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Archives de Catégorie: Avignon 2013

« L’Arrache-cœur », de Boris Vian. Adaptation et mise en scène Eric Bertrand. Par le « Théâtre de l’Etoile Bleue ». (Avignon, 17-07-2013, 19h15) ++++


Boris Vian accouche d’un beau texte, fort drôle,
Qui révèle une panoplie de jolis rôles.
Écriture subtile et irrévérencieuse,
Écorchant les travers de façon malicieuse.

Une magnifique mise en scène astucieuse
Où chaque nouvelle apparition est curieuse.
Le décor, tout en drap, se sculpte devant nous,
Se transformant constamment avec un bon goût.

A cette installation, toujours en mouvement,
S’ajoutent des marionnettes cruellement
Évocatrices d’un avenir de tourments,
Tant elles sont réalisées superbement.

Toutes leurs inventions surprennent à chaque instant.
C’est bien joué, avec un visuel bluffant.
Les problèmes les plus graves sont abordés,
Mais de façon légère et sans se saborder.

Au « Collège de la Salle »,
Une féerie s’installe,
Apportant une part de rêve
Dans une humanité qui crève.

Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge
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« Le Peuple de la nuit ». Texte d’Aïda Asgharzadeh. Mise en scène Franck Berthier. Par la « Compagnie La Huitième Case. (Avignon, 17-07-2013, 17h30) ++ « Je trahirai demain », Lecture-spectacle-débat. (Chamonix, 10-01-2013, 18h00) ++


Au théâtre « Le Petit Louvre »,
C’est tout grand que leur cœur elles ouvrent
Et ces trois très justes comédiennes,
En haleine, toujours, nous tiennent.

Nous découvrons, avec « Le Peuple de la nuit »,
Une évocation de noirceur qui éblouit.
L’enfer de la dislocation, partout, sévit
Pendant qu’elles sont dépossédées de leur vie.

« Survivre est l’ultime sabotage »
Que les nazis dénoncent avec rage.
« Résister dans les camps nazis »,
« Résister, c’est rester en vie ».
Les « experts en torture » ont fui,
« C’est mon pays qui me trahit ».

Se souvenir à l’infini,
Pour ne pas tomber dans l’oubli
Qui tue une seconde fois
En privant le monde de voix.

« Le devoir de mémoire » ?
Peut-on encore y croire ?
Il va bien le falloir
Pour s’empêcher de choir,
Quand ils tuent la dignité et l’humanité
En faisant perdre tout jusqu’à l’identité.

« Sortir des livres (…) et raconter l’irracontable ».
Simplement, elles relatent l’incontournable
Déchéance imposée
Et officialisée,
Dans des temps de crise
Où les camps les brisent.

Dans les camps, l’être humain ne pèse pas bien lourd,
Surtout quand on ferme les yeux en restant sourd
A la vaste déportation et la résistance
Qu’on feint d’ignorer pour sauver sa subsistance.

Alors l’existence
Est mise en balance
Comme une évidence
De toute impuissance
A prendre conscience
D’humaines souffrances.

« Nées au mauvais endroit et au mauvais moment »,
Justifie-t-il un si précoce enterrement ?
Et l’extermination savamment programmée ?
« Vous êtes des animaux, vous allez crever ».
Chargées de tous les maux, elles sont achevées.

Quand « ils ont tondu leurs larmes avec leurs cheveux » …
Ils ont laissé, à la place des cœurs, un creux.
« Établir l’échelle de valeurs des malheurs »,
Nulle balance peut le faire sans erreur.

L’immonde souffrance ne peut se quantifier
Et aucune mesure permet de s’y fier.
C’est un texte bouleversant et densifié
Qui interpelle notre conscience horrifiée.

Avant de mourir, Mariane Cohn écrivit
Ce texte résonnant comme un hymne à la vie :
« Je trahirai demain, pas aujourd’hui ».
« Aujourd’hui, arrachez-moi les ongles »,
« Je ne trahirai pas. » (…)
« Il me faut la nuit pour me résoudre » (…)
« Pour trahir la vie, pour mourir. »

Cette lecture parcourut tout le pays,
S’arrêtant partout. C’est ainsi qu’à Chamonix,
La « Maison du Patrimoine et de la Mémoire »
Reçut celle qui témoigna de cette histoire,
Le dix janvier deux mille treize,
Ranimant le feu sous les braises.

Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge
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« Laisse tomber la neige ». Spectacle conçu, mis en scène et interprété par Pierrette Dupoyet. (Avignon, 17-07-2013, 14h30)+++++


L’auteur se penche sur les grandes causes humaines,
Et, de Gervaise à Jaurès, son combat l’amène,
Contre injustice et toutes formes d’oppression,
A régler leur compte aux diverses exclusions.

Antonia tue Marie-Thérèse, sa rivale.
Cela aurait pu être une histoire banale
A partir d’un fait-divers non original,
Mais l’auteur le transforme en chef-d’œuvre intégral.

La criminelle va feindre l’aliénation
Pour échapper sciemment à l’incarcération.
Mais, prise au piège de son affabulation
Et de sa machiavélique machination,
Est-elle prisonnière de son invention
A sombrer dans la démence, sans précaution ?

Elle, « femme de tête froide et raisonnable »,
Se bat pour enfin redevenir condamnable.
Si la « mollesse n’est pas un crime, elle y mène ».
La folie ? Cause ou conséquence qui entraîne
A commuer ou bien aggraver une peine ?
Asile ou prison sont la rançon de la haine.

Elle subjugue par sa détermination
A reconstituer, avec délectation,
Son geste conçu, avec préméditation,
Au « Théâtre de l’Albatros », avec passion.

La comédienne exerce avec fascination
Une emprise sur nous, par l’interprétation
Prodigieuse qui confine à la perfection,
Égale à elle-même dans ses créations.

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« Sous Terre, Freedom Beat ». Spectacle-Concert, de Taïwan. (Avignon, 16-07-2013, 20h25) +


C’est dans les étroites profondeurs de la terre
Que gémissent des canalisations d’enfer
Qui se transformeront en musique stellaire
Pour créer du fantastique dans l’atmosphère.

Les musiciens nous offrent un étrange concert,
A « La Condition des Soies », parmi quelques vers
Qui grignotent la peau et absorbent tout l’air,
Laissant derrière eux quelques traces de mystère.

Autre monde de sonorités insolites
Où poussent bien des champignons hétéroclites
Et toutes sortes d’ingénieuses percussions.
Ces quatre spéléologues creusent le son,
Vision apocalyptique et surréaliste,
Pour qu’en sorte un nouvel être plus humaniste.

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« Le p’tit Cabaret des Masques », de et avec Joëlle Richetta du « Théâtre du Kronope ». (Avignon, 16-07-2013, 18h15) ++


« Le p’tit Cabaret des Masques »
Nous apprend tout sur leurs frasques
En nous montrant diverses frusques
De personnages doux ou brusques.

Cette jolie « marche vers la lumière »,
Au « Théatr’Al Andalus », nous éclaire
Sur « La Commedia del Arte »
Contée, avec dextérité,

Par le grand « Théâtre du Kronope ».
Quand on les voit, de joie on galope
Et l’on n’a de cesse de toujours découvrir
Les belles créations qu’ils ont à nous offrir.

La naissance de leur tout dernier lieu
Nous fait chausser des bottes de sept lieues
Pour mieux approcher leur intimité
Dans une pièce emplie d’humanité.

Un minuscule cabaret fleuri,
A partager leur repas, nous convie.
On y discute de philosophie
Et de costumes cousus d’harmonie.

Dès lors, les étoffes rares reprennent vie,
Surmontées de masques grimaçants ou qui rient.
Cette caverne d’Ali Baba donne envie
De se confronter à toute leur panoplie.

On y apprend que les masques de caractère
Subliment ce qui peut paraître terre à terre ;
Les revêtant, on « laisse place au personnage ».
Le langage universel surgit de l’usage
Magique de cette peau de cuir sur l’acteur
Qui s’efface alors devant toute cette ampleur.
Il est prêt à faire partager son bonheur
Et le spectacle n’en a que plus de valeur.

« Conférence » digne de l’université
Où Joëlle enseigne l’universalité
Du théâtre et de la mise en scène masquée ;
Sa vision de l’essentiel y est remarquée.
Elle voudrait, par les secrets qu’elle dévoile,
Que « l’art rende compte du souffle des étoiles ».

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« Victor Hugo, mon amour ». Spectacle d’Anthéa Sogno, avec Sacha Petronijevic. Mise en scène Jacques Décombe. (Avignon, 16-07-2013, 16h30) ++++


Leur généreuse fougue a su faire revivre
Juliette et Victor, d’un amour qui les enivre,
Hugo et Drouet, par les lettres qu’il nous livrent
Au « Théâtre Buffon » où ils vendent le livre.

La plongée dans l’œuvre d’Hugo, au firmament,
Est servie ici avec bonheur, brillamment.
Lutte contre la peine de mort et la misère,
Écrits relevant du patrimoine littéraire
Et figurant parmi cet échange épistolaire.

Éblouissant de justesse et de modestie,
Comme dans tous les rôles auxquels il donne vie,
Sacha rend le public amoureux de Drouet
Et d’Hugo dans leurs lettres, osées, sans filet.
Semblant avoir « couché dans le lit des étoiles »,
De leur passion, ils soulèvent un coin de voile.

Costumes grandioses à hauteur de leur talent,
Décors et mise en scène sculptés galamment.
Les deux comédiens sont en tous points réjouissants.
Pour ceux qui auraient oublié l’amour vrai-ment
Et qui sont prêts à en croiser tous les tourments.

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« Jongle ». Conception et mise en scène Stéphane Fortin. Par le « Théâtre Bascule ». (Avignon, 16-07-2013, 15h30) +++


Jonglant avec les mots, aussi bien qu’avec balles,
Leurs friandes onomatopées nous emballent,
Surpris par un « serpent sifflant sur des cymbales ».
« Collège de la Salle », la classe onirique
Nous mène à une récréation féerique.

Le langage autour de vivants sons s’articule,
Tandis que cubes et rouges boules gesticulent.
« Jongle, jaguar, jumelles », jeu sur les consonnes
Qui, avec une parfaite élocution, sonnent,
Pour créer l’univers magique qui étonne.

Poésie, douceur, infinie légèreté,
Dans un beau spectacle par la grâce habité,
Font rêver pour longtemps encore, les petits
Qui, comme les plus grands, ressortent ébahis,
Flottant dans une atmosphère qui éblouit.

Jonglemots / b.c.lerideaurouge
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« Le mot « progrès » dans la bouche de ma mère sonnait terriblement faux ». De Matéi Visniec. Par « Paradoxe(s) », Compagnie Paméla Ravassard et Henri Dalem. (Avignon, 16-07-2013, 13h30) +++


Comme dans toutes les guerres fratricides,
Longtemps on en ressent les relents putrides.
« Théâtre des Lucioles » une faible lumière
Scrute l’horizon, cherchant des os dans la terre.

L’action est « quelque part en ex-Yougoslavie »,
Au-delà de cette blanche ligne frontière.
Comment faire son deuil, trouver goût à la vie,
Renaître malgré les morts et la peur entière,
Quand « son âme est devenue une grosse pierre » ?

« Une mère heureuse est une mère
Qui sait où sont enterrés ses enfants. »
« Creuse jusqu’à ce que tu trouves des os
Ou que les gens se mettent à parler. »

« Elle fait comme si rien ne s’était passé »,
Dans un long silence où rien ne peut s’effacer.
« La terre plein la bouche », pour ne plus parler,
Ils ruminent leur détresse, désemparés.
« La terre s’ouvre toute seule et crache
Sans cesse des os, des bottes, etc. »

Un dialogue entre vivants et l’ombre des morts
S’engage ici dans un texte extrêmement fort.
Et seul le bruit rauque de leur respiration
Amplifiée sous le masque marque l’émotion.
« A quoi bon vouloir une tombe ?
Toute la terre est une tombe. »

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« PSS PSS », Cirque. Par la compagnie « Les Baccalà Clown ». (Avignon, 16-07-2013, 12h05) ++


Au « Théâtre des Lucioles »,
Deux farfadets nous affolent
De leurs clownesques mimiques
Et de leur sens du comique.

L’air ahuri, pathétique,
Dans une vision cosmique,
Ces deux bons circassiens détournent le tragique
En le saupoudrant d’une douceur poétique.

Autour d’une pomme ou avec un diabolo,
Leur jeu de main à main devient un numéro
De farce, tant original que rigolo.
Les arrêts sur image, faux temps de repos,
Font mieux assimiler leur généreux tempo.

Performance trapéziste fort fantaisiste
Et une échelle musicale qui existe
Par la volonté d’un jeune duo d’artistes
Qui nous ont proposé un joli tour de piste.

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« De quoi parlez-vous ? », Cinq pièces courtes de Jean Tardieu. Mise en scène Sophie Accard. Par la « Compagnie C’est-pas-du-jeu ». (Avignon, 15-07-2013, 18h30) ++


Un spectacle à la hauteur de nos rêves fous,
Pour décaper nos neurones encore obscurcis
Par les bruissantes nuits d’Avignon, raccourcies.
Au « Théâtre Buffon »,
On y voit des bouffons
Qui revisitent les codes et se rient de tout.

Une parodie, sous forme de cabaret,
Où le langage effaré, soudain, transparaît.
On peut lui faire dire tout et son contraire,
Son interprétation est source de mystère.

« Il y avait foule au manoir »,
Y sont permis tous les déboires.
« Oswald et Zénaïde »
En prennent plein le bide.

Mais « De quoi s’agit-il ? »
Le savoir, est-ce utile ?
Et, avec « Le guichet »,
L’auteur met le paquet.

Dans « Un mot pour un autre »,
Le langage se vautre
Sur des mots désaccordés
Qu’il va falloir raccorder,
Pour qu’un nouveau sens naisse
Avant qu’ils disparaissent.

Effets de costumes pour habiller les mots
Farfelus qu’une troupe d’exaltés rend beaux.
Saugrenu à souhait. Derrière les rideaux,
Chahutent les expressions qui font le gros do
Et que les comédiens se renvoient dos à dos.

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« Jeanne et Marguerite », de Valérie Péronnet. Mise en scène Chritophe Luthringer. Avec Françoise Cadol. (Avignon, 15-07-2013, 14h55) +++


Au « Théâtre Buffon »,
On est pris de frissons.
« Il suffit de se laisser porter » …
Quand à nous, nous sommes transportés !

« A un moment,
Le chagrin se retire comme la mer ».
A cet instant,
La sérénité vient remplacer l’amer.
Un profond souffle est passé,
Pour la souffrance effacer.

Badinage frivole
Qui pourtant caracole.
La montée en puissance
De ces réminiscences
Prend ici tout son sens,
Grâce à la voix intense
Enrobée de prestance.

Un jeu, à la fois sobre et plein d’incandescence,
A travers quelque sept cents lettres de décence,
Où deux complicités féminines se toisent.
Deux belles histoires d’amour qui s’entrecroisent …

Françoise Cadol
Dans son envol
Est lumineuse …
La Salle, radieuse !

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« Body Platform : Cabinet Anthropomorphique. » Direction artistique et chorégraphie Ting-Ting Chang. Par la compagnie « T.T.C. Dance ». (Avignon, 15-07-2013, 13h30) ++


Tel un nénuphar qui s’étire à l’infini,
S’appropriant un espace non défini,
Sur de lentes notes de piano, elle émerge
Son corps de nymphe, Touchant à peine la berge.

Sublime prestation, qui jamais ne déçoit,
Dans les volutes de « La Condition des Soies ».
Ils sont cinq à bien manipuler dix tiroirs,
A se les approprier sans les laisser choir.

Ils se mirent à leur surface, prêts à boire
L’invisible contenu de leur réservoir.
Comme dans une quatrième dimension,
Des formes corporelles sont en projection,
En filigrane, sur écran blanc, dans le fond.

Chaque tableau est à lui seul une œuvre d’art,
Transportant l’émotion si l’on n’y prend pas gare.
Tiroirs blancs remplis d’humanité singulière
Pour constructions raffinées et particulières.

L’être et l’objet se toisent, s’ajustent et s’imbriquent
Dans un univers qui les moule et les fabrique.
Éperdu et noyé au fond des constructions,
L’Humain évoluera vers sa libération.

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« Revoleo », nouveau spectacle de Luis de la Carrasca. Par la « Compagnie Flamenco Vivo ». (Avignon, 14-07-2013, 20h40) +++

Chaque année, la « Compagnie Flamenco Vivo »
Nous offre un grand panel de différents tableaux.
Au « Théâtre de l’Oulle », avec « Revoleo »,
Ils remettent alors le couvert sur un plateau,
Son pour cuillères et fourchettes mais sans couteau.

Puis vient le plat de résistance, toujours beau,
Servi par deux danseurs d’exceptionnel niveau,
Dans un chatoiement de sensations portant haut
L’art sans cesse renouvelé du Flamenco.

Un vertigineux bonheur court sur notre peau,
Tandis que des frissons nous parcourent le dos,
Faisant vibrer notre âme jusqu’au fond des os,
Maîtrisant majestueusement le tempo.

Elle est sublime de grâce dans ce nouveau
Spectacle où tout sonne juste comme il le faut.
Ils expriment, par de magnifiques solos,
La puissance de réels dons originaux.

Luis de la Carrasca et ses sons gutturaux
Enveloppe la scène d’un brûlant halo
Qui nous va droit au cœur et le maintient au chaud.
Et c’est toujours trop tôt qu’ils baissent le rideau.

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« La Mauvaise Voie », spectacle original de Juliette Prime et Emmanuelle Zagoria. (Avignon, 14-07-2013, 19h00) +

« Musical urbain cent pour cent pop jazz », rêveur,
« Qui va » nous donner des frissons « à cent à l’heure ! »
Entre pots d’échappement et projets bluffeurs,
Cette comédie musicale nous effleure
Au « Théâtre de l’Ange », parmi les vapeurs
D’expropriation de gens jugés sans valeur.

Les pots de vin ont perdu toute leur odeur
Et chamboulé, de la vie, la moindre saveur.
Vite engagée sur l’autoroute avec ardeur,
Cette jeune troupe file vers un bonheur
Parsemé de chantage et de poids sur le cœur,
Pour rayer un cabaret dans la bonne humeur.

Une pianiste, cinq chanteuses et un chanteur
Vont dénuder du récit le fil conducteur
Pour électriser le public de tous leurs chœurs.

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« On ne naît pas femme … » La voix de la harpe. Spectacle de et avec Katrine Horn. Direction artistique Rachël Esmoris. (Avignon, 14-07-2013, 16h30) +

« Théâtre de l’Ange »,
Quel divin mélange
De fine harmonie
Qui nous a ravis …

Des femmes déposent le fardeau de leur hotte
Et tentent d’échapper à l’asservissement,
Tutelle des pères, des époux ou amants.
De la harpe, s’échappent d’apaisantes notes,
Frais ruisseaux qui, à la libre pensée, se frottent,
Tandis que, dans leur cerveau, de bons propos trottent.

Évoquant Jane Eyre, pour le côté culturel,
Aussi Beauvoir pour l’aspect intellectuel,
L’artiste en convoque beaucoup, puis elle appelle
« Anaïs Nin, aventurière sexuelle ».
Elle offre un bien agréable détour verbal
De grandes œuvres littéraires et musicales.

Katrine Horn, d’une voix légère et bien timbrée,
Exécute les fausses relations chambrées,
Regrettant que « les engagements éternels »
Soient accompagnés « d’arrangements » rituels.
C’est à la harpe, sur de jolies ritournelles,
Qu’elle jette le mariage à la poubelle.

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« Les Lois de la Gravité », d’après le roman de Jean Teulé. Adaptation Marc Brunet. Par la compagnie « Théâtre du Brasier ». (Avignon, 14-07-2013, 14h35) +++

« Et pourquoi la police se serait trompée ? »
Dans sa défense ou le meurtre elle aurait trempé !
Si, se délivrer d’un crime au commissariat,
Permettait d’effacer la mémoire paria …

« Donne-moi du blé, connasse, »
« Donne-moi du blé ou je te bute. »
Toujours en proie aux menaces,
La fin de sa torture est son but.

« Mari violent, agressif, chantage au suicide »,
S’est-elle débarrassée d’un époux avide ?
« Crime parfait … »
« Et vous venez vous constituer prisonnière … »
« Jamais vu ça de ma carrière ! »

« Le remords, c’est pire que la perpétuité »,
Voilà bien, du sujet, toute la gravité.
« Théâtre La Luna », sa culpabilité,
Réelle ou pas, la ronge en totalité
Et s’impose à elle en vraie dualité.

La femme, prise au piège des énormes coups,
Se punit doublement, voulant payer le coût.
« La prescription, fin de la vengeance sociale »,
Ne répond pas à ses angoisses si fatales.

Jean Teulé a l’art de dénicher des affaires
Aussi passionnantes qu’incongrues pour nous faire
Réfléchir sur les mentalités collectives
Ou souffrances individuelles effectives.

Le « Théâtre du Brasier » enflamme les cœurs
Par la puissance des mots d’un brillant auteur
Qui s’attaque aux âmes profondément blessées
Et que la société a souvent délaissées.

Jeu poignant, fait d’une étrange complicité,
Juste et troublant, emprunt de sensibilité.
Sérieux ou drôles … à leurs lèvres on est suspendus,
Pris dans leur force fragile où ils sont perdus.

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« Guitare Amoroso », comédie clownesque sur fond de tango argentin, pour quatuor. Par la « Compagnie Choc Trio ». (Avignon, 14-07-2013, 13h20) +

Dans une ambiance sombre d’un estaminet,
Où solitude et habitudes le minaient,
Un clown, jongleur, danseur, farceur, éliminait
Les souillures d’une triste vie qu’il menait.

Et l’on vibre au son de la flûte traversière
Et du bandonéon, quand tout va de travers.
Dans la famille Saxo, demandez Alto,
Ténor, Baryton, sans oublier Soprano.

« Théâtre de la Luna », les saxos s’enflamment,
Font la cour à une guitare faite femme.
Chaleureuse évocation de Buenos Aires
Qui nous invite à tanguer sur les plus beaux airs.

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« Ecrits d’amour », de Claude Bourgeyx. Mise en scène et interprétation Jean-Claude Falet. (Avignon, 14-07-2013, 11h15) ++

Une vie par procuration
Dans des lettres d’adoration,
A travers le regard d’autrui
Quand la réalité on fuit,
Pour mieux en cueillir les verts fruits.

Des écrits tant inattendus
Et des cris d’amour éperdus,
Au « Théâtre de la Luna »,
S’échappent de dessous les draps,
Découvrant le décor à vue.

Des billets doux à aduler
Comme bonbons acidulés.
Moindre centime calculé
Quand les rêves sont recalés.

Un humour décapant
Et un profond mordant
Qui épluche la vie
D’irrésistible envie.

Bien cuisinées pour un beau rôle,
Ces lettres, génialement drôles,
Sont servies délicieusement
Par un acteur de grand talent.

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« Devadasi », Danse et musique de l’Inde. De et avec Raghunath Manet. Mise en scène Didier Bellocq. (Avignon, 13-07-2013, 20h30)+++

Devant le mur d’un temple de Shiva
Que tout jeune il découvre, son cœur bat.
L’Inde qui coule entière dans ses veines
L’incite aussitôt à monter sur scène.

« Théâtre Golovine »,
Les danses sacrées
Se font soudain divines,
Révélant leurs secrets.

Dans notre cerveau s’insinue une musique
Ensorcelante aux notes parfois inquiétantes.
Sa leçon de philosophie universelle
Libère des pulsions, ramène à l’essentiel.
Par initiation au langage corporel,
Il nous fait pénétrer son monde intemporel.

Visage mobile et pupilles pétillantes,
C’est sa gestuelle envoûtante, (qui nous pique
L’âme comme d’agiles vipères ou aspics),
Qui se nourrit de rythmes et de vitesse enivrante.

De Shiva, la création dépend.
De son chignon jaillit le Gange
Et sur son corps court le serpent.
Tout est éternel et rien ne change.
Des danses qui nous envoient aux anges
Sur un chatoiement enveloppant.
L’auréole de feu se répand
Sur un peuple qui se repent.

De la destruction vient la purification,
Sagesse et de nouvelles grandes émotions.
« Ce qui a été écrit doit être détruit ».
Ce joli spectacle, pour nous, tout reconstruit.

Raghunath Manet, (avec Valli son élève),
En quête d’une profonde ancestralité,
Révèle toute la traditionalité
Des origines de la danse qu’il élève
Au rang d’une subtile universalité.

Béatrice Chaland /b.c.lerideaurouge
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« Le Secret du Luthier », de Hao-Chi Ma. Par le « Théâtre de la Sardine », « Théâtre Populaire » de Taïwan. (Avignon, 13-07-2013, 15h30) +

Dans ce « voyage initiatique et musical »,
On rencontre toutes les formes théâtrales
De Taïwan et de sa magie ancestrale.

C’est au « Théâtre de la Condition des Soies »
Que les étoffes virevoltent, avec foi,
Dans la détresse extrême ou la plus grande joie.

Atatou, pour sauver son père, doit trouver,
Sans plus tarder, l’ancien et estimé luthier.
La traversée de trente-trois déserts, à pied,
N’est rien à côté de ce qu’il a rencontrer,
Et de toutes les épreuves à surmonter,
Pour finalement son souhait réaliser.

Une histoire autour du pouvoir de la musique
Qui guérit bien des maux de façon symbolique.
Conté, dansé, par une équipe sympathique
Qui s’avance, masquée, de façon héroïque.
Joli théâtre d’ombres qui met en lumière
Les pulsions et la famille que l’on vénère.

Béatrice Chaland /b.c.lerideaurouge
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« Le Choc d’Icare », de Muriel Montossey. Avec l’auteur et Thierry Gibon. Mise en scène Fabrice Lotou. (Avignon, 13-07-2013, 12h15) +++

Un psychodrame où la « soif de reconnaissance »
Révèle un moteur à explosion dont l’essence
Brûle tout sur son passage, en dévorant
Deux êtres pris d’un tourbillon assourdissant.

De rebondissement en bouleversement,
Ce texte puissant en appelle à la conscience
Que chacun enfouit ou bien extirpe à outrance
Pour plonger dans la vérité et la vengeance.

Sont emprisonnés à « La Petite Caserne »,
Ariane et Romain, suspendus dans la caverne
Aux propos vitriolés, mais sans balivernes,
Qui fusent brillamment, sans être jamais ternes.

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« The Blues Brothers, American Show ». Par « The Eightkillers ». Conception, Mise en scène Alain Toubiana. (Avignon, 12-07-2013, 21h00) ++

Enfin le rock est de retour
Et non plus en fin de parcours.
Huit chanteurs, musiciens fort indisciplinés,
Chahutent les codes, faisant un pied de nez

Aux conventionnels concerts qui enflamment tôt.
Se jouent de tout dans la cour des grands, au « Préau »
Du « Collège de la Salle » qu’ils transforment au
Profit d’une performance olympique haut
Vol, pastichant les années rock et leurs héros.

Ils désacralisent les manies des rockers,
Jusqu’au tournis et à s’en donner mal au cœur.
De cabrioles en sauts, ils offrent avec ardeur
Un show qui leur vaut réputation de killers.

Du blues au rock, ils se font pousser l’auréole,
Se battent comme des gamins de cour d’école.
Il s’agit de huit tueurs de morosité
Qui nous font tous danser avec dextérité.

Quand on devient accroc à leur avidité,
Boulimie de morceaux avec rapidité,
On leur tire notre révérence et chapeau,
Pour leur grand « American Show » si rigolo.

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« La Fleur au Fusil, 14/18 ». D’Alain Guyard, d’après des témoignages authentiques. Mise en scène et interprétation François Bourcier. (Avignon, 12-07-2013, 19h20) +++

Au « Collège de la Salle »,
On lave le linge sale
Du passé que l’on étale
Bien fort entre deux rafales.

La Grande Guerre vue par un simple troufion
Qui, Comme tant d’autres, ne fut qu’un petit pion.
Quand le comédien campe tous les personnages
Jusqu’au Général, responsable du carnage,
On a l’impression que c’est tout le régiment
Qui défile devant nos yeux, en un instant.

Qu’y a-t-il de pire que d’être fusillé
Pour l’exemple ? Dans les tranchées se sacrifier
Ou « Plutôt mourir que de me faire tuer ! »
Tous les paradoxes sont ici déployés.

De longues toiles s’étirant à l’infini
Forment le drapeau tricolore réuni
Et qui recouvre entièrement la vaste scène,
Submergeant aussitôt l’immensité des plaines.

Au soldat, « Tout sonnait faux », absolument tout !
« Je n’ai plus de sang »,
« Je n’ai plus que cette lumière éblouissante ».
Et les divers témoignages mis bout à bout,
En horrible rang,
Résonnent en nous de façon assourdissante.

« La creusée à Verdun »,
« Elle est pas construite dans la terre »,
« Elle est tranchée dans de la viande d’homme ».
D’un talent peu commun,
Armé d’une volonté de fer,
Il réveille les consciences en somme.

François Bourcier, engagé dans les grandes causes,
De façon brillante, dénonce et enfin ose
Faire exister tout ce que trop vite on oublie,
Qu’on tente de masquer sous les multiples plis
D’une mémoire par trop souvent vacillante.
Interprétation sincère, juste et vibrante.

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« Les DéSAXés », dans « Sea, Sax and Fun ». Par la « Compagnie La Mauvaise Herbe ». (Avignon, 12-07-2013, 15h45) ++++

Quatre échappés du « Desax Boat », un rafiot
A bord duquel règnent Ré, Mi et puis Si, Do,
Nous enchantent par leurs désaccords de rivaux
Dans de superbes jeux d’humour et musicaux.

Au « Collège de la Salle » ils naviguent tôt,
Pour s’en aller pêcher des notes au fond de l’eau,
Dans d’enchevêtrements toujours fort rigolos,
Multipliant jeux divers à quatre saxos.

En utilisant des gags sans cesse nouveaux,
Maniant avec dextérité le quiproquo,
Ils nous chavirent le cœur avec leurs morceaux
Super synchronisés et infiniment beaux.

Très rafraîchissante mise en scène aquatique
D’où surgissent de nombreux monstres lunatiques
Venus agrémenter leur joli quatuor
Afin d’en tirer des sons qui valent de l’or.

Leurs trouvailles infinies déclenchent les rires
Et sèment la bonne humeur avant de partir
Vers des océans peuplés d’accords en délire,
Déclencher encore des vagues de plaisir.

A voir, au « Vingtième Théâtre », cet hiver,
L’Incroyable Histoire de l’Inventeur Mystère
Du saxo, Monsieur Sax, dont le bicentenaire
De la naissance se fête sur tous les airs.

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« Le mur … de l’équilibre », cirque contemporain. Mise en scène François Bourcier. Conception et jeu Pascal Rousseau. Composition musicale Éric Bono. (Avignon, 12-07-2013, 14h00) +++

Une musique délicate et raffinée
Qui ponctue la toute dernière ascension née
Dans l’esprit de Pascal, et le met nez à nez,
Face au mur de ses incertitudes innées.

Notes en pointillé léger, prolongement
D’une quête d’absolu, si élégamment
Dirigée vers un inaccessible sommet,
Que la détermination en fait un jouet.

Une maîtrise parfaite à couper le souffle,
Sans que jamais le virtuose ne s’essouffle.
Seul celui du vent et du vacarme d’orage
Force la hardiesse nécessaire au courage.

Une nuit, en « terres noires » accidentées,
En roue libre, quand la carriole est renversée,
Le manège onirique s’apprête à commencer
En une épopée sur musique synchronisée.

Chaque pièce du chariot est prétexte à jeu,
Se métamorphosant en piège dangereux,
Grâce à une mise en scène récréative,
Fouillée, particulièrement inventive.

Quand la musique se fait soudain percutante,
Elle cible les efforts, comble nos attentes.
Elle occupe sur scène une place importante,
S’imbriquant de façon cruciale et imposante.

En apportant une dimension poétique
A l’art précis, suggestif, fantasmagorique,
Ils font éclater le mur et voler les briques,
Dans une jolie montée, lente et symbolique,

Pour, qu’après le naufrage,
Commence le voyage
En vue d’un sauvetage
Et désir d’arrimage.

Passant à travers le mur, l’acteur se déchaîne,
Coupe ses liens, largue les amarres et les rennes,
Décolle du « Collège de la Salle », entraîne
Nos cœurs dans son irrésistible ascension. Vaine ?

Les cendres se mêlant au chant incantatoire,
La vie renaît loin des glaces du désespoir.
Un homme se renvoie le mur comme un miroir
Où le monde se mire à l’eau de la victoire.

Recherchant toujours plus de créativité,
Pascal éblouit par sa réactivité,
Son sens mobile, aigu, de la diversité.
Son bateau ivre chavire d’intimité,
Libéré des grains de sable d’hostilité.

Spectacle fait d’amour et de complicité
Où se mêle toute sa générosité.
Superbe travail, sans filet mais bien vigilant,
A la mesure de sa force et de son talent.

Béatrice Chaland /b.c.lerideaurouge
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