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« Le mot « progrès » dans la bouche de ma mère sonnait terriblement faux ». De Matéi Visniec. Par « Paradoxe(s) », Compagnie Paméla Ravassard et Henri Dalem. (Avignon, 16-07-2013, 13h30) +++

16 Juil


Comme dans toutes les guerres fratricides,
Longtemps on en ressent les relents putrides.
« Théâtre des Lucioles » une faible lumière
Scrute l’horizon, cherchant des os dans la terre.

L’action est « quelque part en ex-Yougoslavie »,
Au-delà de cette blanche ligne frontière.
Comment faire son deuil, trouver goût à la vie,
Renaître malgré les morts et la peur entière,
Quand « son âme est devenue une grosse pierre » ?

« Une mère heureuse est une mère
Qui sait où sont enterrés ses enfants. »
« Creuse jusqu’à ce que tu trouves des os
Ou que les gens se mettent à parler. »

« Elle fait comme si rien ne s’était passé »,
Dans un long silence où rien ne peut s’effacer.
« La terre plein la bouche », pour ne plus parler,
Ils ruminent leur détresse, désemparés.
« La terre s’ouvre toute seule et crache
Sans cesse des os, des bottes, etc. »

Un dialogue entre vivants et l’ombre des morts
S’engage ici dans un texte extrêmement fort.
Et seul le bruit rauque de leur respiration
Amplifiée sous le masque marque l’émotion.
« A quoi bon vouloir une tombe ?
Toute la terre est une tombe. »

Béatrice Chaland / b.c.lerideaurouge
http://bclerideaurouge.free.fr
https://bclerideaurouge.wordpress.com
Copyright BCLERIDEAUROUGE – tous droits réservés

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