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«Olga ma vache» , de Roland Dubillard, sur une musique d’Erik Satie (13-09-2011)

13 Sep

Ce soir, au « Lucernaire »,
Broutons dans le désert
Des herbes en dessert.
En ce beau « Paradis »,
Violon d’Erik Satie.
Violent et bien senti,
Amour démissionnaire,
Passion des missionnaires.

Sous le charme d’Olga,
Il en reste gaga.
Cette vache troublante
Est pour lui enivrante.

L’acteur Patrick Coulais,
Lui, boit du petit lait
Et c’est, tout innocent,
Qu’il versera son sang.

Doigté de Jean Leber
Qui le violon libère,
Tout au long exaspère
Sa sublime colère.

Ce Roland Dubillard,
C’est vraiment du billard.
Même dans le blizzard,
Il dégaine dare-dare.
Il nous la joue sans fard,
On rit, sans crier gare.

La vache à l’œil blafard,
Plus nue qu’un nénuphar,
Quand le jour se fait tard,
Prend un détour fêtard,
S’amuse sans retard.

Yeux brillant de tous phares,
De complices regards,
Sous de grands airs hagards.
L’amour, c’est tout un art,
Histoire à faire du lard.

Plus souple qu’un guépard,
Les cornes en pétard,
Tristesse de cafard.
Qu’il « arrête son char »,
Cet humain de têtard !

C’est un amour bâtard,
Même loin d’un clébard,
Amour vache en placard
Sans fond de steak tartare,
Très tendre ou bien barbare.

Béatrice Chaland / BC. Le Rideau Rouge
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Publié par le 13 septembre 2011 dans 3 Envie de théâtre

 

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