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«Tu es vraiment si pressé ?» Texte, Interprétation Chantal Péninon, Denis Tison. Assistante Claudine Guittet. Par la «Compagnie Vue sur Scène». (Captation vidéo vue le 29-09-2021, 19h00)★★

29 Sep

«Tu es vraiment si pressé ?» Un clin d’œil qui brasse
Tout ce qui à sa portée se cache et s’entasse.           
Joli titre pour exprimer le temps qui passe        
Dans un duo qui en est à boire la tasse,         
La levant de concert quand le temps les dépasse       
Et se colle sur l’affiche qui, rien, n’efface.         

«Ell’ vendait des p’tits gâteaux»           
«Qu’ell’ pliait bien comme il faut» …       
Refrain tombant sur le dos       
Du malheureux, en écho         
De quelques acerbes mots.           

Dans des chansons qui transpirent         
L’amour quand le «cœur soupire»,            
La tenancière est bien pire         
Qu’agent mué en vampire.         

Des échanges de propos entre une logeuse        
Et son pensionnaire qu’elle épie, tracasseuse.            
En désirant et redoutant sa solitude,     
Sa curiosité infiltre les habitudes         
Du nouveau voisin obligé aux confidences      
Pour qu’elle l’héberge et calme son impatience.              

Des révélations de la plus vieille importance         
Vont surgir de chacun d’eux, brisant le silence.      
Un'(e) fraternité se crée dans leurs souvenirs        
En simplicité émotionnelle à remplir         
Le vide et l’absence familiale et sociale.     
René, Geneviève, apprivoisent leur bancale       
Existence. Le comportement de la femme        
S’explique alors, devenu naturel. S’enflamment         
Les déchirures d’une enfance si meurtrie                
Que la vie, lentement, recoud, sans bruit ni cris.            

Théâtre intimiste à «La Croisée des Chemins»        
Où s’entrecroisent deux vertigineux destins.             
L’abandon développe l’imagination         
Qui essaie de combler le manque d’affection.         

En salle ou en chambre, les représentations         
Surprendront vos amis, forçant leurs intuitions.         
Ils pourront jouer à suivre toutes les traces         
D’une reconstitution à rentrer en grâce.       

Le plus «insupportable» est de «ne pas savoir»          
Le pourquoi d’une insurmontable trajectoire,          
Mise en orbite engendrant le vif désespoir          
D’une perte d’identité de «soixante ans»        
D’oubli qui revient comme une rage de dents.           

«Quand on n’a pas de souvenirs»,        
«Il faut s’en inventer». Fourbir       
Sa mémoire à en enrichir          
Sa vie n’ayant rien à fournir.               

Eux, «tous les deux, vieux, tristes, cassés de partout»,

Du puzzle, rebouchent les conflictuels trous.         
Une histoire, douce-amère, qui a du goût,         
Alimentée par un vertigineux bagout.                    
       
Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge  

http://bclerideaurouge.free.fr
https://bclerideaurouge.wordpress.com                        
Copyright BCLERIDEAUROUGE – tous droits réservés

Note : 2 sur 5.
 
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Publié par le 29 septembre 2021 dans 3 Envie de théâtre

 

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