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« La Petite aux tournesols », de Noëlle Châtelet. Adaptation et interprétation Françoise Lhopiteau-Chédor. (13-12-2012, 21h30)++++

13 Déc

Un atelier de peintre où suinte l’innocence
Des souvenirs joyeux, colorés, de l’enfance.
Les odeurs, les goûts, surgissent en abondance
De la mémoire naïve en effervescence.

Fillette « en équilibre sur les convenances »,
Qui garde intactes toutes les réminiscences
Sublimées par les belles notes de musique
Qui s’insinuent et renforcent l’effet magique.

A six ans, pénétrant « le jardin des promesses »,
On a dans le cœur une boule de tristesse,
Jetée sur une « bouée, cadeau de détresse ».
Le « naufrage à l’horizon » redevient liesse.

« On chante beaucoup au pays des tournesols »
Avec Mathilde, « La Thilde » et « Rémi » fa sol.
Chants que l’on n’entend pas, qui trottent dans la tête
Pour nous mettre le cœur à l’envers et en fête.

« Un garçon qui a une dent en moins et dans
La voix deux notes de musique en plus », cédant
A la fascination pure de la jeunesse
Pour « s’en pourlécher la mémoire » avec adresse.

Une histoire rafraîchissante et poétique
Où « L’émotion des tournesols » plutôt sympathique
Évoque avec bonheur et sensibilité
Le monde des petits dans toute sa beauté.

Langage subtil et finement travaillé
Où chaque expression est toujours bien envoyée.
A juste titre, chaque mot bien employé
Fait mouche et touche. Il n’y a rien à rayer.

La fillette, merveilleusement incarnée
Par une actrice qui pour ce beau rôle est née,
Resplendit, éclairée de spontanéité.
Tous les personnages sont bien interprétés.

Par une gestuelle fantasmagorique
Qui rend le récit totalement féerique,
La comédienne subjugue tout le public,
Dans un décor vaporeux mais non excentrique,
Bien que tout semble palpable et très électrique.

« Soulevés de terre par la force des regards »,
Les enfants se gorgent de soleil et d’espoir.
C’est un tendre spectacle à voir absolument
Pour retrouver en soi un peu d’émerveillement.

Mise en scène simple et radieuse de Mc Lean.
Du coup de crayon taillé, pointue est la mine
Qui dans la cave de « L’Essaïon » redessine
Un écrit conté et compté que l’on devine
Et qu’aux adultes et aux plus jeunes l’on destine.

Béatrice Chaland /b.c.lerideaurouge
http://bclerideaurouge.free.fr
https://bclerideaurouge.wordpress.com
Copyright BCLERIDEAUROUGE – tous droits réservés

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Publié par le 13 décembre 2012 dans 3 Envie de théâtre

 

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