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« Marilyn, intime ». Écriture, Interprétation Claire Borotra. Mise en scène Sally Micaleff, Claire Borotra. (Avignon, 04-07-2016, 15h15) +++

04 Juil

L’actrice, somptueuse de simplicité,
A l’intelligence et l’éclatante beauté
Pour incarner avec passion, sincérité
La Marylin qui a, les plus grands, envoûté.

Dans le mythique théâtre du « Chêne Noir »,
Elle concrétise nos attentes et espoirs
Qu’elle fait revivre du fond de nos mémoires
Imprimées de son jeu emprunt d’un désespoir,
D’une élégance et d’un naïf désir de gloire.

Deuil de l’affection non reçue de sa vraie mère ;
Deuil du bébé qui n’a pas vécu dans sa chair ;
« J’ai porté la mort au lieu de donner la vie »,
Dit-elle, le regard perdu et plein d’envie.

Avec pour seuls partenaires un immense lit
Et ses souvenirs qui, peu à peu, se délient,
Claire éclaire Norma Jean de façon polie,
Naturelle, sensible, émouvante et jolie.
Entre rires et cris, sa crainte de la folie
S’exprime spontanément et nous éblouit.

Elle n’est « qu’un corps … de luxe » qui se bagarre
Contre les démons la dévorant du regard.
« Sa nudité lui a rendu sa liberté »,
Qu’elle défend à travers sa fragilité
Basée sur une double personnalité.
« Son corps, c’est le pouvoir » dont elle a hérité,
A la place de la tendresse désertée.

Elle est prisonnière des contrats de la Fox,
Une enveloppe vide qu’on bourre d’intox.
Le corps dévoré de feu et l’âme en lambeaux,
Elle n’est que souffrance et détresse en morceaux.

La comédienne, lumineuse de justesse,
Défend un personnage rempli de faiblesses.
Elle « est l’enfant violée d’un pays tout entier »
Qui l’idolâtre mais la réduit en quartiers.

Suspendue au grand manque d’amour maternel,
Cherchant auprès des hommes un côté paternel,
« Toute sa vie elle aura écrit, à sa mère,
D’un fil tendu entre deux solitudes amères,
Espérant des réponses qui ne viendront pas.
Une lente descente aux enfers, pas à pas,
Au gré d’ondulations de vêtements de soie.

« Personne ne peut comprendre ce vide en moi » …
« Porte claquant comme couvercle de cercueil »
Qui l’emprisonne en un labyrinthe d’écueils.
Elle « n’est plus que rêve insensé » et brûlures
Qui la marquent par « d’inguérissables fêlures ».

Béatrice Chaland /b.c.lerideaurouge
https://bclerideaurouge.wordpress.com
http://bclerideaurouge.free.fr
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