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« La Tempête », de William Shakespeare. Nouvelle traduction Benoîte Bureau. Mise en scène Philippe Awat. (13-05-2013, 20h00)+++

13 Mai

Quand soudain « La Tempête » explose au T.Q.I. »,
On est happé, pétrifié, encore ahuri
Par l’étonnante mise en scène qui ravit
Nos yeux, d’ingéniosité et de féerie
Qui, sous un énorme fracas, tout engloutit.

Décor déchiqueté qui, ses marins, vomit
Du centre d’une épave qui nous éblouit.
La passerelle, telle une langue meurtrie,
Décharge les acteurs sur un îlot, sans vie
Apparente, mais truffé de drôles de fruits.

 

Le vaisseau du roi, sa destinée accomplie,
Est épargné, ainsi que tous, par la magie
Dont Prospero, « souverain déchu », s’est servi
Pour attirer dans ses filets ses ennemis,
Les faire réfléchir, au moyen de l’oubli.

 

Ariel, descendue du ciel, est un pur esprit
Manipulé par Prospero et qui survit
Pour insuffler amour ou dégoût de l’envie,
Sur ordres du maître qui partout la poursuit.
Passe en lévitation, contrainte elle obéit.

 

Condamnés à la détresse et à la folie,
Les usurpateurs du trône se voient enfouis
Dans une tristesse qui les anéantit,
Un maléfice les torture à l’infini.
« Ce que j’ai fait, je l’ai fait pour toi, ma chérie ».
« S’ils se repentent, mon destin est accompli ».

 

Alors, « j’ai obscurci le soleil de midi »,
« Les tombes se sont ouvertes », ils sont sortis.
Dès lors, « tous mes sortilèges sont abolis »,
Donc, pour Prospero, plus besoin de prophétie !

 

Caliban, mi-homme, mi-bête, se grandit,
Éblouissant, il se redresse comme un i.
Son fantastique jeu le ramène à la vie
Humaine, sous un ciel délivré de soucis.

 

Un décor époustouflant qui nous ébahit,
Sur lequel s’élancent les comédiens, ainsi
Pris au piège, se lovant dans l’acrobatie.
Paroi lisse de laquelle ils glissent aussi,
Impressionnants d’agilité. C’est réussi !

 

Du grand art, cette scénographie de génie,
Entraînant la mouvance des corps envahis
D’une gesticulation faite d’harmonie.
Le langage et la musique des corps s’allient
Et se prêtent fort bien à la sorcellerie
De cette grandiose « Tempête » qui sévit.

 

Les éléments, déchaînés dans une furie
Féroce et « sidérante », de ce feu, se rient.
Par tous leurs artifices on est enfin séduits,
Bercés par leurs mirages, de joie, on frémit !

Béatrice Chaland /b.c.lerideaurouge
http://bclerideaurouge.free.fr
https://bclerideaurouge.wordpress.com
Copyright BCLERIDEAUROUGE – tous droits réservés

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