
Pour la fête.     

Ça tourne rond     
Sous son plafond,     
Slam et casquette,     
Tout en paillettes.        

«Journée portes ouvertes au cœur d’une trentenaire»      
«Qui questionne ce dont elle hérite ou acquiert»        
«Et ce dont elle a honte et ce dont elle est fière».     
Énergie et bonne humeur, sans aucune œillère !
       
Noura / b.c.lerideaurouge  
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Note : 1 sur 5.
 

«Mousse». Jonglerie intime et punk. Conception, Jeu, Gaëlle Coppée, Denis Michiels. Par la «Compagnie Scratch». «L’Occitanie fait son cirque à l’île Piot». (Avignon, 07-07-2021, 12h00)★★

Jonglage parlé éloignant la «frustration»            
Qui pourrait venir de quelques imperfections.            
Originale conception           
Vue en dix-huit propositions.           

Un numéro de balles ensorceleuses blanches            
Qui, l’hilarité, généralement, déclenche.          
C’est une version clownesque bien arrosée         
Plantant ses graines de rosiers sous la rosée            
De jolies saynètes parfaitement dosées.            

Gaëlle est «douce»            
«Comme la mousse»         
Des bois ou bière          
Qu’elle préfère.            

Sur un nuage,             
L’art du ratage         
Devient mirage           
Pour nos suffrages.          
Création sage,         
Joli ménage           
Et jardinage.                                
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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Note : 2 sur 5.

 

«Ikuemän». Mât chinois. Conception, Chorégraphie, Jeu, Rafael de Paula. Et avec Béa Debrabant, Joana Nicioli, Harold de Bourran, Ward Mortier, HectorIgnacio Diaz. Par la «Compagnie du Chaos». L’Occitanie fait son quatorzième cirque à l’île Piot. (Avignon, 07-07-2021, 11h00)★★

La structure circulaire abritant les mâts      
Offre une vue panoramique sur les pas       
Franchis à la verticale, de haut en bas,       
Et en une lente montée vers les sommets      
À franchir les obstacles d’un chemin de croix      
Sans cesse renouvelé, qui se voudrait droit.     

Lente descente aux enfers sous lesquels ils ploient      
Rampant sur la terre inégale par endroits.      
Ils se heurtent aux cinq piliers des réalités      
Qu’ils cherchent à contourner par la fraternité.      

S’accélère leur grand désir de liberté      
Dans un rituel aux marques délimitées.      
Course-poursuite allant explorer d’autres champs      
De vision en espérant gagner de l’avant.      

Une construction totalement maîtrisée      
De leur performance qui a électrisé       
Tout le chapiteau récemment normalisé.       
Trouver refuge dans un monde divisé.       
«Dans la langue des Kayapos, Ikuemän»      
«Signifie marcher». Droit où le ciel les entraîne.            


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Note : 2 sur 5.
 

«Je suis Tigre». Acrodanse et dessin. Chorégraphie, Mise en scène, Florence Bernad. Texte Aurélie Namur. Dessin Anaïs Massini. Par la «Compagnie Le Groupe Noces». «L’Occitanie fait son cirque à l’île Piot». (Avignon, 07-07-2021, 10h00)★

«J’ai marché, j’ai couru, je suis Tigre». Pourquoi ?           
Comment trouver sa propre voie ? A-t-on le choix ?          
Sur un lancinant fond sonore se dessine            
Le paysage broussailleux qui hallucine            
Autour du feu qui réchauffe l’eau des bassines.              

Avec l’agilité d’un «Tigre» il rebondit                
Sur les silences et sur les éternels non-dits.               
Dans un vent de sable s’envolent les questions                
Qui, peu à peu, activent sa transformation.                 

Métaphore qui aide à franchir les frontières ;                 
Dans son élan, elle fait tomber les barrières           
Et l’on perçoit le rugissement des rivières             
Que l’on croirait apercevoir dans le désert.                                         
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  

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Note : 1 sur 5.
 

«Ma Forêt Fantôme». Texte Denis Lachaud.  Mise en scène Vincent Dussart. Interprétation Guillaume Clausse, Xavier Czapla,  Sylvie Debrun, Patrice Gallet, Patrick Larzille. Par la «Compagnie de l’Arcade». (Avignon, 06-07-2021, 21h25)★★

La «Présence Pasteur»     
Glisse avec plein d’ardeur,     
Hante tout en pudeur     
Les esprits torturés,     
Par le mal, raturés ;     
Elle les frappe au cœur.     

Enveloppé d’une somptueuse parure     
Qui virevolte en tous sens dans une nature     
Accueillante, sa danse de belle envergure,     
Les événements qui vont suivre, préfigure.     

Au jardin des «éclairs de sa lucidité»,     
Fleurit un passé, éteint pour l’éternité,     
Que la maladie d’Alzheimer a tourmenté.     
Avec force, on pénètre leur intimité.          

«On n’a pas appris à les regarder mourir»,     
Tous ces proches que le mal va anéantir.        
«Etre l’arbre qui cache la forêt fantôme»     
De ceux tombant comme des feuilles qui embaument.     

SIDA, maladie d’amour inconditionnel     
Qui vous arrache à un monde peint d’arcs-en-ciel …     
Un témoignage musical, guitare et chant,     
Pour vous accompagner jusqu’au soleil couchant.     

Ceux qui restent, «se baladent dans un désert»     
Sentimental car ils ont déjà trop souffert.     
Alors, ils préfèrent survivre en solitaires     
Pour cesser de faire le tour des cimetières.                      
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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Note : 2 sur 5.
 

«Lettres de mon moulin». D’Alphonse Daudet. Mise en scène, Interprétation Philippe Caubère. Textes : «Installation, La diligence de Beaucaire, Le secret de Maître Cornille, La chèvre de Monsieur Seguin, L’Arlésienne, La légende de l’homme à la cervelle d’or, Le curé de Cucugnan, Le poète Mistral». (Avignon, 06-07-2021, 19h15)★★

Daudet, dans son «moulin à vent et à farine»,     
Coucha quelques unes de ses «Lettres» divines     
Sur le papier qui fit rêver les écoliers,     
Trembler les amoureux de «la chèvre» déliée.     

C’est, au théâtre de «La Condition des Soies»,     
Que le grand Philippe Caubère prête voix     
Aux personnages des histoires d’autrefois.     
Et, ma foi,     
On y croit.     

Un parfum de Provence     
Nous ramène en enfance     
Avec les joies du conte      
Pour rêver à la fonte     
De «la cervelle d’or»     
Et du meunier qui dort     
Sur la fin du trésor.                   
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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Note : 2 sur 5.
 

«Je ne marcherai pas dans les traces de tes pas». Texte Alexandra Badea.  Mise en scène Vincent Dussart. Avec Roman Bestion, Juliette Coulon, Xavier Czapla, Laetitia Lalle Bi BéniePar la «Compagnie de l’Arcade». (Avignon, 06-07-2021, 16h45)★★

C’est un regard qui interdit toute émotion     
Que celui du père penché sur son fiston.     
Mise en avant de la réussite sociale     
Dans le domaine humanitaire et médical.     

Échange de sentiments     
Où tout le monde se ment.     
Un vrai travail sur l’écoute     
Qui cherche, à travers les gouttes     
De sérum physiologique,     
Quelques effets, pas forcément éthiques,     
De «la domination thérapeutique».     

Une lutte de rapports     
Pour arriver à bon port     
Au long de ces discussions     
Soumises à tant de pulsions.      

«Les femmes sont les premières à entretenir»      
«La domination machiste». Bel avenir …       
«Théâtre Onze-Gilgamesh», est prioritaire     
La frêle incursion dans le monde humanitaire.     
Ils vont à la rencontre de leur vraie colère     
Qui s’enfle en récoltant le fruit de leur salaire.                      
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  
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Note : 2 sur 5.
 

«No way, Veronica» ou «Nos gars ont la pêche». Comédie d’Armando Llamas. Mise en scène Jean Boillot. Création musicale David Jisse. Avec Isabelle Ronayette, Philippe Lardaud, Jean-Christophe Quenon, Hervé Rigaud. Par la «Compagnie La Spirale». (Avignon, 06-07-2021, 15h15)★★

Blancheur inquiétante répercutée en peur      
D’où s’échappent des sons aux ondes de frayeur.      
Une surprenante et surréelle atmosphère       
Nous emporte de l’autre côté de la sphère  
Météorologique dans des crissements       
Qui s’interprètent en magnétiques tours de chant.     

Des bruitages buccaux      
Et aussi musicaux      
Emplissent la station      
De leurs répercussions.      
Concert original      
En version digitale        
Et aussi orchestrale.      

Pas de chance pour toi, Belle Veronica,        
C’est sans issue avec les machos que voilà.
Une parodie d’extraits filmiques avec voix      
Contrefaites des plus grands acteurs d’autrefois.      

Dans une danse électroniquement sauvage,      
Basse et clavier en batterie font un carnage        
D’orgie sonore en un monde apocalyptique      
Aux effets bourrés de polyester comique.         

Dans «la nuit du solstice, nos gars ont la pêche»       
Pour se livrer à quelques pratiques de pèche      
Qu’abrite le grand «Théâtre Onze-Gilgamesh»        
En proie au délire collectif rock flammèches.         
       
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Note : 2 sur 5.

 

«Je Hurle». Poèmes de Mirman Baheer. Dramaturgie Magali Mougel. Mise en scène Eric Domenicone. Jeu Faustine Lancel, Yseult Welschinger (Conception marionnettes). Musique Jérôme Fohrer. Par la «Compagnie La soupe». (Avignon, 06-07-2021, 13h05)★★★★

«Etre une fille, une femme, en Afghanistan»,      
Se résume à une condition de néant.      
Vie de crainte en continuel enfermement       
Où, s’exprimer, expose à la mort, sûrement.      

Écriture : acte de rébellion à punir ;      
Un «nom de plume» sur du papier qu’on déchire,        
Poétesse en herbe, fantôme plein de bleus,       
Elle «se suicide en s’immolant par le feu».        

«Un objet de plaisir, un jouet pour les hommes»,        
Une poupée de chiffon, malmenée, en somme.       
Sans avenir,        
Elles délirent ;        
La liberté égale la honte à cacher.         
«Les Talibans reprennent le pouvoir armé».        

Héroïnes de feuilles froissées, repliées          
Sur elles-mêmes, que l’on fait toujours plier,        
Blanches figurines fabriquées sur la scène        
Dans un bruissement de meurtrissures obscènes …     
      
Car il n’est pire crime que de naître fille           
A mater à coups de boule pour jeu de quilles.           
«Il n’y a que la mort pour effacer la honte»          
D’écrire et de souhaiter être prise en compte.        

C’est un témoignage fort bien documenté         
Sur de simples supports qu’ils nous font miroiter.           
Théâtre du «Onze-Gilgamesh»,           
Il est urgent d’allumer la mèche          
De la réflexion         
Sur la condition         
D’une moitié de population         
Qui devrait relever haut le front.                    
       
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Note : 4 sur 5.
 

«La Collection : Le Vélomoteur et Le Téléphone à cadran rotatif». Conception, Interprétation Catherine Büchi, Léa Pohlhammer, Pierre Mifsud. Par le «Collectif BPM». Sélection suisse. (Avignon, 06-07-2021, 11h55)

Dans ces années-là, l’enjeu du vélomoteur     
Occupait les pensées des ados en fureur.     
Une expression verbale bien à la hauteur     
Du jeu faussement naïf de ces trois acteurs     
Si convaincants dans l’idéal de leur ardeur.     

Quelques aventures téléphoniques drôles     
Pour garder contenance et avoir le beau rôle.     
Au «Gilgamesh», être jeune prend tout son sens     
Avec ses grands désirs et ses ambivalences.                    
       
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Note : 1 sur 5.
 

«Buffles». Une fable urbaine de Pau Miró. Traduction Clarice Plasteig. Mise en scène Emilie Flacher. Avec Guillaume Clausse, Claire-Marie Daveau, Agnès Gudot, Jean-Baptiste Saunier, Pierre Tallaron. Par la «Compagnie Arnica». (Avignon, 06-07-2021, 09h45)★★★

Transposition animale        
De nos qualités vénales.           
Incursion dans l’arsenal         
D’une société banale         
Encore patriarcale.          

Quand une disparition prend plus d’importance           
Que tous ceux qui restent et que l’entière existence,             
Comment survivre au-dessus du vide d’absence …          
On ne blanchit, ni la candeur, ni l’innocence            
Quand la déchirure rôde autour de l’enfance.          

Famille «Buffles» en marionnettes à taille humaine,         
Hybrides et articulées, dans un port de reines,                 
Tiennent tête au fort roi dévoreur qu’est le lion,             
Sachant bien que dans sa gueule ils ne sont que pions.            

Quelle est la valeur de ces sacrifices odieux             
Fleurissant de bonne foi face à quelques dieux ?          
Des pactes, avec l’ennemi, plus ou moins douteux,            
Même si la morale les dit scandaleux,          
Permettent la survie de la plupart d’entre eux.               

La solitude inlavable en machine est grise            
Et se charge des morsures de la traîtrise.               
«Violence et agressivité», face aux méprises,                
Libèrent la férocité dans les surprises.            

Formidable manipulation d’animaux                
Réalisés avec d’expressifs matériaux.                 
«Théâtre Onze-Gilgamesh», suspense haletant,              
Retournements de situation inquiétants.                 

Sous leurs sabots, explosent leurs motivations                 
Capables d’ouvrir la porte aux révélations.         
Talent d’écriture, de mise en scène et jeu                   
Servant les cinq acteurs bestialement fougueux.                                 
       
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Note : 3 sur 5.

 

«Là, se délasse Lilith …» Manifestation d’un corps libertaire. Chorégraphie Marinette Dozeville. Création musicale, Interprétation Uriel Barthélémi. Et avec Frédéric Xavier Liver. (Avignon, 05-07-2021, 22h30)

Un coup de tonnerre dans les mentalités,     
Lilith s’étire en sa suave égalité.      
Concert où la batterie s’époumone à fond,      
Sons aussi intenses qu’une chape de plomb.      

«Caserne des Pompiers», se libère le corps      
De ses attaches rétractables dans l’effort.       
La nudité guerrière reprend tout son sens       
Dans une pose lascive d’auto-défense.      

Elle lutte avec et contre les éléments,      
Accompagnée d’une musique de tourments.        
Mise en position de vaincre toute la Terre,      
Elle se prépare à sa conquête première.       

La super-humaine aux muscles solidifiés        
Se refuse à n’être qu’une femme atrophiée           
Et c’est pourquoi elle danse sa liberté          
Dans sa totale et frappante modernité.        

Elle porte en scène sa volonté de vivre        
Dans un élan de sincérité qui l’enivre.          
Les bras, les jambes élancés vers l’auguste ciel,         
Elle semble se détendre vers l’arc-en-ciel.            
       
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Note : 1 sur 5.

 

«Buffalo Boy». Conception, Écriture, Jeu Gabriel Hermand-Priquet. Et avec Romain Landat. Composition musicale Vincent Martial. Dramaturgie, Mise en scène Virginie Schell. Par la «Compagnie L’Ateuchus». (Avignon, 05-07-2021, 20h30)

La légende de Buffalo et des bisons      
Fait rêver le gamin qui n’a pour horizon      
Que l’école, s’il ne veut aller en prison.      
«Sa course fait corps avec la terre»      
Sans se soucier du temps éphémère.     
Marionnettes et flûte traversière      
Pour jouer les Apaches en colère.      

Mi-monstre, mi-bison, à tort      
Se sent comme le Minotaure.      
Évasion scolaire en Centaure.      
La guimbarde       
Du vieux barde      
Et ça barde.

«La paix se signe à l’épée», dit le militaire      
Qui défie l’indien et son traité pour ses terres.      
L’ordre appartient, sans aucun doute, au Général,      
Tandis que le shérif s’occupe de morale.      
C’est à la «Caserne des Pompiers», souveraine,      
Que la marionnette se fait contemporaine.           
       
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Note : 1 sur 5.
 

«La ligne solaire». De Ivan viripaev. Traduction Gilles Morel, Tania Moguilevskaïa. Mise en scène Illia Delaigle. Création musicale Arnaud Dieterlen. Avec Emma Barcaroli, Mathieu Saccucci. Par la «Compagnie Kalisto». (Avignon, 05-07-2021, 18h15)★★

«La ligne solaire à cinq heures du matin»     
Éveille les émotions d’un couple incertain.     
«Bienvenue chez les Solarline» en discussion      
Sur l’état de leur «sept ans» de pseudo-passion.      

La vidéo intrusive en l’appartement      
Agrandit le champ de vision complètement.      
Mise en scène soignée, confortable décor      
Centré sur le miroir cerclé de rayons d’or.      

Rien ne tourne rond dans leur existence amère      
Où les disputes s’enchaînent sur «niqu’ ta mère»,              
Se déchaînent au non du «fils de pute», sur l’air      
De chansons qui dévoilent un sale caractère.      

Une maison connectée qui aspire l’âme      
Des conversations transpercées à coups de lames.      
A la «Caserne des pompiers», l’incendie rage      
Sur les flammes que l’imagination dégage.      

C’est une romance qui se chante et déchante,      
Griffant la pluie d’injures de leur mésentente.      
Toujours sur la corde raide de leurs exploits,      
Ils s’échinent à se reconquérir et ils ploient      
Sous les chaînes qu’ils ne parviennent pas à rompre      
Tant ils préfèrent passer du temps à corrompre      
Les efforts, qu’alternativement, ils se montrent.

Violence verbale dans un jeu à l’encontre      
De ce qui les fait vibrer tout contre, tout contre …     
Le franchissement de la ligne imaginaire      
Peut-il être fait par Barbara et Werner ?     

Psychodrame mortel pour tout foutre par terre      
Et recommencer à ensemencer la sphère.      
Drôle de jeu les menant tout droit dans l’enfer
D’un corps à corps musclé, sordide et solidaire.      
«Pur diamant» perdu en ce monde réfractaire.         
        
       
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Note : 2 sur 5.
 

«Perfidia». Écriture, Mise en scène, Interprétation Laëtitia Pitz. Par la «Compagnie Roland furieux». (Avignon, 05-07-2021, 16h15)

Dans l’histoire de «Perfidia»,      
On entre à vif dans le débat.      
Sur fond de guerre, naît Eva.     
«Caserne des Pompiers», la lecture rythmée      
Retrace tout un monde englouti, désarmé,      
Sur fond de poésie musicale animée      
Où chaque phrase est vive et fort bien balancée,      
En cadence comme du slam      
Qui s’agite en langues de flammes.      

La tombe de la fertilité      
Se ferme sur la fin de l’été      
Et sur la guerre de l’Algérie      
Qui n’en finit pas d’être aguerrie.      

«Les parties génitales, coupées, dans la bouche»,      
Figurent la tragique destinée qui touche       
Une population apeurée que l’on couche     
Jusqu’à la rendre aussi inerte qu’une souche.     

«Le verger d’orangers»      
Brûle non loin d’Alger.      
«Une balle en plein cœur»      
D’écrits faits de noirceur       
Des cris noyés de pleurs       
Des bruits qui lui font peur.      

Mots qui cognent dans la poitrine      
Comme on frappe à une vitrine.      
«Les promesses ne sont que des mensonges à naître»      
Qui tricotent d’invisibles fils à paraître.      

«L’enfant-poème et l’enfant-souffle»      
Se donnent la main dans un pays qui s’essouffle.      
Lalla s’étouffe de questions      
Donnant le vertige à la terre en perdition.      

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