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Archives de Catégorie: 2 Souvenirs de théâtre

« Sève est la MILF », Mère Impossible à Lover parce que Fils. One Woman Show, de et par Séverine Adolphe. (22-03-2012, 22h00)+

Au « Guichet Montparnasse »,
Quand la vie devient lasse
Et qu’on est dans l’impasse,
On vient y prendre place.

« Mère célibataire,
« Épouvantail à mec » ?
Père célibataire,
Épouvantable et sec ?

Trentenaire
Du tonnerre
Qui vénère
Sans mystère

Son fils, son enfant.
Un humour touchant,
Rieur et charmant,
Quel tempérament !

Elle passe en revue
Ce qui est défendu
Par le regard d’autrui
A l’égard de bien des fruits.

« Dans sa situation »,
Ne pas péter les plombs
Devant des discours dont
Rien ne sort de bien bon.

Célibataire
Et surtout mère,
Il faut s’y faire,
Elle sait tout faire.

Et quant aux pères,
Célibataires,
Ils ont souffert,
Seuls pour parfaire.

C’est pas dans leurs manières
De torcher les derrières
Des petits que la mère
Leur a laissés derrière.

Et quand cette dernière,
« Super woman » Super,
« Bouge », le nez en l’air,
Fleurant bon l’atmosphère,

On la regarde de travers.
« Sa situation » de galère
N’est pas une vie débonnaire.
A qui peut-elle vraiment plaire ?

Mais à son public
Qui a le déclic
Et à qui elle fait don
D’un CD de cinq chansons !

Sur « Planète inconnue »
Pour une mise à nu.
Pavé de bonnes intentions,
Frais et léger, ça en dit long.

Sympathique et pétillante,
Son one woman show enchante
En toute simplicité
Et belle complicité.

Béatrice Chaland /b.c.lerideaurouge
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Copyright BCLERIDEAUROUGE – tous droits réservés

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« Louise Michel, écrits et cris ». Adaptation et mise en scène Marie Ruggeri. Création musicale Christian Belhomme. (18-03-2012, 18h00) ***

Au voûté théâtre « Essaïon »,
Envoûtés par ses réflexions,
Au récit de ses réunions,
L’égalité, nous essayons.
Mille huit cent trente, naissance de Louise,
« Bâtarde issue du peuple » et de la mouise.

Louise Michel,
La rebelle,
N’a ni la langue dans sa poche,
Et c’est bien ça qu’on lui reproche,
Ni un « fil à la patte »
Et ça, ça les épate.

Au club de La Révolution,
Elle fait grande sensation.
Assoiffée de « science et de liberté »
Elle défend faibles et opprimés,

Refuse que la femme
Soit une friandise
Ou une « marchandise »
Qu’on maltraite et affame.

En soutenant La Commune
Par des actions peu communes,
Elle se fait un vrai nom,
Criant : « Je ne suis qu’un NON ».

La Nouvelle Calédonie,
Ce n’est pas une colonie
De vacances,
Où l’on danse,
Mais un lieu où, au terme d’un séjour,
On parvient vite « au terme de ses jours ».

Parler d’émancipation aux Canaques,
Pourrait leur redonner courage et gnaque.
Affublés des lambeaux du drapeau rouge,
Ils chercheraient la liberté qui bouge.

Louise a connu la prison
Pour de sociales raisons,
« Artiste révolutionnaire »,
C’est bien pour cela qu’on l’enferre.

La militante est blessée,
Des balles l’ont transpercée,
Mais elle poursuit sa lutte,
Tentant d’atteindre son but.

Par-delà sa solitude,
Son combat fut long et rude.
D’avoir été, Louise Michel
Nous a rendu la vie … belle !

Cet été, à Avignon,
Elle y sera pour de bon
Et c’est sa « détresse infinie »
Que ses écrits ont réunie.

« Je ne suis pas ce qu’on murmure
« Aux enfants de la bourgeoisie,
« Je ne suis pas morceaux choisis,
 » ni théorie.
« Je n’ai pas de fil à la patte,
« Je ne suis pas rouge écarlate,
« Je ne suis qu’un cri,
« De ces cris-là qu’on interdit,
« Un cri de défense,
« Un cri qu’on pousse à la folie ».

Béatrice Chaland /b.c.lerideaurouge
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« Le Déclic du destin », de Larry Tremblay. Par « Bafduska Théâtre ». (18-09-2006)++

Centre Culturel Canadien,
Un endroit où l’on est si bien !
C. C. C.
C’est, c’est, c’est …
Se presser
D’y aller,
Sans cesser
D’y penser.

C’est une délicieuse gourmandise
que nous propose Sylvain Savard
avec « Le Déclic du destin ». Et c’est
avec une faim de loup que nous
dévorons, à pleine(e) dent(s), sa
douceur chocolatée qui déclenche
en nous un éclair de lucidité. Dans
ce conte fantastique, Léo est à la
poursuite de son corps morcelé
et de son Moi profond. Tour à tour
drôle, tendre, sensible, enjoué,
Sylvain Savard se plie en quatre
pour notre plus grande joie. Sa vie
se brise en mille morceaux que nous
recevons en pleine figure et, lui et
nous, ne faisons plus qu’un dans la
réflexion que suscite le beau texte de
Larry Tremblay, dans une mise en scène
inventive et originale de Benoit Gautier.
A croquer sans modération.

Sylvain Savard ? Je l’ai découvert au
théâtre du « Guichet Montparnasse »
dans « Tu m’aimes-tu ? ». Scènes de couple
au Québec, mises en scène par le même
Benoit Gautier. J’ai été fascinée par son
jeu intelligent tout en finesse et par celui
de sa partenaire. Le couple, un duo
implacable, fonctionnait à merveille
et, cerise sur le gâteau, ajoutait une
note de fraîcheur.

Puis, l’accent envolé vers son lointain
Québec, Sylvain Savard nous fit rêver
dans « Peau d’âme », une création originale
écrite pour lui et mise en scène par le
fidèle compagnon artistique Benoit Gautier.
Le cœur empli d’émotion, son jeu sobre
et convaincant me permit alors de découvrir
une nouvelle facette de son talent.

« Bien Assis au Fond D’Un Sofa Keski Arrive ? »
Simplement que la Compagnie « BAFDUSKA » vive !

Béatrice Chaland /b.c.lerideaurouge
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Publié par le 18 septembre 2006 dans 2 Souvenirs de théâtre